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Stéphane Buffetaut
Chroniqueur à BV, élu de Vendée, ancien député européen
Force est de constater qu’avec le temps, la Ve république semble plutôt cumuler les inconvénients de la monarchie et de la république plutôt que d’en conjuguer les avantages !
Le Président avait déjà sorti de son chapeau la « Convention citoyenne pour le climat » composée de 150 personnes tirées au sort.
Des relations apaisées ne peuvent se concevoir si l’une des parties entretient la haine de l’autre.
On nous invente aujourd’hui le climato-coupable ennemi de la planète, voué aux vitupérations de Greta Thunberg et désigné à la détestation de jeunes gens manipulés.
Ne pas vouloir qualifier l’obscurantisme musulman est une lâcheté de plus qui ne peut qu’encourager les fanatiques islamistes.
Aujourd’hui, cette enclave islamique, reste un lieu d’instabilité et de troubles. Les minorités serbes et tziganes, chrétiennes, y sont perpétuellement menacées.
Transformer Frontex en agence d’assistance aux migrants ou, mieux, la détruire, c’est, du même coup, détruire le mythe de « souveraineté européenne » cher à Macron.
Monsieur Dupond-Moretti peut bien vitupérer à l’Assemblée nationale, la question de l’immigration et de la non-assimilation de certaines populations est le grand échec de la Ve République.
Lors de son entretien du 14 Juillet, le président de la République a évoqué la question de la réforme des retraites. Or a été éludée et est toujours éludée la question de la démographie.
C’est une sorte de gouvernement par défaut que M. Macron a nommé. À défaut de mieux. À défaut, surtout, de l’adhésion des Français.
Le vrai scandale réside dans cette gauche qui devrait être honteuse et prétend donner des leçons de morale politique, et dans l’attitude de ce centre droit dont la lâcheté munichoise ne semble pas avoir de limites.
Que conclure, donc, de cette présidence française macroniste ? Un non-événement.
Détachée des réalités nationales, elle joue avec le feu dans un jeu géopolitique qu’elle ne peut maîtriser puisqu’elle n’a ni armée, ni diplomatie réelle, ni même profondeur historique.
À l’évidence, nous sommes aujourd’hui en face d’une entreprise idéologique de grande ampleur contre les libertés démocratiques des peuples.
Élisabeth II incarne le devoir dans un monde où l’on veut nous faire croire que seuls importent le choix individuel immédiat, le caprice du consommateur, le confort de l’égoïsme.
La France n’est que le marchepied des ambitions européennes de Macron. Les cinq ans à venir seront ceux d’un combat incessant contre sa volonté de défaire la France, tant sur le plan de la civilisation que sur celui de la souveraineté.
Ainsi « le peuple souverain » n’est-il plus souverain de rien, sauf d’une illusion de souveraineté, tandis que la réalité du pouvoir se situe au sein des réseaux d’une sorte de caste mondialisée, mercantile et technicienne, qui rêve de gouvernement mondial.
La France n’est pas la préoccupation du Président réélu. Ce qu’il aime, c’est le pouvoir.
Le directeur général de Frontex, Fabrice Leggeri, a été poussé à la démission après des mois de harcèlement d’ONG favorables à l’ouverture de l’Europe aux flux migratoires.
Il est impératif de priver Macron d’une majorité de « godillots » telle que dans la précédente législature.
La France fait preuve d’une étrange soumission à la machinerie bruxelloise.
Trois millions de franchissements clandestins des frontières des membres de l’Union européenne ont été détectés en sept ans.
Bien évidemment seuls des esprits malintentionnés pourraient y déceler une tentative de récupération de l’électorat catholique !
Cette Union n’hésite plus à bafouer les choix démocratiques au nom d’un prétendu État de droit qui n’est qu’une machine de guerre contre les peuples insoumis.
Ne nous y trompons pas : dans quelques jours, c’est du futur de la France qu'il s’agira.
La venue éclair de Joe Biden à Bruxelles est surtout le symbole de l’alignement européen sur la politique américaine, que souligne de façon éclatante la présence du président américain au Conseil européen.
Une vision pour la France ne consiste pas en une accumulation de propositions techniques.

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