[POINT DE VUE] Les Molière : pour en finir avec cette cérémonie qui ne veut plus rien dire
La soirée des Molière, cette sorte d’entre-soi parisien et bien-pensant, donc invariablement de gauche et où le m’as-tu-vu rivalise avec le déjà-vu et rabâché cent fois ; cette soirée du conformisme culturel triomphant et cucunet, où le vrai Molière, l’insolent Molière, disparaît sous un propos dégoulinant de vide ; cette mondanité lourdingue qui encombre notre théâtre depuis des années, le ridiculise et l’empêche de respirer ; la soirée des Molière, donc, donnait, l’autre soir, sa dernière et nouvelle édition.
Pourtant, à part le président-directeur desdits Molière lui-même, Jean-Marc Dumontet, propriétaire de nombreux théâtres, on se demande qui s’intéresse encore à cette pendejade — de l’espagnol pendejada, c’est-à-dire qui est tout juste bon à se pendre — et à cette sorte d’attrape-nigaud où il faut faire semblant d’avoir trouvé le génie du siècle pour ne pas avoir l’air d’être encore plus nigaud que lui.
Et cependant, il est encore de malheureux artistes ou auteurs qui veulent à tout prix avoir leur statuette de Molière : une espèce en voie d’extinction, au même titre que les singes savants de Java et les vieilles chaises rococo trouées du marché de Bédarieux.
Aidons les Molière à se réformer !
Signe des temps et de l’usure de ce machin — on a vu cette année David Lisnard, le maire de Cannes, et quelques autres personnalités, de plus en plus nombreuses, ruer dans les brancards de tous ces branquignols qui se veulent plus spirituels que France Inter. Un échange assez vif a même eu lieu entre le maire et le président gauchipète et directeur d’un véritable Monopoly théâtral, ce dernier accusant l’élu de trop d’aigreur. Ce doit être, chez lui, une sorte de leitmotiv, puisqu’il avait dit la même chose à notre intention, il y a quelques années. Nous lui avions proposé de réformer en profondeur cette niaiserie, en sortant du microcosme parisien, et d’aller la décentraliser, avec des acteurs locaux, dès l’année suivante à Béziers, notre ville natale, ou bien à Guéret en Creuse, ou même à Luchon, dont les thermes sont parmi les plus réputés et où, tous les ans, on peut au moins applaudir le Tour de France, à défaut des invités d’un événement qui doit être absolument parisien et où les ricaneries bien-pensantes sont la règle éternelle.
Pauvre Molière ! Jusqu’à quand, encore, comme disait Cicéron, lui faudra-t-il supporter, tous les ans, cette soirée à l’usage des gogos ?
Ainsi, face à l’urgence de la situation, et comme nous l'avions déjà fait il y a quelques années, en mai 2020, où, avec le concours de la députée de Béziers, Mme Emmanuelle Ménard, nous avions appelé à cette réforme de la cérémonie des Molière, nous renouvelons solennellement notre appel et invitons le maire de Cannes à s’y associer.
Si Jean-Marc Dumontet, tous ces courtisans et censeurs qui l’entourent veulent continuer à donner le nom de Molière à leur entre-soi, qu’ils commencent par retrouver la liberté d’esprit, l’audace et le culot de Molière et du Roi-Soleil, ou ceux du Cyrano de Rostand ou du Ruy Blas de Victor Hugo, au lieu de ces rengaines sinistres où ils se complaisent.
Alors, et jusqu’au passage du Tour de France lui-même, on pourra applaudir !
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21 commentaires
Bravo ! Bien dit !
Une soirée entre gauchistes décérébrés qui ont détruit notre France !!!
Les Molières : une soirée pour les bobos de droite et de gauche; des inutiles
Les Molières !! Molière, comme De Gaulle, doivent se retourner dans leurs tombes….
Les Molières sont devenus aussi minables que la France.
On en discutait en famille, suite à la dernière cérémonie, en se disant que cela faisait longtemps que l’on ne la suivait plus tellement c’était devenu nauséabond et complètement éloigner du théâtre, notamment en comparaison des premières années quand on voit la qualité des acteurs, pièces….qui étaient récompensées. Cette année ne semble pas avoir échapper à la dégringolade.