Culture - Document - Editoriaux - Politique - Religion - Table - Tribune - 7 octobre 2016

Islamisation de la France : faut-il brûler les lanceurs d’alertes ?

Quel est le point commun entre Philippe de Villiers et Renaud Camus ? Le second parle du « Grand Remplacement » quand l’autre fustige véhémentement l’islamisation de la France. Certes, cette dernière est la conséquence mécanique de l’autre et d’aucuns estimeraient même que, si la cause doit être endiguée, la conséquence se prêterait aisément à des accommodements prétendument « raisonnables ».

Or, le changement de peuple emporte un changement de civilisation par importation, en l’espèce de l’islam, soit un messianisme d’un type particulier prônant une hégémonie politique, géopolitique, culturelle et, accessoirement, religieuse. De ce fait, il est tout à fait spécieux – à l’instar d’une droite dite « nationale » se targuant, par snobisme intellectuel, d’être plus clairvoyante, en dissociant de manière vétilleuse et chicanière le bon grain islamique de l’ivraie islamiste – de séparer ce contre-colonialisme revanchard maghrébin et négro-africain de son substrat ethno-culturel aux dangereux effets ethnocidaires (en parlant comme Pierre Clastres) pour nos peuples européens.

C’est oublier, au surplus, cette grande « loi » dégagée par Friedrich Engels qui postule qu’“à certains points du changement quantitatif, il se produit brusquement une conversion qualitative. […] Une transformation quantitative change la qualité des choses et, de même, une transformation qualitative leur quantité” (Anti-Dühring, 1878). C’est dire qu’en toute rigueur méthodologique, on ne peut vouloir atteindre le point d’arrivée en évitant le point de départ.

Bref, Camus comme Villiers assènent, à rebours de la doxa dominante, que l’islam est incompatible avec le génome gréco-romano-chrétien de la France, qui lui est aussi ontologiquement étranger qu’historiquement antagoniste. Dans son dernier opus à paraître prochainement, Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Villiers, détournant une expression célèbre, affirme sans hésitation que “la France n’a pas vocation à devenir la fille aînée de l’islam”. Elle n’a pas encore atteint cette consécration, mais il est aisé d’observer, avec nos yeux nus, qu’elle est désormais sa fille cadette. Moins par adoption que par séquestration, conformément à cette boutade mitterrandienne de l’immigré chez lui, chez nous.

Le fondateur de la Cinéscénie du Puy du Fou confirme bien que “nous ne sommes plus tout à fait chez nous. Bientôt chez eux. La colonisation est en marche. La défrancisation aussi. Les “faces de craie” commencent à raser les murs.” Pour preuve irréfutable de cette substitution de population, cette “révolution” – selon le terme de Christopher Caldwell – en train de s’opérer sous nos yeux, il relate une conférence dispensée le 7 février 2016 au Lille Grand Palais “devant un public de femmes voilées et de barbus portant le qamis”. Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Tariq Ramadan, tenait la tribune, “entouré de drapeaux français” et annonçait fièrement que “la France est une culture maintenant musulmane. L’islam est une religion française. La langue française est la langue de l’islam. Vous avez la capacité culturelle de faire que la culture française soit considérée comme une culture musulmane parmi les cultures musulmanes.”

Il y a quelques années, l’ex-président du conseil général de Vendée publiait Les Mosquées de Roissy. Il y décrivait la propagation endémique de l’islam dans les souterrains de l’aéroport de Paris. Ce mercredi, Le Canard enchaîné faisait état de tentatives de sabotage de vols commerciaux d’Air France, de tags “Allah Akbar” sur des avions, d’agent refusant de guider un avion piloté par une femme, etc. Il y a quelques jours, M6 diffusait un documentaire accablant. Le feu commence à prendre. Va-t-il embraser jusqu’aux lanceurs d’alertes se tenant un peu trop près de la vérité ?

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