Le terrible virus qui s’est abattu sur notre Président lui a, c’est heureux, laissé toutes ses facultés intellectuelles. Pour preuve, cet entretien fleuve accordé à L’Express, un journal ni trop à gauche ni trop à droite, les deux en même temps. Parfait, donc, pour un exercice de grand écart qui met à rude épreuve les ligaments présidentiels.
Il y a d’abord quelques clins d’œil un peu lourdauds vers l’électorat le plus rance et le plus nauséabond : la reconnaissance de Pétain comme héros de Verdun, le fait de ne pas vouloir déboulonner Maurras. Alors qu’on sait très bien, grâce à l’école de la , que Pétain était un collabo sénile (soit dit dans le respect de l’amitié franco-allemande et sans jugement sur nos aînés, les seniors) et Maurras un antisémite sourdingue (sans handiphobie aucune pour celles et ceux qui sont en situation de surdité). peut dire toute la vérité sur les figures de la vieille droite, plus personne n’écoute. Surtout à droite.
Le Mozart de la dialectique enchaîne sans temps mort sur une analyse du rapport des Français à l’État : entre exaspération et dépendance. « Notre belle névrose », conclut, en impavide Sigmund Freud de grande surface, le chef des . Entre exaspération et dépendance : ne projette-t-il pas (pour emprunter à son propre jargon) son propre rapport à l’électorat ?
Au feu, peu importe, car on a tout juste le temps de souffler avant le bouquet final : Pétain, Maurras…et, en même temps, la richesse que représentent les origines multiculturelles des Français de fraîche date, donc, en creux, l’inutilité de l’. Il fallait y penser.
Entre-temps, le Président a parlé de l’ française (celle qu’il détruit consciencieusement -pardon, déconstruit – depuis trois ans), du et de tant d’autres choses.
Lisez cet entretien, qui est de haute volée et d’une parfaite mauvaise foi. Pendant ce temps, le vaccin arrive, la France se tiers-mondise à grande vitesse et tout un peuple gémit sous le joug du mensonge, de la dictature, des « profits immédiats et des faveurs des  », comme le chantait Noir Désir dans « L’homme pressé ». À chacun ses objectifs : le plus humble, le plus proche et le plus grand demeure quand même l’imminence de Noël. Ça tombe bien, c’est demain.

24 décembre 2020

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