Emmanuel Macron

Il n’était pas 3 heures du matin, heure française, ce 7 janvier 2021, lorsque Emmanuel Macron nous fit sa grande scène.
Avec un macronisme défait et des LR en phase post-traumatique, il y a depuis longtemps un boulevard qui s'est ouvert. Pour le moment, celui des occasions perdues.
Au-dessus du souverain, il n’y a personne. En dessous, il n’y a que des vassaux.
Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique, finit par lâcher le morceau : « On n’est peut-être pas réélu avec un bilan, mais avec un bilan, on peut se représenter. »
Lisez cet entretien, qui est de haute volée et d'une parfaite mauvaise foi.
Le premier communiant Macron quitte alors son aube d'oisillon tombé du nid pour reprendre son habit de jeune loup carriériste au langage décomplexé.
Malin comme un politicien de l’ancien monde, Macron n’aura rien décidé en matière de transition écologique, mais avec le superflu gadget qu’est son référendum, il aura gagné du temps, brassé du vent et bonimenté
Un Président français de la Ve devrait-il s’astreindre aux lois imposées au commun des sujets qu’il gouverne ? Certainement pas. É condition qu’il puisse s’imposer, par son charisme et sa stature politique, comme au-dessus du lot de la normalité.
Avec des mimiques d'exempt de sport qui veut forcer le trait, le Président de la sixième puissance mondiale nous parle de sa toux sèche, de ses maux de tête, de son travail au ralenti...
La faute du président de la République est incommensurable et historique.
Comment se fait-il que toutes ces femmes, parvenues ces dernières années aux sommets journalistiques, se transforment systématiquement en viragos ?
Selon les informations de BFM TV, le chef de l'État va bien et n'a pas développé de forme grave de la maladie.
Le référendum, s’il a lieu, va refermer le piège sur Jupiter. 
Les participants à la Convention se sont crus élevés au rang de copropriétaires de la planète ; ils n'étaient que des marionnettes agitées pour plaire à un électorat. La pièce est démontée.
Là où il y a un loup, il y a un piège.
…ce mot que Macron a évité d’employer pendant la plus grande partie de l’émission avec Brut.
La majorité présidentielle au bord d’une crise schizophrénique majeure.
Pour le nouveau raïs, « les valeurs religieuses doivent avoir la suprématie sur les valeurs humaines », alors que son interlocuteur prétend, lui, que « la valeur de l’homme est supérieure à tout ».
La presse nous le répète en boucle : sur Brut, le Président a voulu parler « aux jeunes ». Mais à quels jeunes ?
Gérald Darmanin aurait-il l’ambition de devenir le premier homme de l’État ?

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