Document - Editoriaux - Religion - 10 août 2015

Les socialistes autorisent les rodéos dans les cités

C’est officiel, et tant pis si tapage nocturne et mort il y a, M. le président de la République socialiste de France a autorisé les « jeunes » de nos banlieues à se défouler, le soir – que dis-je, la nuit – dans leur cité, dans des rodéos à deux roues, ou à quatre, sans être pour autant inquiétés.



C’est M. Jean-Paul Pecquet , directeur territorial de la sécurité des Hauts-de-Seine (92) qui vient de le déclarer au micro de France Bleu, début août. Il a lancé un appel solennel aux policiers et gendarmes, en principe chargés du respect de la loi : “Nous appelons nos policiers à ne pas créer un incident dont le trouble pourrait être supérieur au trouble initial.” C’est clair, mais pas précis puisqu’il faisait allusion à ces fameux rodéos qui empoisonnent la vie des braves gens (il y en a encore dans ces territoires occupés) et les empêchent de se reposer.

Donc, à nous, journalistes, de transposer ces paroles publiques en réalité : “Braves jeunes qui n’avez rien d’autre à faire, tournez, tournez manège avec vos pétrolettes, tels les cow-boys dans les arènes de leur ranch. Vous ne risquez plus rien. Nos agents au pire noteront vos noms sur une feuille volante en vous sermonnant à ne plus recommencer. Et puis, mes chers enfants, pendant que vous y êtes, empruntez une automobile le temps d’un rodéo, même et surtout si vous êtes mineur ou majeur sans permis de conduire. Il ne vous arrivera pas grand-chose. À peine une petite amende de 500 euros. Vous voyez comme l’État français est compréhensif. Pour les habitants normaux de ce pays toujours appelé la France, ce document rose leur coûte au bas mot 1.500 euros. Alors, vous voyez comme nous sommes sympas. Venez, accourez. La police n’est pas là pour vous.”

Bon, c’est du Courteline de bas étage, j’en conviens, mais ce laxisme d’État, encouragé au plus haut niveau des responsabilités régaliennes, est en train de pourrir la vie des Français. Écoutez Taissa Kitousse, une habitante de Bagneux, sur les ondes de France Bleu : “Nos nuits tournent au cauchemar avec les rodéos de moto. La police ne répond même pas à nos appels. On se sent abandonnés, seuls et impuissants.”

L’impunité, là encore, frappe fort. Les policiers se plaignent que ces voyous les narguent puisqu’ils savent que la case arrestation n’est pas prévue. Mais ils sont impuissants puisque l’État a peur des répercussions que la moindre contrainte policière risque d’entraîner dans ces quartiers qui ne font plus partie de la France. Peur des dégâts collatéraux !

Voilà ce qu’est devenu notre pays. Un pays de bonne conscience où le criminel a plus de droits que l’honnête citoyen..

Il serait temps que nos futurs élus remettent de l’ordre afin que la loi, et rien que la loi, soit appliquée dans tous les domaines, et pour tous, selon l’article 2 de notre Constitution, quelle que soit sa race, sa religion, ses idées, son origine.

Il va y avoir du travail sur les bancs de l’Assemblée nationale et dans les ministères.

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