Editoriaux - Industrie - Politique - Radio - Table - 9 septembre 2016

Sexisme : pourquoi on les aime bien aussi, nos femmes…

Certes, à chaque jour suffit sa peine, mais ce 8 septembre est celui – celle ? – de la lutte contre le sexisme. Hier, Gabrielle Cluzel – qui écrit mieux que bien, pour une fille – a brillamment résumé la chose. Pas facile de passer derrière, surtout lorsqu’on sait que le pauvre homme que je suis n’a, depuis longtemps, que ce choix aussi cornélien que voltairien : se faire houspiller par la donzelle en question ou voir ses bretelles remontées par une autre chipie – de l’espèce charmante, nonobstant –, Emmanuelle Duverger, pour cause de papiers trop longs ou remis trop tard. Ce que c’est, que de nous autres, pauvres garçons…

C’est d’ailleurs rigolo, pour qui fréquente ce milieu depuis plus de trente ans – milieu prétendu plus ou moins nationaliste et peu ou prou donné pour machiste -, de constater à quel point on n’a jamais pu faire un pas sans courber l’échine devant une nénette. En littérature et journalisme ? Élisabeth Lévy et Geneviève Dormann, Chantal Delsol et Eugénie Bastié, Solange Bied-Charreton et Charlotte d’Ornellas. Bref, que des dragons en jupons – dragons en jupons roses, il va de soi -, mais dragons tout de même.

Dans le registre politique, c’est pire encore. Entre Marine et Marion, comment un homme digne de ce nom peut-il encore se faire de la place ? Ne parlons même pas d’autres blondes… Dans le désordre, citons : Marie-Christine Arnautu, Myriam Baeckeroot, Marie-France Stirbois, Yann Maréchal et autres Martine Lehideux. Et je ne vous parle même pas de madame Gauthier…

Au fait, cette fameuse journée… On constatera une fois de plus que l’actuel pouvoir, incapable de régler les véritables problèmes politiques et sociaux, se rabat sur le domaine sociétal. C’était déjà vrai du temps de François Mitterrand, préférant abolir la peine de mort que le chômage, autoriser la liberté d’émettre à des radios libres aujourd’hui de moins en moins libres que de veiller à sauvegarder le complexe militaro-industriel, legs du gaullo-pompidolisme. Dans un semblable registre, Jacques Chirac a aboli le service militaire tandis que François Hollande se targue d’avoir promulgué la loi sur le mariage pour tous.

Aujourd’hui, ce happening est la suite assez logique de l’apprentissage forcé de la théorie du genre à des élèves sachant à peine écrire, lire et compter, ce qui, en bon français, peut également s’appeler gérer l’impuissance. En attendant, cet article remis, espérant ne pas me faire massacrer les doigts à coups de règle en fer par mes deux harpies préférées, je m’en vais vérifier que la madame Gauthier plus haut évoquée aura bien servi le chablis à température. C’est ça ou, en proie au stress, je cours au magasin de bricolage le plus proche, avec les possibles et funestes conséquences que l’on imagine.

Car oui, nous aussi, les hommes, sommes décidément bien à plaindre. Ce qui n’empêche que nos gonzesses, on les adore, on les chérit, on les aime, on les chouchoute, on les bichonne, on les “piédestalise”. Et pas qu’un jour par an.

En attendant, il arrive, ce putain de chablis ?

À lire aussi

En pleine grève et de sa « voiture de fonction », Sibeth Ndiaye soutient les usagers des transports en commun !

Nous sommes bien heureux d’apprendre que, de sa voiture de fonction, cette grande dame pui…