La somnolence médiatique consubstantielle à la Hollandie, et plus spécifiquement ces temps-ci cet enfumage sur la « déchéance de nationalité » se prolongeant un peu trop, je me décide à passer d’avantage de temps à écouter de la musique. Jeudi soir dernier, je me connecte sur la chaine Mezzo Live, qui retransmet une symphonie de Haydn jouée dans le splendide palais Esterházy à Eisenstadt.

Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’un jeune violoniste de l’orchestre portait la kippa !

J’ai beau me remémorer tous les grands musiciens que le peuple juif nous a donnés avec abondance – Arthur Rubinstein, Yehudi Menuhin, Itzhac Perlman et tant d’autres -, jamais aucun n’a porté la kippa lors d’un concert.

Le vêtement sobre arboré traditionnellement par les musiciens et choristes – costume noir pour les hommes, robe noire pour les femmes -, a pour but principalement de faire disparaître l’interprète derrière la musique pour que l’auditeur se concentre sur la seule écoute et que son attention ne soit pas dispersée, offrant par là même un spectacle sobre et harmonieux. Élégance et neutralité dans la présentation, seul le talent du musicien doit le distinguer.

Quelle mouche a piqué ce violoniste d’arborer ce signe distinctif religieux qui le singularise par rapport à ses collègue, et comment se fait-il que le chef d’orchestre ne lui ait pas dit de laisser son chapeau au vestiaire ? À quand une choriste ou une musicienne voilée ?

Cette évolution, que j’espère marginale, est tout de même bien synchronisée avec ce nouveau phénomène d’affichage de signes extérieurs religieux. Sans même évoquer le lancinant problème des femmes musulmanes voilées et des « barbus », il est nouveau que les israélites de masculin portent la kippa le vendredi dans les rues des villes comme je le constate maintenant souvent. Il me semble aussi que plus de discrétion – ou moins d’ostentation – ne nuirait pas à l’harmonie de notre société.

Et que les concertistes restent dans leur présentation éternellement neutre pour qu’aucune fausse note ne vienne nuire à l’harmonie musicale.

Alléluia !

17 janvier 2016

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.