Christianophobie

Les réseaux sociaux ont fait plier LIDL : victoire de la Croix !

Journaliste

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

 

Les réseaux sociaux ont eu raison de Lidl, dont la direction a plié devant le tollé que la suppression d’une croix sur les produits grecs de sa marque Eridanous avait provoqué. La célèbre église Anastasis, qui domine de sa blancheur Santorin, va donc retrouver sa croix.

Carrefour suivra-t-il cet exemple, puisque cet immense distributeur a, lui aussi, effacé la croix sur certains de ses produits grecs ? Valérie Boyer a interpellé directement le PDG Alexandre Bompard, dont les équipes n’ont jamais hésité, lui a-t-elle rappelé, à imprimer le croissant vert de l’islam sur tous les produits halal. La députée LR des Bouches-du-Rhône donne un nom à cette campagne antichrétienne : le christiano-mépris.



Tout a commencé, en effet, sur Twitter et Facebook : de nombreux internautes ont remarqué qu’une croix avait disparu de la photo de Santorin. « Pour cause de respect de la diversité », leur avait alors répondu la firme de distribution allemande, laquelle a donc su écouter ses clients mécontents d’un traitement différent dès lors qu’il s’agit d’une religion chrétienne. Car en période de ramadan, inutile de rappeler que, comme Carrefour et les autres grandes surfaces d’ailleurs, Lidl se précipite dans ce créneau qui concerne plusieurs millions de leurs clients. Sans parler des rayons halal dont la surface a explosé au nom d’une diversité bien ciblée depuis quelque temps déjà !

Mais Lidl sait écouter. Et l’explication sur sa page Facebook est éloquente : « Nous sommes sincèrement désolés pour tout désagrément causé par le packaging de notre gamme de produits Eridanous et nous confirmons que nous allons réviser le design de l’emballage dès que possible. » « Il est clair qu’une erreur a été commise lors de la dernière refonte de l’emballage et nous prenons sincèrement ce cas en considération de manière prioritaire. Il n’a jamais été et ne sera jamais de notre intention d’exprimer des points de vue idéologiques ou politiques dans la conception de nos produits. »

En janvier, c’est le monde du football qui a vécu son chemin de croix lorsque, à la demande de six pays du Golfe, le Real Madrid fut obligé de changer son blason : la croix surplombant la couronne du logo du Real fut supprimée sur les maillots et tous les produits dérivés commercialisés dans les pays du Golfe.
 « Nous devons prendre des précautions dans cette région où il existe une sensibilité particulière sur les produits avec une croix », avait alors expliqué à l’agence Reuters le vice-président de Marka, chargé de distribuer les produits du club madrilène.

Il n’est évidemment pas bon de se montrer chrétien en pays musulman. Il est bon de rappeler que les églises sont interdites en Arabie saoudite, et que tout religieux qui n’est pas adepte de Mahomet est refoulé aux frontières du royaume.

Beaucoup d’eau coulera encore dans le golfe Arabo-Persique avant que ce pays, comme de nombreux autres pays appliquant la charia, accepte la liberté religieuse, et ce ne sont pas les réseaux sociaux ni même la menace d’éventuelles sanctions qui permettront à la croix de Jésus-Christ de venir troubler quatorze siècles d’intolérance religieuse.

Mais la bataille gagnée auprès de Lidl est un signe. Minime, certes, par rapport aux revendications communautaires de plus en plus de musulmans, de plus en plus acceptées par la dhimmitude ambiante de nos gouvernants. Mais voici la preuve que la force des réseaux sociaux est devenue omniprésente dans notre monde. À nous d’en profiter, même si celle de l’islam est incommensurable.

Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma

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