M. Hollande en est intiment persuadé : il sera, lui, contrairement à M Sarkozy, réélu en 2017.
Pourquoi cet optimisme qui peut surprendre alors que seuls 21 % des Français ont une bonne opinion de lui ?

D’abord, paradoxalement, les élections départementales, toutes désastreuses pour son camp qu’elles aient été, servent son dessein : les écologistes, au vu de leurs résultats calamiteux, ne seront plus tentés de présenter un candidat autonome, et s’ils le font, le 1 % que recueillera leur champion ne gênera pas les socialistes. Les communistes qui ont encore perdu des fiefs se rapprochent du pouvoir et s’éloignent du flamboyant M. Mélenchon. Celui-ci, privé de troupes, ne recueillera peut-être pas les 500 signatures nécessaires à sa candidature, et s’il les recueille, son score sera sans doute bien plus faible qu’en 2012, faute de relais et d’argent pour sa campagne.

Plus personne au PS ne parle de choisir un autre candidat que M. Hollande. Mme Aubry s’étant ralliée, le congrès du parti à la rose sera un plébiscite pour la ligne officielle de M. Cambadélis. Les frondeurs sont rentrés dans le rang malgré quelques sursauts verbaux pour faire croire qu’ils existent encore. Non, les élections départementales ont été du pain bénit pour M. Hollande : il a terrassé sans efforts ses adversaires à gauche.

Reste la droite ! Les ennuis judiciaires de M. Sarkozy vont s’estomper jusqu’à l’automne 2016. Mais quiconque y verra la patte du pouvoir sera taxé de calomniateur ! M. Sarkozy est le candidat préféré de M. Hollande car il sert de repoussoir aux Français et est populaire chez les militants de l’UMP. Une fois l’ex de l’Élysée adoubé lors de la primaire et M. Juppé, le seul capable de faire de l’ombre à notre Président, définitivement écarté, les affaires sortiront du placard et tomberont comme à Gravelotte ! Elles seront suffisamment graves pour détourner en masse les électeurs de M. Sarkozy mais pas assez pour que l’UMP se choisisse en catastrophe un autre candidat. Cerise sur le gâteau : M. Bayrou, qui ne supporte pas son « ami » Nicolas, se portera candidat. Ses 8 à 10 % empêcheront M. Sarkozy d’accéder au deuxième tour.

Il ne restera juste qu’à éliminer Mme Le Pen ! Cela ne devrait pas présenter de difficultés ! Il suffira d’effrayer les électeurs de l’UMP afin qu’ils se rangent sous la bannière du front républicain. La justice, qui a déjà commencé son travail de sape, exhumera quelques affaires qu’on qualifiera, avec la mine sévère des censeurs puritains, d’immenses scandales. On jouera sur les emprunts russes afin que le Front national apparaisse comme le parti de l’étranger. On répétera dans les médias des propos sortis de leur contexte pour illustrer la fibre raciste supposée de Mme Le Pen. L’Europe, appelée à la rescousse, menacera de mettre la France au ban des nations civilisées si elle ose élire une « fasciste ». On affolera les retraités avec l’euro. Et on trouvera sans doute encore autre chose !

Non, le favori pour 2017 a un nom : .

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19 avril 2015

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