Andréa Kotarac est-il Mila ? C’est une violente polémique qui agite les réseaux sociaux depuis qu’une jeune fille de 16 ans, Mila, a posté une vidéo dans laquelle elle s’en prend violemment à l’islam et aux autres religions. Elle est, depuis, la cible de menaces de mort et d’insultes.

Réaction de l’ancien élu « insoumis » passé, depuis, au Rassemblement national et candidat RN à la métropole de Lyon en mars prochain. Il évoque, au passage, l’incident de cet enfant d’origine serbe frappé dans son collège parce qu’il portait une croix au cou.

Je suis Mila ou ne suis pas Mila. C’est le débat qui a lieu en ce moment sur Twitter.
Mila est une lycéenne de 16 ans. Elle a posté une vidéo dans laquelle elle s’en prenait assez violemment à l’islam et aux autres religions. Elle déclarait qu’elle était contre les religions.
Suite à cela, elle s’est prise des dizaines de milliers d’insultes et de menaces de mort.
Les internautes ont évidemment enquêté et ont découvert son nom, son adresse et son collège.
Êtes-vous Mila ou n’êtes-vous pas Mila ?

Je suis Mila si vous voulez. Je suis surtout la République, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et la loi. L’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme explique très bien que personne ne doit être inquiété pour ses opinions y compris religieuses ou a contrario contre une religion. On a le droit de critiquer une religion ou d’avoir peur philosophiquement des religions.
Si cela ne crée pas de troubles à l’ordre public et si c’est dans les dispositions de la loi, alors je suis bien évidemment Mila, je suis la loi.
Cette déclaration explique même que c’est un des droits les plus précieux du citoyen. Au-delà du juridique, je constate surtout, dans ce pays, un communautarisme extrêmement poussé. Entre cette fameuse Mila qui reçoit des menaces de mort parce qu’elle a critiqué une religion et cette maman qui était sous le choc de voir son fils de 12 ans se faire frapper parce qu’on lui a intimé d’enlever sa croix. On voit bien que la République se divise et qu’il y a une forme de violence.
Dès le plus jeune âge, on a des phénomènes qui montrent que notre pays est fracturé. C’est bien malheureux.

Les dispositions du gouvernement sont en cours. On parle beaucoup de la loi Avia censée sanctionner la haine en ligne. Êtes-vous favorable à cette loi et pensez-vous qu’elle pourrait répondre à ce genre de polémique ?

Je suis complètement opposé à cette loi parce elle n’y répond pas. Ce genre de dispositif est dangereux, car on ne sait pas qui va définir ce qu’il faut dire ou non. Je propose que ce soit plutôt un juge qui sort de l’école nationale de la magistrature. Ce dernier est le garant de la liberté individuelle qui juge. Certainement pas une plateforme américaine, Twitter, qui en fonction d’une loi, va dire si telle ou telle personne n’a pas le droit de dire telle ou telle chose.
On dit souvent que Marine Le Pen est un danger pour la liberté. Pardonnez-moi, mais c’est elle qui s’oppose à la loi Avia pour garantir la liberté d’expression.
On dit qu’elle est contre la liberté, mais c’est elle qui a voté contre cette fameuse loi qu’ils avaient sortie contre les Gilets jaunes. On donnait tout le pouvoir à l’administration et plus rien pour les juges. On voit bien que Marine Le Pen est la garante de la liberté des Français, dans tous les domaines.

Il n’y a pas si longtemps, vous étiez le fameux transfuge insoumis qui avait soutenu le Rassemblement national. Aujourd’hui, vous êtes tête de liste du Rassemblement national pour la métropole de Lyon.
Trouvez-vous dans le Rassemblement national, les idées qui à l’époque vous avaient fait adhérer à la France Insoumise ?

On dit souvent que j’ai changé, mais non je n’ai pas changé. C’est la France Insoumise qui a changé.
La France Insoumise était pour la rupture avec les traités européens. On constate aujourd’hui que la tête de liste, Manon Aubry de la liste France Insoumise veut sauver l’Europe. On constate que Jean-Luc Mélenchon disait qu’en 2015 on avait le droit d’être islamophobe ou de critiquer une religion.
Le 10 novembre dernier, on constate qu’il était au côté des Frères musulmans pour crier non à l’islamophobie. J’avais adhéré à un mouvement qui avait pour but de défendre les policiers, les pompiers, les fonctionnaires et les agents territoriaux. Il s’acharne H24 à ne parler que des violences policières. Je suis partisan de condamner les violences policières, mais quand on est responsable politique, on doit aussi avoir une vue d’ensemble qu’ils n’ont plus du tout. C’est donc eux qui ont changé. Je me sens très bien au Rassemblement national pour défendre l’égalité, la République et les droits. Je n’ai aucun problème.

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