Immigration : Alain Finkielkraut et Robert Ménard lanceurs d’alerte

Alors que débute, à l’Assemblée nationale, un débat sur l’immigration, Alain Finkielkraut, sur BFM TV, a répété que « la France n’est pas un vieux pays d’immigration ». Certes, l’immigration d’individus existe depuis longtemps, mais l’immigration de masse est beaucoup plus récente. Les Italiens, les Polonais, les Espagnols, les Portugais, les peuples européens en général, n’ont jamais posé de problèmes d’intégration : ils avaient en commun une culture chrétienne. Ce qui n’est plus le cas de la majorité des immigrés actuels.

Voilà qui ne va pas améliorer l’image de cet intellectuel, qui reconnaît s’être égaré dans les utopies de 1968 et supporte mal, aujourd’hui, de se voir constamment qualifié d’épithètes dépréciatives dans la bouche de ses accusateurs : réactionnaire, conservateur, voire facho. Les véritables progressistes ne sont-ils pas ceux qui savent se libérer des préjugés de la pensée unique, non ceux qui la suivent aveuglément ?

Robert Ménard, le maire de Béziers, invité de Jean-Jacques Bourdin ce lundi matin, ne dit pas autre chose quand il dénonce le refus de trop nombreux Français d’origine immigrée de s’intégrer. Si le droit d’asile doit être respecté, quand il concerne des personnes en danger dans leur propre pays, il faut limiter et contrôler les arrivées nouvelles tant qu’on n’a pas réussi à assimiler ceux qui sont sur place. Dans l’intérêt même des immigrés qui ne rejettent pas la culture française.

S’il ne faut pas confondre les immigrés et les musulmans, force est de constater que c’est l’application rigide de l’islam qui est le plus grand obstacle à l’intégration. Au nom d’une laïcité mal comprise, nos élites dirigeantes mettent toutes les religions sur un pied d’égalité. Elles se montrent même plus sévères avec ceux qui défendent la tradition catholique qu’avec ceux qui propagent des versions intégristes de l’islam. Aujourd’hui encore, des imams, dont une grande partie est à la solde d’États étrangers, peuvent appeler, en toute impunité, explicitement ou implicitement, à la haine contre les non-croyants.

C’est la faiblesse de nos autorités – et cela ne date pas de Macron – qui est responsable de la montée de l’islamisme en France. Non seulement elles ont des relations ambiguës avec des pays du Moyen-Orient, dont les liens avec l’islamisme radical sont patents, mais, par intérêt politicien ou par angélisme irresponsable, elles ne prennent aucune mesure efficace contre cet ennemi interne que d’aucuns n’hésitent pas à comparer à une « cinquième colonne ».

On en a un récent exemple avec l’attentat commis à la préfecture de police de Paris. Alors que les autorités publiques, suivies par la plupart des médias, se sont précipitées pour rejeter le caractère terroriste du quadruple assassinat, l’enquête a rapidement révélé que des signes de « radicalisation » avaient été remarqués depuis longtemps chez cet agent administratif, travaillant dans un service sensible, mais aucun signalement officiel n’avait été effectué ou, selon toute apparence, suivi d’effet.

Si l’on ne veut pas que « demain on vive face à face », comme le craignait Gérard Collomb avant sa démission, il est impératif que nos gouvernants abandonnent leur posture de complaisance pour les pratiques les plus contestables de l’islam. Il ne s’agit pas de dire que tous les immigrés sont musulmans, ni que tous les musulmans sont des graines de terroristes, mais c’est un fait que tous les terroristes se réclament de l’islam et qu’il existe un lien, actuellement, entre immigration, islam et terrorisme.

Des personnalités comme Alain Finkielkraut, Robert Ménard ou Éric Zemmour, chacun à sa manière, sont des lanceurs d’alerte. Les politiciens qui les ostracisent sont des défaitistes, des munichois ou, pire, des collaborateurs.

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