et Sapin sont allés hier à Berlin faire la manche… Pardon, quémander le soutien de notre partenaire historique, pour éviter au budget français de 2015, trop dans le rouge, d’être retoqué à Bruxelles.

L’ reste, dans ce domaine, exemplaire avec un budget 2015 en équilibre et pour la première fois depuis 1969. Frôlant le plein emploi, elle demeure surtout la première économie de la zone euro et, malgré un léger essoufflement, un modèle de réussite dans tous les domaines. « Deutschland über alles, in der Welt » : cette strophe censurée de l’hymne national allemand se vérifie presque insolemment, urbi et orbi, in der Welt. Que ce soit à Bruxelles ou à Strasbourg – c’est Juncker-Schulz-Merkel -, dans l’industrie automobile avec Claudia Schiffer – « c’est une Allemande ! » -, l’Allemagne impose sa suprématie.

Et – désolé de vous parler encore de ma région – nous sommes dans l’est de la aux premières loges, pour constater que le fossé s’élargit tous les jours un peu plus, entre nos deux pays. Aujourd’hui, l’Alsace tricolore mais réaliste lorgne sans complexe de l’autre côté du Rhin. Mais que l’on ne s’y trompe pas: même s’ils rêvent parfois d’une région binationale avec le pays de Bade voisin, les Alsaciens ne sont pas nostalgiques d’un retour chez leurs cousins germains. Néanmoins, quand ils font la comparaison avec leurs voisins et leur “made in Germany“, les Alsaciens constatent, incrédules, que « chez eux, ça marche » alors que dans la Françalsace, tout paraît compliqué, figé, fossilisé et « rien ne fonctionne »…

Autant dire qu’ils en ont gros sur la Kartoffel, les Alsaciens, et que ça détricote grave au pays de la choucroute, où la moutarde leur monte au nez. « C’est français! », fulmine-t-on volontiers dans les winstubs (débits de ) strasbourgeoises, en se gaussant des « Français de l’intérieur » qu’ils sont en passe de devenir à leur tour : « Je suis heureux et fier d’être Alsacien » , m’écrit un ami viticulteur de Riquewihr, « et les derniers chiffres de l’emploi me rendent encore plus fier. Nous, Alsaciens, avons enfin réussi à être au même niveau que les autres Français. Oui, nous avons enfin atteint le même niveau de , alors qu’en Alsace, nous en étions encore loin il y a quelques années… Nous voilà donc Français à part entière. »

Et cela ne va pas s’arranger : les homologues allemands de nos deux quémandeurs de Bercy, reçus hier à Berlin, ne sont pas près de voler à notre secours. Tout au plus envisage-t-on l’élaboration d’un document franco-allemand sur les possibilités d’investissement et de croissance dans les deux pays. Ça ne mange pas de Brötchen

20 octobre 2014

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