Jean-Pierre Pélaez
Auteur dramatique
Il n’y a jamais eu autant de centres dramatiques, et cependant, jamais le théâtre français n‘a été aussi pauvre.
C'est l'histoire de cet homme éternellement jeune qui a vieilli de 50 ans en quelques heures.
Nous vivons une époque formidable où les grands textes sont remplacés par des niaiseries insupportables et conformistes.
On trouve encore de malheureux artistes ou auteurs qui veulent à tout prix avoir leur statuette !
Le théâtre étatisé, cloisonné, pléthorique, n’a jamais autant produit de spectacles pour dire et faire la même chose.
Le bobo est au gogo ce que le sot savant de Molière est au sot ignorant.
Au Festival d'Avignon, la culture officielle française, de plus en plus conformiste, confine à la caricature.
On n’en finit pas d’avancer dans les méandres que l’être humain a inventés, entre les deux infinis, le ciel et l’enfer.
Le vide politique incarné...
On reste pantois devant tant de circonvolutions destinées à ne pas respecter la volonté du peuple.
Ce Président n’est pas un homme d’État, il n’est qu’une absurdité constitutionnelle...
Verra-t-on, bientôt, un viol collectif scénique, une émasculation théâtrale ou une scène de cannibalisme militant ?
Peut-être même que l’ancien Président deviendra le Premier ministre de son ancien ministre !
Défigurée par des mœurs qui ne sont pas les siennes, administrée par un caste de technocrates, la France disparaît
Elle est descendue sur Terre pour nous émerveiller, nous montrer le prélude à ce que doit être le paradis.
Cheffe de cabinet, ministresse ou docteure, et pourquoi pas aussi plombière ou médecine, pompière ou clampine ?
Un sérieux mortel, un vide, un ennui à couper au couteau, pire que du BHL...
Déjà on entrevoit le discours du Président et tous les hommages officiels à la grande figure du bien qui s’est éteinte
Alors vinrent les pédagogues novateurs. Porteurs d’un dogme d’inspiration maoïste, ils décrétèrent l’égalité absolue...
Le problème des mots, c’est qu’à force de les rabâcher à tout propos, ils perdent leur sens et toute leur force.
L’on ne sait plus si l’imagination est sans borne ou avec Borne, on attend avec impatience le prochain discours.
La mouvante tolérance a laissé la place au sectarisme le plus rigide.
N’est-ce pas dans les vieux pots républicains qu’on fait les meilleures soupes électorales ?
Le temps n’est-il pas venu d’inverser enfin la tendance et de parler uniquement de ce qui est beau, juste et vrai ?
Pauvre France ! Fallait-il que ces résistants, ces martyrs, assistent depuis le ciel à ces mascarades officielles ?
Cette semaine se sont déroulés, à Paris et Washington, deux événements majeurs pour l’avenir du monde
De Braun à Dussopt ou de Borne à Macron, ils passent tous à la casserole, chacun à son tour et à tour de rôle...
Un festival qui n’est plus un festival de théâtre mais de mise en scène d’engagement militant rabâché.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR
Que les familles des victimes parlent est très compliqué pour le gouvernement






















































