Élisabeth Borne

Ces gens-là n’ont aucune parole. Ils nous prennent pour des abrutis. La méthode a été rodée avec le Covid : l’essayer, c’était l’adopter.
Et puis il y a, surtout, cette arrogance française, ce sentiment que l’élite, celle qui détient le pouvoir en France, enseigne à toutes les nations les lumières du progrès.
Cela aurait-il quelque chose à voir avec la crise énergétique, le prix des carburants que ceux qui sont obligés de prendre leur voiture ont de plus en plus de mal à payer ?
Chacun est devant ses responsabilités. Notamment Emmanuel Macron qui, dans le sillage de François Hollande, a décidé de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, mais aussi Édouard Philippe et Élisabeth Borne, qui l’ont entérinée.
Le mot de colère d’Élisabeth Borne est révélateur. Il dévoile la duplicité du macronisme vis-à-vis de ce qui fait la France : ses frontières.
La France dans sa générosité, ou plus exactement celle des Français assujettis à l’impôt, a mis en place une procédure spéciale d’admissions aux titres de séjour pour soins médicaux.
Entre nous, si le Premier ministre ne veut pas être embêté par des questions cons, la prochaine fois, elle n’aura qu’à faire comme tout le monde quand on est ministre : prendre sa voiture...
Provocation ? Ces quelques mots prononcés par Mathilde Panot, élue LFI du Val-de-Marne et présidente du groupe extrémiste, ont suffi pour déclencher un mini-tollé politico-médiatique.
C’est parti pour un « en même temps » géant, une forme de voyage dans la gigantesque bulle où évoluent nos macronistes.
A l'instar de bien d'autres habitants de petites communes françaises éloignées des grands centres urbains, ces ruraux-là se savent encore privilégiés mais ils sont lassés d'être les vaches à lait des idéologues à poil vert.
La voiture Borne n'est même pas hybride et ne marche qu'à l'énergie NUPES. À droite, plus personne n'est dupe. Elle nous conduit droit dans le mur.
Hervé Morin n'a pas tort de souligner cette déconnexion géographique et technocratique de la composition du gouvernement Borne qui l'expose à une nouvelle révolte de la France périphérique.
Cette semaine, les lecteurs de Boulevard Voltaire n’ont pas épargné Emmanuel Macron dans leurs commentaires !
Ainsi « le peuple souverain » n’est-il plus souverain de rien, sauf d’une illusion de souveraineté, tandis que la réalité du pouvoir se situe au sein des réseaux d’une sorte de caste mondialisée, mercantile et technicienne, qui rêve de gouvernement mondial.
Assa Traoré et Ladj Ly gardent donc toutes leurs chances pour 2027.
Ce retour de Macron à son ADN socialiste avec une forte dose Mélenchon est en fait une bonne nouvelle
La nomination d’Élisabeth Borne à Matignon est l’événement de la semaine. Mais celle d’Aurélien Rousseau, son tout nouveau directeur de cabinet, pourrait bien le devenir aussi.
L'encyclopédie s’est vue contrainte de calmer les ardeurs de ses internautes, rappelant, au matin du 17 mai, après des heures de lutte acharnée, qu’être russe n’était pas forcément synonyme d’être en état de péché mortel...
C’est donc ça, le nouveau mandat du nouveau Président pour le nouveau peuple ? Il ressemble pourtant vachement à l’ancien. Le seul changement ?
Élisabeth Borne coche toutes les cases, au point que sa longue expérience des ministères s’accompagne de quelques casseroles. Mais curieusement, on en entend moins parler que de ses diplômes.
On vante les capacités de négociation du nouveau Premier ministre. Peut-être. Néanmoins, on notera que le nom d’Élisabeth Borne est associé au licenciement des soignants non vaccinés. 
Élisabeth Borne joue relativement (tout devient relatif, depuis que la majorité l’est !) sur du velours.

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