Loin de diminuer, le fait religieux en entreprise est à son niveau le plus haut

Un nouveau rapport de l'Institut Montaigne alerte sur les pratiques de plus en plus rigoristes au travail.
Photo de Windowssur Unsplash
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Ce mercredi, l’Institut Montaigne publie le rapport de l’Observatoire du fait religieux en entreprise que dirige Lionel Honoré. Le constat est sans appel : « Le fait religieux en entreprise en 2026 » atteint son niveau le plus élevé depuis la création du baromètre, en 2013, avec près de 80 % des personnes interrogées qui déclarent aujourd’hui y être confrontées… Et confrontées à des comportements de plus en plus rigoristes.

Stigmatisation et discrimination, surtout envers les Juifs

Le rapport qui fait état de cette progression continue du fait religieux en entreprise établit que, dans les 79 % d’entreprises concernées - un chiffre en forte croissance depuis 2024 où il n’était que de 71,3 % -, 85 % des cas relevés concernent l’islam. Pour les autres religions, les données sont stables : 19 % pour le catholicisme, 14 % le judaïsme et 17 % l’évangélisme.

Le rapport met en avant « une augmentation des observations de stigmatisation et de discrimination ». Des situations constatées par 37 % des répondants, quand ils n’étaient que 19 % en 2019 et déjà 32 % en 2024. Toutes les religions sont ici concernées, nous dit-on, « que cela soit dans les rapports avec ses collègues ou l’encadrement mais aussi dans les processus de gestion de l’entreprise, notamment lors d’embauche ». Le rapport note toutefois, sans surprise, que les plus discriminés en entreprise sont les salariés juifs (de 16 %, en 2022, à 41 %, en 2026). En revanche, s’agissant de l’embauche, « 75 % des situations de discrimination repérées concernent des personnes musulmanes » (à moins qu’on ne veuille dire arabes ?).

Il faut noter ici, et ceci explique sans doute en grande partie cela, que les exigences posées par la pratique religieuse de l’islam sont nettement plus lourdes et contraignantes pour une entreprise. Au-delà du port du voile et des comportements ouvertement sexistes, ce sont les demandes d’aménagement de lieux dédiés aux ablutions rituelles, à la prière, des aménagements horaires, etc.

Nette augmentation des comportements rigoristes

Rendant compte de ce rapport, La Croix, le quotidien des chrétiens de gauche, interroge : « Pourquoi les entreprises sont-elles si frileuses à affronter la question religieuse ? » Et de déplorer : « Les employeurs attendent souvent d’être confrontés à une situation problématique pour déployer une politique en la matière. » La question relève-t-elle d’une fausse naïveté ou d’une vraie mauvaise foi ? La réponse est en effet évidente : c’est, pour beaucoup, par crainte d’être accusés de discrimination, voire taxés de racisme.

On note d’ailleurs que le quotidien survole de haut la question, vantant les « programmes de sensibilisation à la laïcité » de la RATP ou se penchant sur le cas gentillet d’une entreprise – la Feuille d’Érable – qui met en avant les questions de sécurité pour interdire le port du voile.

Pas un mot, en revanche, sur la partie du rapport consacrée à la montée inquiétante des « comportements rigoristes ». Est-ce parce que, « dans 91 % des situations dans lesquelles sont repérés des comportements considérés comme rigoristes, la principale religion concernée est l’islam (comme en 2024) » ?

SI l’augmentation des demandes d’absence et d’aménagement du temps de travail « s’accompagne d’une évolution genrée du fait religieux avec un poids prépondérant des femmes parmi leurs auteurs », il apparaît surtout qu’« une part de plus en plus importante des salariés croyants et pratiquants légitiment des comportements tels que le refus de réaliser des tâches pour des motifs religieux ou le refus de travailler avec ou sous les ordres des femmes ».

De même, le rapport note une progression constante des personnes qui considèrent comme légitime de « donner la priorité à sa pratique religieuse par rapport à la réalisation du travail ou aux ordres du management ». Là encore, « ces évolutions sont plus marquées encore pour les salariés croyants et pratiquants musulmans ».

