[POINT DE VUE] Remettre l’exigence et la méritocratie au cœur de l’enseignement !
Les résultats du classement PISA 2025 n'ont pas fini de susciter des réactions. Le ministre de l'Éducation nationale, qui ne veut pas paraître pour l'idiot du village, reconnaît, dans un entretien au Monde, que « c’est préoccupant mais ce n’est, hélas, pas une surprise », ajoutant avec optimisme que « si nous arrivons à mener à la fois le chantier de la pédagogie et celui de l’autonomie des établissements, on pourrait, en 2033, revenir dans la tête du classement. » On se demande bien pourquoi, avec ses nombreux prédécesseurs, il n'a rien fait en dix ans pour rehausser le niveau scolaire...
« Collège unique », « collège inique »
Peut-être n'a-t-il pas vu ou n'a-t-il pas voulu voir ce qui saute aux yeux et que le directeur des rédactions du Parisien, Nicolas Charbonneau, souligne à juste titre, dans son éditorial du 8 septembre. À force de « stigmatiser l'excellence et ne même plus saluer la méritocratie, on en est arrivé à niveler par le bas ». Il souligne la source principale du problème : au-delà des motifs généralement invoqués (manque d'attention, nombre d'élèves par classe, formation des professeurs, réformes incessantes, réseaux sociaux, etc.), il y a aussi, « pour ceux qui osent le dire, […] l'idéologie considérant que tous les élèves peuvent avoir les mêmes résultats et qu'il faut aligner une classe entière sur les lacunes du dernier au motif de ne pas le discriminer ».
Le nivellement par le bas dans les collèges était prévisible depuis l'instauration du collège unique en 1977. Les plus lucides ont, dès l'origine, dénoncé un « collège inique » dans le « collège unique », mais ils n'ont pas été écoutés. Ce n'est pas un hasard si le nivellement a commencé, il y a cinquante ans, avec la réforme Haby – mise en œuvre, faut-il le rappeler, par un gouvernement de droite sous le septennat de Giscard d'Estaing. Ceux qui disent que la droite « de gouvernement » a souvent fait une politique de gauche n'ont sans doute pas tort. Le collège unique, présenté comme un instrument pour contrecarrer la reproduction sociale, n'a fait qu'aggraver les inégalités en médiocrisant le niveau scolaire, empêchant notamment les enfants de milieux sociaux culturels défavorisés d'accéder à l'excellence.
Le poids des idéologies pédagogiques les plus contestables
La réforme Haby et ses avatars successifs ont conduit, progressivement, à la baisse des exigences et à la dénaturation de l'enseignement. Ces maux se sont ensuite propagés au lycée et dans les premières années de l'université. Les concepteurs de nos politiques éducatives, qui ont théoriquement le pouvoir d'améliorer les choses, subissent tellement, au niveau national et européen, le poids de la bien-pensance et des idéologies pédagogiques les plus contestables, ils ont tellement peur qu'on les accuse de ne pas être dans le vent ou d'être réactionnaires, qu'ils continuent allègrement d'avancer dans une voie sans issue. Ils collent des rustines pour que la machine puisse encore rouler cahin-caha, jusqu'au moment où elle ne fonctionnera plus du tout. Il est vrai que la plupart d'entre eux inscrivent leurs enfants dans les quelques bons établissements qui subsistent, considérant que l'enseignement public sera toujours assez bon pour les enfants des autres.
Aucune hausse du niveau scolaire ne sera possible sans une rupture profonde avec les politiques éducatives de ces dernières décennies et une refondation de l'instruction publique. Souhaitons qu'un candidat à l'élection présidentielle en prenne conscience, mette cette question au cœur de son programme et, s'il est élu, l'applique sans faiblir !








































56 commentaires
Remettre l’exigence et la méritocratie au cœur de l’enseignement !
