Drapeaux français, uniformes scolaires : à Nice et Béziers, ces maires bien inspirés
La reconstruction passe par l’école. C’est le message que le maire de Nice veut faire passer en annonçant ce vendredi 28 août l’installation d’un mât « pour y faire flotter le drapeau français » dans chaque école de la ville dont il a pris les rênes depuis désormais cinq mois. Toutes les cours des établissements seront équipées dans les prochains semaines, assure Eric Ciotti dont l’objectif est de « faire vivre concrètement les symboles de la Nation au sein des écoles. » A terme, celui-ci espère qu’en concertation avec le rectorat et les établissements, l’organisation régulière de levées des couleurs, accompagnées de La Marseillaise, puisse avoir lieu.
Par cette initiative « inédite », le président de l’UDR « entend redonner toute leur place à l’école aux symboles qui rassemblent les Français et transmettre dès le plus jeune âge le sentiment d’appartenance à une même Nation ». Dans un communiqué, il affirme que « l’école ne doit pas seulement transmettre des connaissances, elle doit aussi apprendre aux enfants ce qui unit les Français, leur faire connaître leur histoire et leurs symboles et leur transmettre l’amour de la France ». « À l’heure où trop de repères communs s’effacent, Éric Ciotti assume de faire de l’école un lieu de transmission du patriotisme et de la fierté d’être Français. ».
Port de l'uniforme généralisé à Béziers
Une mesure qui entre en écho avec la généralisation du port de l’uniforme à Béziers à la rentrée de septembre 2026. La ville que dirige Robert Ménard annonce prolonger l’initiative qui était testée depuis 2024 dans le cadre de l’expérimentation proposée par Gabriel Attal alors qu’il était ministre de l’Education nationale. Des polos blancs et des sweets bleu marine sont prévus pour l’ensemble des élèves des écoles élémentaires (du CP au CM2). Les uniformes seront floqués du blason de la ville et du nom de Béziers.
Si la mesure est incitative et non obligatoire, elle remporte déjà un franc succès puisque sur les 4.545 élèves biterrois des 21 établissements de la ville, 73% d’entre eux ont déjà commandé leur uniforme. « Le vêtement que l’élève porte à l’école n’est pas anodin, soulignait la mairie dans un communiqué en 2024. Il dit quelque chose de son attachement à la communauté scolaire, de son souci de faire corps avec les autres, de cette neutralité propice à l’apprentissage des savoirs et de ces valeurs qui feront de nos enfants de véritables citoyens responsables. »
« Banalisation de l’extrême droite ».
« L’école a besoin de symboles forts dont l’uniforme fait partie » expliquait quant à lui Robert Ménard qui a défendu par un courrier en avril son projet auprès des directeurs d’école. Une mesure « de bon sens pour encourager l'esprit d'appartenance à un groupe, affirmer les valeurs de laïcité et réduire les effets de mode » écrivait-il. Celui qui a été réélu pour un troisième mandat en mars dès le premier tour, avec 65% des voix, veut lutter ainsi « contre le communautarisme et le harcèlement scolaire ». Le projet n’est pas vraiment du goût du syndicat enseignant FSU-SNUipp 34 qui y voit « une mesure coûteuse, éloignée des réalités du terrain, passéiste ». Il ne serait qu’une « banalisation insupportable de l’extrême droite ». « Et on essaie de nous faire croire que les inégalités seront réglées par une tenue ! » Comme si la déliquescence dans laquelle a sombré l’Education nationale n’a rien, mais alors rien à voir avec l’esprit soixante huitard de ces Cassandre.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR





































Un commentaire
Excellent ! Par contre vu l’irrespect manifeste lors des minutes de silence pour les professeurs assassines..il faudra avoir la main lourde ..au moindre manquement..sinon c’est voué a l’echec..