Et quelque chose nous dit que ça ne va pas aller en s’arrangeant…

Picture of Marie Delarue
Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

19 commentaires

  1. Ne pas vouloir transformer les locaux de son entreprise en lieu de culte serait donc une discrimination ou du racisme. Existerait-il un article de loi obligeant un employeur à transformer son entreprise en lieu de prière ? Il faut arrêter avec tout ça. En revanche, j’aimerais connaître le taux de poursuite et de condamnation pour sexisme à l’encontre des employés musulmans qui refusent de serrer la main d’une femme ou de travailler sous les ordres d’une femme. J’imagine qu’il doit avoisiner le zéro … Serait-il utile de rappeler que la justice doit s’appliquer de la même façon pour tout le monde ? J’ai peur que oui.

  2. Les religions sont une forme de thérapie, comme la drogue. Le monde en a bien besoin, et en même temps en souffre.
    A consommer avec grande modération, en respectant les horaires et à contre indiquer aux malades mentaux, et aux enfants ( ou alors avec des formes très adaptes à leur tolérance)…

    • La drogue une thérapie ? Je dirais plutôt que c’est une réponse inadaptée et dangereuse à un problème (trouble de la personnalité, situation conflictuelle, traumatisme psychologique,…) en aucun cas un traitement. Vous n’êtes pas le premier à comparer la religion à une drogue (la religion c’est l’opium du peuple) qui serait un mauvais remède à un vrai problème. La question qui se pose, c’est pourquoi un tel retour de flamme religieuse chez les générations issues d’une immigration dont les grands-parents pratiquaient un islam fort modéré ? D’autant plus que quand on gratte un peu le vernis du voile ou de la barbe … on ne rencontre bien souvent que le vide, à part quelques arguments appris par cœur, ces gens ont une méconnaissance profonde de leur religion. Si vous poussez la conversation un peu plus loin pour les mettre face à leur ignorance et leurs incohérences, ça peut finir très mal.

    • Je pense que vous vouliez dire pour les malades mentaux.
      En tout état état de cause, la religion quelle qu’elle soit, n’a pas à s’afficher au travail, ni dans les lieux publics.

  3. En France, tous les prétextes sont bons pour ne pas travailler. Ce serait étonnant que la religion échappe à la règle.

  4. La religion n’a rien à faire en entreprise … rien que de voir ça, j’en ai la nausée … la religion ça permet peut être pour eux de masquer leurs lacunes et leurs incompétences, pas étonnant que tout s’écroule en France …

  5. L’islamisation ce fait jusqu’en dans la police où des bouteilles d’eau pour les ablutions sont dans les toilettes, idem dans les hôpitaux.

  6. On assiste à une islamisation de la France à marche forcée et à visage découvert puisqu’ils ne rencontrent aucun mur. Le but est politique car pourquoi aller vivre dans un pays chrétien quand on est un si bon musulman ? Jamais je n’irai vivre dans un pays musulman car cela n’est pas en accord avec les convictions. Or eux le font car ils savent qu’on plie à chaque fois un peu plus face à leurs exigences ….. allez dzns un pays musulman (allez au hasard l’Algerie) et demandez du porc, la messe avec les cloches qui sonnent, porter des mini jupes et des crop tops et vous allez vite comprendre ….

  7. Cela va finir par les entreprises privées las de ces débordements .
    Les drh officieusement feront le tri dans les CV

    • Je pense que c’est déjà le cas, y compris de la part d’employeurs eux-mêmes musulmans qui se méfient des comportements radicaux. Un employeur ne cherche pas la complication, mais l’efficacité et pas de problèmes. De tels profils agissent comme des repoussoirs à l’embauche.

  8. En entreprise et dans l’administration , l’infiltration islamiste existe depuis des années , ils contrôlent avec la gauche tout les rouages de notre République .

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