[POINT DE VUE] Pour l’installation d’un camp de migrants chez Alexis Michalik

Nous vivons une époque formidable où les grands textes sont remplacés par des niaiseries insupportables et conformistes.
Photo de Krists Luhaerssur Unsplash
Photo de Krists Luhaerssur Unsplash

On le sait, chez les bien-pensants et autres bobos du théâtre parisien, le migrant des contes de fées, édulcoré, idéalisé, savonné, maquillé, pomponné et déguisé en personnage des soirées des Molière, est une sorte de légende qui réunit en son sein et dans une ténébreuse unité l’appel du large, la générosité de salon et le visage hideux et haï du Rassemblement national.

Ainsi, ces deniers mois, et avec le concours d’Alexis Michalik, on rejoue Le Tartuffe nouveau, à savoir la pièce que j’avais écrite, il y a quelques années, sur le sujet et que Gérard Gélas avait magnifiquement mise en scène à Avignon (théâtre du Chêne noir, scène permanente d’Avignon - 2013-2015). Elle dénonçait cette caricature de la gauche caviar, des Kouchner et autres imposteurs d’un monde où le gauchisme avait remplacé la pensée par une sorte de carriérisme pseudo humanitaire.

Rien n’a changé, depuis, et l’on retrouve les mêmes acteurs du drame, dignes d’un Jack Lang de la place des Vosges. En voici un extrait : tel que l’apprenti Rostand, avec son pauvre Edmond, aurait dû le proposer à son public ?

« A-t-on besoin de lui, et de son cinéma,
Pour connaître l’ampleur des malheurs d’ici-bas ?!
Ce qu’il veut, crois le bien, surtout, c'est se montrer,
Pour gagner à ce jeu une célébrité
Et grâce à la télé construire sa carrière
En prétextant servir la cause humanitaire !
Car bientôt on les voit, ces Messieurs Saint-Vincent
Ces zorros de l’humain, ces bienfaiteurs ardents,
Dans tel ou tel parti, ou dans un Ministère,
De leur grande bonté recevoir le salaire. »

Et après la polémique avec le maire de Cannes sur les Molière, c’est aujourd’hui à celui de Castres d’être confronté à ce cinéma médiatique pro-migrants des salons.

Car la tartufferie culturelle est toujours là. Et aujourd’hui, c’est Michalik qui prend le relais, reconverti en Kouchner d’opérette. Après avoir pondu une sorte de Rostand de pacotille à faire se retourner Roxane dans sa tombe, le voilà qui joue les directeurs de théâtre en mal d’engagement humanitaire.

La déliquescence actuelle se poursuit, mais quelques maires à nouveau se rebiffent. À Cannes, à Castres, à Carcassonne, un peu partout, on ne supporte plus un discours médiatique bien-pensant des soirées des Molière où l’on exalte avec une générosité convenue le pire des esprits bobos.

Nous vivons une époque formidable dans le grotesque, où les grands textes, les véritables œuvres, sont remplacés par des niaiseries insupportables et conformistes ; où de petites choses sans lendemain tiennent le haut du pavé théâtral de Paris et passent pour des événements nationaux alors qu’elles brassent surtout les éventails des dames patronnesses.

Où l’on distribue des Molière comme l’on décrète que tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil, où une petite caste de bons à rien médiatiques décident sous les glapissements de ce qu’il faut aduler et de ce qui est beau et grand comme un prêt-à-penser.

Triste époque de fins de règnes divers où le migrant, le métèque, l’international sont les héros et où le théâtre comme la littérature ne sont plus que des trucs d’un bazar doucereux.

Une tristesse de bobos risibles et de fils à couper le beurre, une saison théâtrale sans rire, sans puissance et sans vertu.

Rideau !

Picture of Jean-Pierre Pélaez
Jean-Pierre Pélaez
Auteur dramatique

Vos commentaires

27 commentaires

  1. Les bobos s’indignent, cachez ce christianisme que je ne saurais voir, mais s’achètent une bonne conscience à bon compte, un vieux relent de l’éducation chrétienne peut-être. La religion, c’est comme le sparadrap du capitaine Haddock, on a du mal à s’en défaire.

  2. Oh oui , ça c’est une bonne idée , tous ces « artistes » pro migrants , (et il y en a un paquet ) pourraient céder un peu de leur place (jardin , maisons secondaires etc…) , et cela en ferait des camps à rajouter !!!!
    ….Et ces pauvres hères y seraient plus confortablement installés

  3. Dans l’émission « face à l’info » sur cnews, levée de bouclier  » contre le maire de Castres qui a osé interdire le gauchiste pro islam Michalik de se produire dans sa ville. Sauf Gabriel Cluzelle.

  4. Puisqu’il défend tant les migrants, en effet , il a qu’a les loger chez lui , au lieu de nous faire la morale, comme bien d’autres artistes ! ! !

Commentaires fermés.

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