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et blablabla…………on en reparlera plus tard (ou pas)…
Pourquoi dénigrer l’esprit d’émulation, alors qu’il règne en souverain dans le domaine sportif ? Faut-il que tous les champions aient tous le même résultat que le dernier ?
Si ce Ministre de l’E.N. avait compris ou s’il était honnête, il aurait dû reconnaître que si le niveau scolaire a sérieusement baissé en quelques décennies, c’est à cause de ces nouveaux venus qui débarquement massivement dans notre pays depuis leur indépendance. Plutôt que de faire rattraper le retard à ces enfants, c’est l’Enseignant qui s’est placé à leur niveau pour ne pas faire de vagues ou pour ne pas discriminer alors que c’est le contraire qui aurait dû se faire : leur imposer des cours complémentaires pour rattraper le niveau scolaire normal et des cours de savoir vivre ensemble car non seulement ces enfants ont un retard scolaire mais en plus, ils sont violents et irrespectueux envers l’enseignant et les autres élèves. En conséquence, au fil des décennies, le niveau scolaire des Français est tombé très bas et le désordre et la violence se sont installés. Petit à petit, les Enseignants ont déclaré forfait et abandonné cette belle profession et c’est pourquoi le recrutement se fait les yeux fermés, les nouveaux n’ont pas le niveau..
Sans lire dans le détail l’article qui est très interressant, je proclame qu’une reprise de l’enseignement scolaire est possible si on le veut réellement. Les professeurs, dans leur majorité, sont bons. Il leur manque le pouvoir de faire leur cours. Tout dépend de leur hiérarchie,du courage de celle-ci. Encore faut-il que les dirigeants de l’Education Nationale le disent haut et fort et que personne ne féblisse en cas de conflit. Il faut débarasser des écoles les perturbateurs, tous ceux qui sont là par « hasard », par force de rester jusqu’à 16 ans dans le circuit scolaire alors qu’ils nele veulent pas. A condamner tous ces parents qui entravent le travail scolaire et menacent les enseignants au moindre méfait de leur enfant chéri. Une majorité d’élèves veut travailler, encore faut-il le leur permettre en le faisant dans le calme. Une infime minorité sème le désordre, entretenu par un environnement hostile à l’ordre. Les journalistes ont leur part de responsabilité et le deelers savent s’infiltrer dans les failles du système. Il est grand temps de rendre le pouvoir d’agir à ceux qui sont là pour protéger notre système social. C’est l’ensemble du système qu’il faut remettre sur les rails. Ne nous y trompons pas, un élément défaillant et c’est tout le système qui s’écroule. L’enseignement est la base de tout.
Le collège unique fut le début de la fin. En réunissant les mauvais et les bons élèves aux moyens, tout le monde est perdant. On n’ose plus dire à un élève que son travail est mauvais, mais ce n’est pas lui rendre service. Il faut des classes par niveau: c’est indispensable. On pourrait aussi s’imaginer de revenir vers une sorte de classement qui mettrait en valeur les savoirs précis des élèves, attribuer un prix à telle ou telle performance. Cela peut être une simple mention sur un bulletin. Il faut valoriser la réussite pour donner l’envie à d’autres de progresser. Tout un chacun travaille pour être récompensé, sans récompense, il n’y a pas d’effort. De toute façon, même sans classement, les élèves cherchent toujours à savoir où ils se classent.
Qui voudrait nus faire oublier le concept de nivellement par le bas ne s’y prendrait pas autrement que ces gauchistes . Il ne faut pas oublier que Jospin avait pris l’engagement que plus de 90% des jeunes serait bacheliers . Le résultat ne s’est pas fait attendre . Aujourd’hui les bacheliers ne sont , pour la plupart pas capables de réussir le certificat d’Etudes d’il y a trente ans .
Il faut aussi restaurer l’autorité du professeur en limitant la présence et l’influence des parents d’élèves qui se comportent trop souvent comme des usagers.
À chacun son métier.
Il faut également que les élèves peu motivés par les études puissent être réorientés assez tôt, comme c’était le cas avec le Certificat d’études.
