Editoriaux - International - Politique - Religion - 23 janvier 2020

Macron et les chrétiens d’Orient : la France, fille aînée de l’Église ?

Bonne nouvelle pour les chrétiens d’Orient ! En visite à Jérusalem, ce mercredi 22 janvier, Emmanuel Macron a annoncé la création d’un fonds finançant l’ensemble de leurs écoles. Destiné à soutenir la francophonie au Proche-Orient et à réaffirmer l’engagement de la France, ce fonds sera abondé par l’État, des associations ou des entreprises. Il fait suite au rapport Personnaz commandé par le Président, portant sur l’implication de la France dans le réseau éducatif des communautés chrétiennes d’une part, et dans la protection du patrimoine de cette région d’autre part.

« Dans cette région bousculée par les divisions, la place des chrétiens d’Orient est extrêmement importante, et le rôle de la France est de les protéger, de travailler avec eux, de permettre que dans chaque pays ils soient respectés », déclarait le chef de l’État aux journalistes lors de sa visite au sanctuaire du Saint-Sépulcre. Emmanuel Macron aurait-il été touché par la grâce à Jérusalem ? Aurait-il reçu la révélation que notre nation est fille aînée de l’Église, lui qui s’exprime en ces mots : « C’est la vocation de la France de les accompagner et de les aider » ?

Si l’on ne peut que saluer cette annonce extrêmement réjouissante, faut-il rappeler au chef de l’État que la même menace plane sur les chrétiens d’Occident ? Prêtre égorgé, cars de pèlerins agressés, crèches vandalisées, églises profanées ou incendiées… L’on finirait presque par s’y habituer, tant les faits sont trop souvent d’actualité.
Dans Valeurs actuelles, Charlotte d’Ornellas dénonce « la France, un pays où on protège les opprimés… sauf quand ils sont catholiques ». Même constat souligné par Me de Beauregard, l’avocat des pèlerins de Caen récemment attaqués par des militants LGBT : « Le silence semble être la règle lorsque des chrétiens sont visés. »

« Parce que là où les chrétiens d’Orient sont menacés, c’est le pluralisme qui est menacé », ajoute Emmanuel Macron. Souhaitons donc à la présidence un peu plus de cohérence afin qu’en France, pluralisme ne rime plus avec multiculturalisme et qu’ici aussi, les chrétiens puissent se sentir en sécurité.

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