La géopolitique de Trump exaspère la gauche


Député européen du groupe ENL

 

Du Monde au Figaro, en passant par L’Express ou Le Huffington Post, les médias du système s’alarment des prises de position de Donald Trump. Le président américain est présenté comme imprévisible et simple d’esprit. « Le monde binaire de Trump », titrait Le Monde du 20 janvier, ou « Trump : la démocratie américaine à l’épreuve » le 31 janvier, suite à ses décrets interdisant la venue de citoyens de pays où se développe le terrorisme.

La gauche totalitaire montre sa conception de la démocratie : si elle perd, elle conteste. Elle ne veut pas voir que l’héritage d’Obama s’appelle Trump. Obama, premier président noir des États-Unis, a multiplié la dette de son pays par deux et laissé prospérer l’État islamique.

La première idée fixe de Trump serait « l’obsession chinoise ». Pékin envisagerait « des mesures de rétorsion ». Lesquelles ? La Chine va-t-elle refuser les transferts de technologie vers les États-Unis ou s’apprête-t-elle à taxer le peu qu’elle importe ? Risible. Avec 350 milliards de dollars d’excédent commercial par an, on sait qui serait le grand perdant.

La deuxième idée fixe de monsieur Trump serait le Mexique, « au croisement du protectionnisme et de la lutte contre l’immigration illégale ». Deux idées qui horrifient Le Monde, qui souhaite le libre-échange intégral et naïf, et que les pays riches accueillent toute la misère du monde au prix d’un endettement colossal. Il y a la construction de ce mur, qui existe déjà, construit par Bill Clinton et voté par la sénateur Obama, sans que cela ait gêné quiconque à l’époque.

Cecilia Malmström explique « pourquoi nous devons rester libre-échangistes ». Parce que « nous sommes capables d’aboutir à des accords où tout le monde gagne ». L’Occident avait tout : les technologies, le capital, les emplois. Depuis le libre-échange intégral, nous avons « gagné » les transferts de technologie, d’emplois, de capitaux ! Nous avons gagné les dettes et le chômage de masse ! Elle reconnaît, toutefois, « qu’il n’est pas simple de faire du business en Chine. Ce n’est pas un pays avec un système juridique fiable. »

Elle aurait pu ajouter que les Chinois doivent rester majoritaires dans le capital d’une entreprise chinoise quand nous sommes prêts à leur vendre nos entreprises. Tout ce qui est à moi restera à moi et tout ce qui est à toi pourra devenir à moi. Comme le dit le commissaire européen au commerce : « Tout le monde gagne. » Sauf nous.

Un Occidental ne peut détenir une entreprise dans certains secteurs en Arabie saoudite. Mais nous laissons les Saoudiens investir n’importe où en Europe. Les principes de base de la diplomatie devraient être réciprocité et prudence. Il est temps d’y revenir. Ce que fait Donald Trump, qui applique son programme.

Député européen du groupe ENL

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