Enfin il faudrait que les meneurs perturbateurs puissent être envoyés dans des structures spécialisées éloignées ou non de leur domicile.
Ce serait à mon avis un grand pas vers une amélioration de l’école, pour apprendre et enseigner dans la sérénité.
Et oui du bon sens , ce dont nous manquons en France
Il va falloir prévoir par mal de centres car des perturbateurs il y en a pas mal !!!
Qui empêchent les autres d’étudier et voire les terrorisent
Sanctionner aussi les parents de ces élèves qui n’ont pas su ou pas voulu éduquer ces enfants, sanctions financières (suppression des allocs) le laisser faire, ça suffit
C’est la logique même…mais pas actuellement politiquement correct!
Tant que députés, sénateurs, etc…mettront leurs enfants dans le privé et dans les meilleurs établissements, rien ne changera dans l’école publique
Ce qui est bon pour les uns, n’est pas bon pour les autres….surtout quand ces personnes sont politiques et gavés du pognon des contribuables
Ça a toujours existé, mais l’enseignement public n’était pas tombé à ce niveau….
Là, je crois que vos voeux pieux seront sans portée. J’espère me tromper.
Bien d’accord avec cela, remettre aussi le respect, fini le tutoiement chacun à sa place, le professeur fait ses cours et instruit les élèves et les élèves écoutent, font leurs devoirs, répondent si interrogés,
Remettre le cours de morale et d’instruction civique, les fondamentaux, l’histoire de France telle qu’on l’a apprise avant, que les gauchistes mettent la main sur les programmes et limiter le programme d’histoire à la colonisation
Leur réapprendre à écrire et non pas sur tablette, à lire de vrais livres, obligation d’inscription à la bibliothèque et un livre à lire par semaine
Ne plus leur donner de bonnes notes par automatisme mais si l’élève la mérite vraiment, et par la même, remettre les parents à leur place, ils doivent bien éduquer leurs enfants et les surveiller pour les devoirs et si un élève a une mauvaise note plus question d’esclandre, de menaces comme on le voit trop souvent
Nous ne faisons que descendre au classement PISA il est temps de se poser les bonnes questions, pourquoi descendons nous autant et aussi vite
mais soyez réaliste, la permissivité est allée trop loin, on en est arrivé à un stade où le professeur qui donne des mauvaises notes risque sa tête et vous le savez bien !
Mais je suis réaliste, donc on va continuer à laisser faire et des têtes vont encore rouler
On baisse les bras
Les politiques mortifères des gauchistes n’ont que trop duré justement et il faut prendre des mesures fortes
Suppression des aides, expulsion des familles pas capables d’éduquer leurs gamins qui ont tous les droits, c’est encore possible mais tout le monde a peur, baisse les bras, ne pas stigmatiser, culture de l’excuse, victimisation voilà où sont les problèmes
C’est de toute façon tout le pays qui est à reprendre en main et je ne vois que l’armée et des mesures fortes pour changer les choses
Bien résumé. Et si les parents encouragent leurs enfants à ne pas respecter cela leur couper les allocations (on devine à qui elles seraient coupées , mais il faudrait renforcer la protection des profs là).
La colonisation n’était pas enseignée de façon négative quand j’étais petit . Cela tournait autour de Bugeaud et d’Abdelkader .
Loin du FLN ni du MNA éliminé par le même FLN qui s’est attribué tout le « mérite » d’avoir participé à ce que l’Algérie soit indépendante, mais pas trop puisque dépendant de la France à le soulager d’une partie de ses problèmes sociaux qui auraient pu l’amener , une fois de plus à tirer sur une foule de manifestants de la faim . de s’être créé le mythe tout à la fois du héros et du martyr . Quant à l’OAS , il défendait le droit de rester dans son pays , sans y être massacré par les « héros » de la guerre d’Algérie et par cela être considérés comme une organisation de factieux . Mais eux , ils n’ont pas été compris !