Danièle Obono veut faire reconnaître le « traumatisme lié au racisme »

Parallèlement, impossible pour la gauche de reconnaître le racisme anti-blanc et les violences subies par les victimes.
obono

À Pau, la Justice a condamné, ce 5 mai, à dix-neuf ans d’emprisonnement l’homme reconnu coupable de la mort d’Éric Courdy. En juillet 2024, ce père de famille avait été mortellement frappé de deux coups de poing par un multirécidiviste ultra-violent, après avoir été faussement accusé de propos racistes lors des férias bayonnaises.

Une agression gratuite

Si, dans cette affaire, la notion du racisme anti-Blanc n’a pas été soulevée, il est clairement apparu à l’avocat général que l’agresseur, un ancien boxeur guadeloupéen de 42 ans, s’était appuyé sur de prétendues insultes racistes – accusations sur lesquelles il est revenu au cours du procès – pour déchaîner sa violence contre ce festayre qui lui intimait l’ordre de mieux s’adresser au chauffeur du bus.

Dès lors, quand certains affirment que « le racisme tue », parlent-ils de ces cas où ceux qui en sont faussement accusés meurent sous les coups ? Est-il également question du racisme anti-Blanc qui a coûté la vie au jeune Thomas Perotto, en octobre 2023 ?

La question mérite d’être posée, au moment même où progresse, dans les rangs parlementaires, une nouvelle revendication : celle de la « reconnaissance du traumatisme conséquent au vécu raciste ». À l’Assemblée nationale, cette proposition est portée par la députée insoumise Danièle Obono qui a déposé, en février dernier, une proposition de résolution en ce sens.

Si le texte ne vaut pas proposition de loi, contrairement à ce qu’a laissé entendre, le 4 mai, son confrère Antoine Léaument en saluant l’initiative, l’élue, qui a fait de la cause racialiste son principal cheval de bataille, entend bien « faire exister le débat politiquement ».

Des troubles difficilement définissables

Un débat qui vise à faire reconnaître, sur le plan politique donc, mais aussi juridique et médical, le préjudice psychique du racisme sur ses victimes. Selon les travaux relayés par l’élue, ce phénomène prendrait des formes multiples comme « le choc, la confusion, la méfiance, le stress, l’insomnie, la dépression, la consommation de produits pour oublier, les troubles digestifs, les troubles cardio-vasculaires, le désintérêt pour sa santé physique, voire les idées ou gestes suicidaires ».

Autant de troubles toutefois difficiles à définir « médicalement et juridiquement », concède Mediapart, qui assistait au colloque de février organisé par l’Institut d’études et d’actions citoyennes (IEAC), où le sujet était au cœur des échanges. Mais qu’importe, les affirmations autour de ce fameux « traumatisme psychique », de la « charge raciale », des « discriminations », « micro-agressions », « stéréotypes » ou encore des « inégalités structurelles » se multiplient, jusqu’à soutenir que le racisme « rend malade et, parfois, tue ».

Et la violence que subissent les Français ?

Mais quid du racisme anti-Blanc, que les promoteurs de cette reconnaissance s'évertuent obstinément à nier, alors même qu’au moins un Français sur cinq y a déjà été confronté une fois dans sa vie ?

Quid des répercussions psychologiques sur ces victimes-là et sur toutes celles qui subissent de plein fouet l'insécurité grandissante du pays ? Ces députés se sont-ils déjà rendus une fois dans les tribunaux pour voir la détresse de ces Français et de ces Françaises frappés, blessés, volés, violés, humiliés, tués ? Ces derniers en auraient, des choses à dire, sur les répercussions psychologiques, après ces agressions qu'une partie de nos élus s'applique à passer sous silence.

De toutes ces victimes dont nous avons recueilli les témoignages au fil de nos articles, combien nous confient leur détresse, des semaines, des mois, voire des années après les faits ? Et de celles-ci, la France insoumise entend-elle porter la voix à l'Assemblée nationale ?

Vos commentaires

78 commentaires

  1. Décidément, ces gens n’ont aucune dignité ! La France n’a jamais forcé cette femme, elle et sa famille, à vivre chez les gaulois mais si c’est un réel traumatisme, le remède le plus naturel pour faire son bonheur et le notre en même temps, c’est qu’elle retourne vivre dans son pays. Connait-elle ce dicton : « les plus gênés n’ont qu’à partir ». Bref ! personne ne peut nier que ces gens ne passent pas inaperçus dans notre pays alors qu’ils ont une vie confortable, à l’abri du besoin et des soucis mais ça ne leur suffit pas, il leur faut toujours plus !

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