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Editoriaux - Histoire - Médias - Politique - 8 juillet 2016

Attentat contre les Restos du cœur ? Mythomanes sans frontières…

Un certain Richard Sautour, l’un des responsables des Restos du cœur de Montreuil, agressé à la machette au cri de “Allah akbar”, tandis que la compagne de son meurtrier putatif lui bourrait le ventre de coups de pied… Émotion immédiate. Les médias s’emballent et Bernard Cazeneuve, tétanisé par la frousse consistant à être en retard sur le JT du jour, se fend illico d’un communiqué officiel tout humide d’indignation démocratique.

Et après ? Badaboum et podzob ! Le cuisinier humaniste avoue avoir tout inventé. Une fois encore, une fois de plus ; car ça commence tout de même à faire beaucoup, dans le registre de la mythomanie victimaire. À la fin du siècle dernier et dans les colonnes de notre confrère Minute, il y avait même une rubrique toute dévolue à ces faits divers d’un genre nouveau.

L’un me revient particulièrement en mémoire. Il s’agissait d’une Maghrébine, brave mère de famille méritante – forcément méritante -, attrapée au lasso dans une cité par un skinhead masqué d’une cagoule bleu blanc rouge et qui, tout en la violant, l’obligeait à couiner : « La France aux Français ! » Le microcosme médiatico-politique s’en était retrouvé tout sens dessus dessous, sauf que la dame en question avoua avoir été un peu en dessous de tout. En effet, et ce, de manière plus prosaïque, son mari, las de la voir rentrer chaque soir déchirée comme une gandoura de pauvre, lui avait fermé la porte du foyer conjugal et, du coup, madame, pas découragée pour deux dinars, avait voulu réintégrer la maison en tentant une escalade par le local à poubelles avant de se vautrer, dix mètres plus bas, dans des restes de méchoui. La mode était alors aux méchants skinheads ? Allons-y pour les skinheads.

Mais la mode ayant vocation à se démoder, le crâne rasé tricolore se fit peu à peu moins glamour. Place au hipster islamiste, finalement plus consensuel ! On passera donc sur quelques gags du genre juif à l’esprit battant la campagne et se poignardant tout seul ou mettant un début de feu à la synagogue dont il a la garde. À l’époque, l’exemple vient d’ailleurs de haut, un rabbin de premier plan, dont nous ne rappellerons pas le nom par élémentaire souci de charité chrétienne, s’était même inventé un cursus universitaire tel qu’à côté, Albert Einstein avait des airs d’élève Ducobu.

Mais le grand tube de l’été 2004, c’est la fameuse « fille du RER D », une certaine Marie-Léonie L., dont le prétendu calvaire nous tint la grappe des jours durant. Agressée par six hommes, trois de type arabe et les autres du genre africain – autant ratisser large –, auraient copieusement abusé d’elle au vu et au su des voyageurs, et devant son bébé en poussette, tant qu’à faire, tout en lui gravant trois croix gammées, des seins jusqu’au sexe, à l’aide d’un poignard. Ils l’auraient prise pour une juive parce qu’elle habitait le XVIe arrondissement parisien… Ah bon ?

Dès le lendemain, « Le train de la haine », selon Le Figaro et « Antisémitisme, une histoire française », à en croire Libération. Évidemment, rien n’avait été vérifié et Marie-Léonie avait tout pipeauté. On en fit même un film, expliquant que si rien n’était arrivé et que c’était pour de faux, tout aurait pu malgré tout survenir pour de vrai. C’est sûr que, vu de la sorte…

Toujours dans ce registre, une autre histoire de viol, rapportée par le camarade Benoît Rayski, sur le site Atlantico. Là, la dinguerie joue à front renversé, puisque s’agissant du viol, bien réel celui-là, de Selin Gören, jeune militante allemande d’extrême gauche, qui n’ose avouer à la police que ses agresseurs parlent arabe, alors qu’elle assurait auparavant qu’ils maniaient à merveille la lange de Goethe ; histoire, on imagine, de ne pas stigmatiser ce nouveau peuple élu qu’est devenu celui des réfugiés.

Règne du mensonge médiatique, du mensonge politique, du mensonge tout court. Et autant de gogos prêts à tout pour qu’on parle d’eux, quitte à passer pour des cons d’envergure stratosphérique. Pas de doute, la civilisation occidentale est en marche.

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