Il existe au moins trois façons pour les du système de traiter un événement qui leur déplaît : soit ils l’ignorent, ce qui est le plus efficace (mais on ne peut pas constamment parler de… rien : les soldes, « Zizou », la pluie et le beau temps), soit ils le dénigrent (ce qui, à l’origine, veut dire « noircir »), en discréditent la source : « l’information est issue d’un site d’extrême droite ».

Troisième solution, qui nous intéresse aujourd’hui : ils montent en épingle tout ce qui peut contourner l’information, faire diversion pour faire illusion. Il y avait les « marches blanches », les « cellules d’aide psychologique » et les radio-trottoirs « spontanés ». « Un quartier tranquille où il ne s’est jamais rien passé », en fait une affreuse banlieue, zone de non-droit où les pompiers se font caillasser. « Un garçon gentil qui disait bonjour à tout le monde », en fait un djihadiste coupeur de têtes, déjà condamné 28 fois par le passé, mais toujours en jusqu’au drame ultime.

Il y a maintenant, en plus, les commémorations (spécialités de nos gouvernants) qui sont une bonne occasion pour remonter dans les sondages, il y a les slogans (Je suis Charlie, Même pas peur, Plus jamais ça), et puis il y a l’identification à la victime du jour. Nous sommes ici en plein dans le sensationnel, l’apparence, un phénomène de mode qui se démode… mais demain sera une autre occasion de passer devant les caméras.

Des femmes ont été agressées, violées dans une dizaine de villes européennes ; quelle réponse apporter à ce drame horrible ? Exiger des gouvernements qu’ils punissent sévèrement les coupables ? Organiser des milices pour protéger filles et épouses ? Militer pour la fermeture des frontières et le renvoi des immigrés ? Non : se travestir en femmes pour marquer la solidarité des « hommes » avec le féminin. C’est la « bonne idée » de certains Hollandais qui manifesteront en mini-jupe, la mini-jupe devenant un signe religieux distinctif des Européennes non musulmanes. Le maire de Cologne, Henriette Recker, elle, préconisait de se tenir à distance d’un bras des agresseurs !

Un juif religieux qui porte kippa est agressé à la machette en pleine rue à Marseille. Ira-t-on réclamer le rétablissement de la pour tous les islamistes qui agressent, mutilent, violent, décapitent ? Non, soit on conseille aux juifs de ne pas montrer de signe distinctif, soit on fait comme le député Goasguen qui se coiffe d’une kippa pour exprimer sa solidarité et incite tous les Français à faire comme lui (comme ça, ce ne sera pas une mais plusieurs victimes potentielles).

Mesure-t-on à quel degré de lâcheté sont tombés les peuples européens ? Mesure-t-on la puissance des et de la justice qui les ont méthodiquement émasculés ? Et celle des dirigeants qui leur ont fait accepter l’inacceptable, c’est-à-dire le reniement de leur identité culturelle sur leur propre sol ?

16 janvier 2016

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