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Olivier Damien
Conseiller régional RN de Bourgogne-Franche-Comté, Commissaire divisionnaire honoraire
C’est aujourd’hui la chef du service politique internationale de France 24, Roselyne Febvre, qui profite de la protection d’une unité entière de CRS, suite aux menaces dont elle a fait l’objet pour ses propos délirants sur les gilets jaunes.
Comment en est-on arrivé, dans notre pays, à un tel degré d’irresponsabilité ?
Ce nouvel incident remet donc au cœur de la question sécuritaire, dans notre pays, la problématique de la « reconquête » de ces quartiers perdus de la République.
Pourtant, que Castaner se rassure : certains d’entre eux fonctionnent encore très bien. Notamment celui qui a pris la secrétaire d’État à l’Écologie à 150 km/h au lieu de 110 sur une autoroute !
L’opérationnel doit prendre le pas sur la gestion et être confié à de vrais professionnels de la sécurité intérieure.
Pourquoi, dans un cas, livrer à la vindicte populaire un homme, certes coupable, mais père de famille et parfaitement intégré, et, dans l’autre, vouloir protéger un individu dont la radicalisation semblait en bonne voie ?
Toute personnalité politique, dont l’aveuglement et le manque d’anticipation poussent ses compatriotes dans la rue, doit savoir qu’il ouvre une boîte de Pandore dont il ne maîtrise aucun des effets.
La judiciarisation de ces retours programmés ne résoudra rien sur le fond et fera planer sur la France, pour longtemps encore, une menace inacceptable.
Pour faire bonne mesure et assurer le coup, Macron est donc parti en campagne. Il a lancé un grand débat à sa seule gloire et sillonne désormais la France à la pêche aux voix.
La police de sécurité du quotidien - comme si la police était une mission autre que quotidienne -, n’a, en vérité, jamais été autre chose qu’un vaste plan de communication destiné à donner de la visibilité à une politique sécuritaire anémique.
Ce policier a modestement déclaré n’avoir fait que son devoir et regretter simplement de n’avoir pu sauver plus de personnes.
Emmanuel Macron s’est déjà engagé dans une campagne électorale nationale et, au mépris de toutes les règles d’équité entre les partis politiques, il use de son mandat pour convaincre un électorat qui lui sera fort utile en mai.
Le juge administratif n’a clairement pas voulu priver les forces de l’ordre d’un moyen de défense dont l’interdiction pouvait ouvrir la voie à des conséquences plus graves encore.
N’en déplaise à Castaner, ces individus aux mains couvertes de sang sont des terroristes avant d’être des Français. Et ils doivent être considérés et traités comme tels.
C’est ce mardi qu’à l’Assemblée nationale était discutée la loi « anti-casseur » concoctée par Christophe Castaner.
Tous les ingrédients idéologiques et stratégiques sont maintenant réunis pour que notre pays sombre dans le chaos.
Peut-on imaginer, comme cela a été vu, la réaction de policiers ou de gendarmes livrés à la vindicte populaire sans autres moyens de se défendre que leurs armes de service ?
En sauvant au moins une vingtaine de personnes par leur sacrifice, Nathanaël Josselin et Simon Cartannaz nous ont rappelé le sens du mot humanité…
La différence de traitement entre ces deux citoyens français ne peut, bien évidemment, que choquer et surprendre…
Policier, on l’est quel que soit le pouvoir en place. Ceux d’aujourd’hui ne sont pas plus macronistes que ceux d’hier étaient sarkozistes ou hollandistes.
Ces mesures ne sont pas sans rappeler avec acuité la loi anti-casseurs votée en juin 1970 puis abrogée en 1982 par le premier gouvernement de François Mitterrand.
Cette initiative, qui intervient dans l’attente d’une action plus globale et conjointe avec la Grande-Bretagne, risque pourtant d’être un nouveau « coup d’épée dans l’eau ».
Une opération de maintien de l’ordre est potentiellement un moment particulièrement dangereux dès lors que l’usage de la force, caractérisé par les sommations de l’autorité civile, est annoncé.
Ces personnels, dévoués mais méconnus du grand public, seront donc fixés sur leur avenir début janvier.
En réalité, toute cette cacophonie ne connaît qu’une origine. L’incompétence.
Les images reprenant l’agression par des manifestants de trois policiers motocyclistes de la préfecture de police de Paris font le tour des réseaux sociaux...
Il appartient donc maintenant aux politiques de se saisir de ce dossier dans les plus brefs délais afin de trouver et de mettre en œuvre les mesures à même d'assurer la sécurité des Français.
Il ne faudrait pas que ces augmentations de salaire deviennent un solde de tous comptes, laissant l'essentiel de côté.

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