Discours - Editoriaux - International - 31 mai 2015

Une coalition multinationale pour détruire Daech

Selon le sondage de BVA, publié le samedi 23 mai et commandé par Orange et i>télé, 55 % des Français sont favorables à une intervention militaire sur le terrain en Syrie.

Et c’est parmi les partisans du PS (66 %) et d’Europe Écologie Les Verts (65 %) que l’on trouve les plus chauds partisans de cette intervention. Ce qui n’est pas étonnant, ils sont devenus des “va-t-en guerre” convaincus, tant il est vrai que le président de la République François Hollande est bien mieux considéré et crédible par les Français comme chef de guerre que comme chef d’État et de gouvernement.

Il n’est pas question une seule seconde que des soldats français partent seuls se faire tuer pour s’opposer à l’État islamique.

Et pourquoi pas également en et en Libye ?

Bien sûr qu’il est impératif d’éradiquer, d’éliminer totalement l’État islamique, Al-Qaïda et Compagnie, que ce soit en Syrie, en Irak, en Libye ou ailleurs, mais il est non moins impératif que ce soit une force armée internationale qui s’y emploie, composée d’Européens, d’Américains, de Russes, de Britanniques, de Canadiens, d’Australiens et d’autres encore. Cela s’appelle une coalition multinationale.

Il ne faut pas que cette intervention armée sur le terrain s’éternise, s’englue, durant des mois, comme c’est le cas encore en Afghanistan. Tous les moyens nécessaires doivent donc être employés pour que cette opération dure le moins longtemps possible. Ces moyens techniques, militaires, humains existent.

Mais, il ne faut surtout pas qu’au Moyen-Orient se déroule le même processus qu’en Afrique.

Au Mali, en Centrafrique, et cela s’élargira, seule la France se bat sur le terrain dans un combat dont chaque jour qui passe ne voit pas la fin (et on ne la verra pas de sitôt car elle n’existe pas).

Les forces de l’État islamique ont un potentiel bien supérieur aux groupes islamiques subsahariens, en armement, en hommes et en objectif.

L’armée française sous-équipée et diminuée physiquement ne sera pas en mesure de sortir indemme de ce conflit. Nos pertes seraient très lourdes !

Nos Rafale poursuivront leurs frappes et le Charles-de-Gaulle sera toujours présent, assurant ainsi notre soutien à cette coalition multinationale.

Il est impératif que les nations se persuadent que notre ennemi principal n’est pas Bachar el-Assad mais l’État islamique.

Dans un récent discours, le président turc Erdoğan a clairement exprimé son soutien afin que l’État islamique étende son califat jusqu’en Occident, y compris en Espagne et – pourquoi pas ? – en France. Et de rayer Israël de la carte du monde.

C’est l’État islamique qui nous menace et non pas les “dictateurs” que nous avons aidés à chasser et qui en étaient les remparts.

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