Prôner le djihad n’est pas un délit pour le ministère de l’Intérieur !

Journaliste indépendante
 

Quelques jours après que Manuel Valls a déclaré que « les musulmans de France, c’est la France », les services de Bernard Cazeneuve vous annoncent que « ce n’est pas un délit de prôner le djihad ».

À l’heure où le gouvernement tente de rassurer les Français avec un fumeux plan anti-djihad parce que des milliers de « Français » partent le mener en Syrie, la déclaration ne manque pas de sel… La prochaine fois que vous serez tenté d’enfiler un tee-shirt LMPT, préférez l’appel au meurtre des hérétiques, c’est moins risqué.

Cette déclaration, le ministère de l’Intérieur la fait en réponse à la polémique qui a suivi « l’opération Ramadan » menée par la maison d’édition libanaise Albouraq, qui avait pour but de « montrer que les livres islamiques peuvent être vendus partout ». Bien joué : corans, biographies de prophètes et ouvrages salafistes ont été vendus dans un millier de grandes surfaces le mois dernier.

Parmi ces ouvrages, « La Voie du musulman », une exégèse du Coran et de la vie de Mahomet menée par le cheikh algérien Abu Bakr Al-Jazairi. Vendus entre les recettes minceur de l’été et les cahiers de sudoku spécial plage, les sympathiques conseils du barbu précité font froid dans le dos : « Le djihad a pour but de comprendre et de contenir les mécréants, ennemis de l’islam et de la communauté musulmane. C’est un devoir que tous les croyants sont appelés à accomplir. »

Le livre conseille donc de nous « contenir », nous autres mécréants qui peuplons encore quelques recoins de la France… Et si, par hasard, les musulmans convertis pensaient que la France était un lieu sûr, voici le verdict : « L’hérétique, c’est le musulman qui renie sa religion, devient juif, chrétien ou athée de son propre gré. On le somme dans un délai de trois jours pour revenir à l’islam, s’il refuse, il sera passible de la peine de mort. »

Interrogés sur l’opportunité de vendre ce genre de livres, les points de vente rivalisent de lâcheté : Carrefour confie à Metronews: « D’autres magasins le vendent aussi » pendant que la FNAC répond au Figaro : « Vu le contexte, c’est sensible. » Bref, ce n’est pas top mais quelques euros à gagner valent bien quelques égorgements à venir.

De son côté, le patron de la maison d’édition ressort le bon vieil argument : le problème, ce sont « les amalgames » dont est victime l’islam en France. Un bouquin vendu dans nos supermarchés appelle à mener une guerre contre la France, mais le problème reste l’islamophobie des Français. Bah voyons !

Et pendant que le gouvernement ferme les yeux sur l’islamisation inquiétante de notre pays, le New York Times révèle qu’Al-Qaïda et ses filières ont reçu au moins 125 millions de dollars en paiement de rançons depuis 2008, presque exclusivement de la part… des gouvernements européens !

Donc l’Europe est, de facto, la première source de financement d’Al-Qaïda, et notre ministre de l’Intérieur trouve normal que l’on prône le djihad en France… Aujourd’hui l’Irak, demain la France ?

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