Migrants : les bien-pensants généreux avec l’argent des autres…

« Aider, loger, soigner », clame-t-on à gauche ; « nourrir, vêtir, blanchir », crie-t-on à droite. Et gauche et droite de concert : « Il faut des bébés, il faut des bras, blablabla. » Mais pourquoi certains de nos concitoyens se démènent-ils pour que la France ouvre toujours plus grand ses portes aux clandestins ? Si beaucoup sont animés d’un idéal d’altruisme dont la sincérité ne fait pas de doute, quelques autres en revanche sont mus par un moins noble sentiment : le profit.

Alors que la région où j’habite prend sa part, forcée, à l’hébergement des « migrants », une information sur chacune des deux structures locales en fonction montre que l’accueil des étrangers peut constituer un véritable fonds de commerce, un gagne-pain.

À Pessat-Villeneuve, petit village du département du Puy-de-Dôme de 540 habitants, le tout nouveau centre d’hébergement temporaire pour demandeurs d’asile, sis dans l’annexe du château de la commune, est géré par l’association Forum Réfugiés. Pour s’occuper de ses 48 résidents, ex-Calaisiens, celle-ci embauche d’une part un agent social et hôtelier à la rémunération de 1.725€ brut et d’autre part deux chargés d’opération polyvalents à 2.109€ brut pour veiller à l’accès aux droits sociaux et assurer le suivi administratif et sanitaire. À ces traitements, conformes à la convention collective 1951, s’ajoutent prime décentralisée, RTT, tickets restaurants et offres culturelles du CE et mutuelle.

À votre avis, d’où vient l’argent qui alimente le budget de cette association ? Des donneurs de leçons ? Certainement pas ! Il sort tout droit de la poche du contribuable, transite par une myriade d’organismes publics ou apparentés (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, Région Rhône-Alpes, Fonds Social Européen, ministères du Travail, de l’Intérieur…) et tombe in fine dans l’escarcelle des détenteurs autoproclamés de la bonne parole. Où sont passés les bénévoles désintéressés ?

Pas à Varennes-sur-Allier, je le crains. Ici, la structure est confiée à l’association Viltaïs dont le président n’est autre que le vice-président socialiste de la communauté d’agglo de Moulins, préfecture de l’Allier. Quant au directeur général, il est de l’autre bord politique : c’est le délégué départemental de l’UDI, n°5 sur la liste de ses alliés Les Républicains pour les élections régionales. Il faut l’entendre affirmer sans sourciller que les « migrants » apportent, entre autres bienfaits, consommation et emplois ! Il est vrai que, dans ces conditions, le sien semble assuré pour longtemps. Avec l’argent public, avec la dette publique, on peut faire tellement de choses !

En matière d’accueil de clandestins, que ce soit dans la majorité ou l’opposition, les prêcheurs ne sont pas les payeurs. Pis : ce sont les percepteurs !

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