[Point de vue] Avignon In 2023 : Un festival super bobo, super maso !

festival d'avignon
Le programme du In d’Avignon et de franche rigolade 2023 vient de sortir. Olivier Py l’avait mis sur les rails du conformisme subventionné et de la propagande sarkhollando-macrono-européiste. Avec le nouveau directeur, le Portugais Tiago Rodriguez, à ne pas confondre avec le syndicaliste Martinez, encore moins avec Pélaez, c’est la vitesse de croisière, une caricature post Py-enne, du superPy à gogo et en veux-tu en voilà…

La route est bien tracée, sans virage. Il suffit de la goudronner, à présent, et de bétonner le désastre. Et l’on éclate de rire à chaque spectacle, en pensant aux masos qui vont aller voir ça, qu’ils soient snobs ou cu-cultureux, bobos branchés ou simples débranchés. Heureusement, Le Monde, Libéré par Télérama, éclairera l’ensemble de ses commentaires appropriés !

Tout y est des rengaines à la mode avec, cette année, la surprise du chef, en vedettes américaines et principales, les femmes et les violences faites aux femmes. Et en basse continue ou toile de fond, le racisme, le décolonialisme, la montée de l’extrême droite et du populisme.

Tout cela soigneusement enveloppé mais difficile à lire car les titres sont pour la plupart incompréhensibles à qui ne connaît pas l’anglais, l’espéranto ou le volapük : G.R.O.O.V.E, Welfare, Neandertal, A Noiva e o Boa Noite Cidarela, An Oak Tree, Baldwin and Buckley at Cambridge, Kono atari no dokora, etc…, comprenne qui pourra ! Et Jean Vilar n‘est plus là pour nous parler du théâtre populaire…

On plonge dans une sorte d’internationalisme vaguement anglo-saxon où la moitié des titres évitent le français, cette langue désuète et démodée, déconnectée de la vraie culture d’avant-garde. Mais c’est peut-être mieux, car ainsi, le spectateur naïf n’a pas la moindre idée ce ce qu’il va voir, donc il y va, curieux, ou bien, s’il est maso-culturel, il peut déjà souffrir dès le titre.

Un festival qui n’est plus un festival de théâtre ou d’ouvrages dramatiques mais de mise en scène, de numérique artistique, de philosophie scénique, d’engagement militant rabâché, de tout adaptable, de spectacles d’après, de braillements ou de silences habités, un immense happening de tout et n’importe quoi. Ce qui est, depuis plusieurs décennies, la quintessence de l’art officiel, un post-soixante-huit scénique parvenu à son apogée, un éparpillement abscons ne sachant plus comment progresser dans une nouveauté devenue routine.

Et certes on le sait, en ces temps macronistes, le Français aime souffrir, et chaque jour lui apporte un peu plus de joie dans la douleur, et lorsqu’il s’agit de chercher au théâtre un peu de rire, de rêve ou d’émotion, il doit souffrir encore et encore…

Le Festival In annonce qu’il a mis à disposition cent-vingt mille places, plus de cent mille Français, bobos ou masos qui vont aller « se taper ça », comme conseillait le Président Hollande à Fleur Pellerin, son ministre de la Culture, lorsqu’elle prit ses fonctions. Et c’était tout à fait judicieux et, pour une fois, j’ai partagé son avis. Les politiques qui entretiennent « ça » devraient être obligés de « se taper » l’intégralité des spectacles qu’ils subventionnent avec l’argent d’un peuple contribuable qui n’y met pas les pieds. L’intégralité du In d’Avignon. Je pense que, l’année suivante, ils deviendraient plus économes. On leur ferait jouer L’Avare !

Jean-Pierre Pélaez
Jean-Pierre Pélaez
Auteur dramatique

Vos commentaires

17 commentaires

  1. Et vous avez oublié la drogue !!!car cette ville est aux mains des dealers et dans tout « ce beau monde » combien de consommateurs ?.

  2. Il n’y a pas de place dans les prisons, obligeons donc tous les multirécidivistes à assister à ces spectacles. Les bobos y trouveraient leur compte et qui sait, face à de tels spectacles la récidive serait moindre.

  3. Après quelques décennies de « subventions de copains », le spectacle est devenu tellement nul en France !
    Ça coûte de plus en plus cher car à force de favoriser les copains sans talent, personne ne veut payer plein tarif (pour ceux qui y vont encore) ce sont donc des subventions à perte.
    Allez plutôt voir les troupes amateurs, les musiciens locaux de votre conservatoire et autres groupes de bars de nuit, ils sont bien meilleurs que les prétendus professionnels.

  4. Ce que je déplore entre autres, c’est que J-Pierre PELAEZ va passer là pour un ronchon rétrograde, alors que c’est un excellent chroniqueur, en plus d’être un auteur remarquable (et plein d’humour, ce qui ne gâte rien)!

  5. Quand on compare les Chorégies d’Orange dans le magnifique théâtre antique au festival d’Avignon qui ne sont pourtant pas très éloignés c’est un peut comme Eric Clapton et Yoko Ono., il y a un vide sidéral qui les séparent.

  6. Pour les avignonnais le IN n’est pas vraiment accessible, trop cher pas assez de place. De plus la nature est spectacle est contraire à l’esprit de création du festival.
    Pour le OFF le prix des places a lui aussi explosé.
    Les démagogues et les usuriers de la location tue le festival.
    IN MEMORIAM VILLARD

  7. ces petits, mais tous petits bobos gauchos s’attribuent l’art et la culture !!!! Mais, comme leur paupérisme intellectuel est si grand, que ce ne sont que des ordures, des ignominies et des spectacles affligeants que le Festival d’Avignon, présente… Pauvres bobos gauchos vous êtes si nuls.

  8. On imagine l’ambiance. Descendre de Lyon dans le SuV Mercedes pour venir voir et écouter un chef d’œuvre déjanté et au bord de la débilité. Ce festival sent la macronie à plein nez.

  9. Si nous comprenons bien, un festival adapté à la fois à l’air du temps et au niveau intellectuel. Un festival du « paraître », l’essentiel se résumant à cette formule glorifiante « j’y étais » . Ils en sont heureux. Un peu leur suffit.

  10. C’est un vœu pieux, dans une vingtaine d’années, j’espère que toute cette jeunesse qu’on aura rendu inculte, se réveillera mais risque d’être douloureux ! Tout comme un père qui n’a pas fait d’études, mais possède du bon sens , incitera son fils ou sa fille à suivre des études, à se nourrir de littérature, de notre Histoire nationale ! J’ai eu un cas dans mon entourage et ses enfants ont de très belles situations , une pensée aussi à Albert Camus qui en est un très bel exemple !
    Tous ces spectacles « wokistes » de la bien-pensance, soi-disant « avant-gardistes » me laissent froide !
    Je préfère le théâtre de Molière, de Racine…. je suis désolée, je ne suis pas dans le  »vent », pas moderne !

    • Je résume ces gens a des snobs, qui même s’ils n’ont rien compris, s’extasient et ressortent dans un langage codé, les mêmes âneries. La littérature, le théâtre, la chanson, combien j’ai plaisir à lire, à voir, à écouter, à entendre avant 1968.

  11. Depuis longtemps les avignonnais s’éloignent pendant cette période et en profitent pour louer (cher) leurs biens à ces énergumènes !

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