Immigration de travail : Marine Tondelier se fait l’avocate du Medef

En vantant la poursuite de l’immigration, l’écologiste s'est offerte une étonnante ovation du Medef.
Capture d'écran LCI.
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C’est une ovation que personne n’avait vu venir. La scène s’est déroulée jeudi 27 août, lors du grand débat présidentiel organisé devant les patrons, à Roland-Garros.

Capture d'écran LCI.

Interpellée par Marine Le Pen sur l’immigration, Marine Tondelier a dégainé un argument pour le moins inattendu : un rapport du Medef. « J’entends Mme Le Pen nous faire des leçons sur l’immigration devant le Medef avec lequel je ne suis pas d’accord sur tout, certes mais dont j’ai lu le rapport qui expliquait que l’économie française ne pourrait pas tourner en 2050 sans 3,6 millions de travailleurs étrangers. C’est ça la réalité… » La référence a été accueillie par des applaudissements nourris. Et la patronne des Écologistes de s’en amuser : « Je suis applaudie par le Medef et je m’en réjouis ».

Mme Tondelier peut en effet s’étonner de cet adoubement. Elle qui prétend régulièrement combattre le capitalisme pouvait légitimement s’attendre à un accueil moins chaleureux du Medef. Comme quoi, certains ont parfois la mémoire courte…

Une contre-vérité tenace

Revenons sur les propos tenus et sur cette théorie déjà mille fois débunkée selon laquelle l’économie française aurait besoin de toujours plus de travailleurs étrangers pour tenir debout. Aussi idiote que tenace, cette thèse occulte un élément essentiel : la France dispose déjà d’une réserve importante et inexploitée de main-d’œuvre. L’Observatoire de l’Immigration insiste précisément sur cette contradiction. « Plus de 4 millions de personnes, en France, sont au chômage ou dans le halo du chômage. Dans ce contexte : le besoin d’une immigration nombreuse et peu qualifiée n’existe pas », explique ainsi son directeur, Nicolas Pouvreau-Monti. Celui-ci démontre également que le recours massif à une « immigration de travail » tend à « entretenir ce problème, plutôt qu’à le résoudre ».

Les données relatives à l’emploi invitent en effet à relativiser le discours sur l’immigration comme réponse aux besoins économiques. Selon les données de l’Insee, le taux d’emploi des immigrés originaires d’Afrique demeure inférieur à celui de l’ensemble de la population. Le data analyst Marc Vanguard relève de son côté « une surreprésentation dans les professions à faible valeur ajoutée » ainsi que des taux d’activité, de chômage et d’emploi moins favorables que la moyenne nationale.

A l’heure où la robotique et l’IA s’apprêtent à remplacer une partie des jobs à faible niveau de qualification, continuer à promouvoir une immigration structurellement peu éduquée relève d’une absence totale de bon sens, voire d’un technoscepticisme crasse.

Quand la gauche et le patronat collaborent

Surtout, la séquence de Roland-Garros illustre une alliance de circonstance entre patronat et gauche, réunis autour d’une même demande d’ouverture croissante des frontières. Leurs intérêts convergent : les uns recherchent une main-d’œuvre bon marché et corvéable ; les autres sont en quête d’un électorat de substitution. Le tout sur le dos des Français qui paient cash les pots cassés. Car l’importation de millions d’individus prêts à travailler pour des salaires de misère maintient mécaniquement ces métiers dans la précarité plutôt que de pousser les employeurs à augmenter les rémunérations ou à investir davantage dans la productivité. Au bout d’un certain temps, ces emplois sous-payés ne sont occupés plus que par des étrangers, ce qui permet alors à la gauche d’accuser les Français de fainéantise et d’appeler sournoisement à encore plus d’immigration. La boucle est bouclée.

Les conséquences de l’immigration – dite « de travail », mais surtout de masse – ne sont d’ailleurs pas qu’économiques. Crise du logement, baisse du niveau scolaire, système de santé débordé, tensions culturelles, insécurité et développement de l’islam conquérant sont autant de sujets que le simple raisonnement comptable sur les « besoins de main-d’œuvre » ne saurait évacuer. Après plusieurs décennies d’expérience malheureuse, plus personne n’est censé ignorer cette réalité. Encore moins des responsables politiques ou des organisations patronales. Ceux qui continuent malgré tout de militer, d’une manière ou d’une autre, pour la poursuite de la « submersion » migratoire devraient donc être tenus responsables des conséquences de leur idéologie.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

10 commentaires

  1. Ils veulent des migrants ? le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) inscrits à France Travail a de nouveau augmenté au deuxième trimestre 2026. Il s’établit désormais à 3.323.000 personnes, soit une hausse de 0,8% (+27.900). À noter tout de même que, corrigé de l’inscription automatique des allocataires du RSA et de la non-radiation de certains chômeurs depuis juin 2025, ce total a reculé de 0,2% au deuxième trimestre.

    Allocations chômage : il n’y aura pas de revalorisation au 1ᵉʳ juillet 2026

    En ajoutant les travailleurs exerçant une activité réduite (catégories B, C), le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail et tenus de rechercher un emploi s’établit à 5.801.500, soit +1,3 % par rapport au trimestre précédent. « Au 2ᵉ trimestre 2026, le nombre de personnes inscrites à France Travail qui ne sont ni en attente d’orientation ni en parcours social (catégories A, B, C, D, E) augmente de 1,1 % (+72 000) et augmente de 2,6 % sur un an », ajoute la Dares.

  2. Combien d’adhérents du MEDEFG sont dans les loges maçonniques ou dans les tribunaux de commerce a pratiquer leurs petites magouilles a la petite semaine ???On peut developper ,les exemples pullulent ! on a plus de quatre millions de chomeurs donc ,pas besoin de maths sups pour faire le compte … Nous venons de battre un record de dépots de bilan dans nos petites industries et commerces ; les restaurants sont vides ; mais rien n’a filtré de cela dans le debat d’hier ,,le MEDEF s’et fourvoyé avec la macronie , la plupart d’entre eux étant en relation particulière avec le monde politique au gré de leurs interets particuliers !

  3. Les 3.6 millions de  »travailleurs » estimés nécessaires par la MEDEF sont effectivement présents, occupés à ne rien faire et être malgré tout indemnisés pour cela.
    Question subsidiaire ; combien des sympathisants écolos ont infiltré l’assistance ?

  4. Au congo , les entreprises qui embauchent des étrangers doivent payer une taxe annuelle de 1000 euros .
    Le medef contribue par ses demandes à accroître le poids de l’immigration, qui n’est plus de travail mais de peuplement, avec les conséquences financières que tout le monde paie, citoyens, salariés, retraités, artisans, paysans, commerçants, entrepreneurs…
    Seule une immigration temporaire de travail, où les entreprises payent pour loger et scolariser les enfants des employés étrangers est valable.
    Çe que font les pays du golfe et asiatiques.
    Les entreprises doivent assumer le surcout de l’immigration.
    Une immigration temporaire de travail, plus de travail, ils repartent billet payé par l’ex employeur.

    • CeJe suis « tout à fait d’accord » avec votre commentaire et surtout votre « proposition » ! …
      Je précise que ce n’est pas « TOUT le monde » qui paie ! … JUSTE les français qui cotisent ! … Car ce sont ceux qui « participent » à l’effort de cotisations et autres « services » qu’ils payent plein pot pour l’immigration pour qui « c’est OPEN BAR » ! …
      Un étranger qui commet des crimes continue à coûter « un pognon de dingue » car « il faut lui garantir ses « droits » ! …
      Quel pays dilapide à ce point ses « richesses » pour les « autres » ? ! …

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