Face aux critiques, Éléonore Caroit défend l’aide au développement
Mardi 4 août, le ministre délégué chargé de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger est venu sur le plateau de France Info pour (entre autres) défendre la gestion gouvernementale des incendies et la politique écologique et climatique du gouvernement, évoquer les migrants marocains à Ceuta et, enfin, répondre aux questions des journalistes du service public sur le budget 2027 auquel travaille le gouvernement. À la question de savoir si son ministère subirait des coupes budgétaires, Éléonore Caroit a défendu son pré carré : si « l'aide publique au développement, après avoir connu une croissance très importante, a été particulièrement touchée », le ministre défendra « ses budgets parce que ce que l'on fait en matière d'aide publique au développement, cela a un impact direct sur notre sécurité et notamment en matière climatique ».
🔴 Budget 2027 : où faire des économies ? ➡️ "Lorsque vous avez Jordan Bardella ou Sarah Knafo qui vous disent qu’on pourrait se passer d’aides publiques au développement, clairement, on est dans un vrai déni", dit Éléonore Caroit pic.twitter.com/dH9RLFzTa0
— franceinfo (@franceinfo) August 4, 2026
Vraiment aucune économie à faire sur l'aide au développement ?
Rien d’étonnant, et d’ailleurs, en avril dernier, Éléonore Caroit avait déjà assuré que, « malgré la baisse du budget, l'aide au développement reste une priorité de la France ». Déjà, elle avait expliqué que si « à l'échelle du monde, [la France] reste le cinquième bailleur au niveau international », « ce qui est important, c'est de voir ce que l'on fait avec chaque euro qui est dépensé, [puisque] c'est de l'argent public et [puisqu']il y a aussi une petite musique assez idéologique et très polarisée sur le fait que l'aide au développement, l'investissement dans le développement ne seraient pas nécessaires ». Une grossière erreur, selon elle, puisqu'elle avait justifié ces dépenses en arguant que « quand vous investissez dans le développement, vous êtes en train de prévenir des crises, d'aider les pays les plus vulnérables, de traiter des sujets qui nous concernent tous ».
Ce 4 août, elle usait des mêmes arguments en prenant, notamment, l’exemple de travaux « sur la résistance des plantes à l'autre bout du monde pour leur permettre d'être justement plus résistantes et plus résilientes lors de grands incendies » qui seraient, ainsi, « des savoir-faire que nous obtenons lorsque nous soutenons des politiques à l'étranger et qui, ensuite, sont utiles sur notre sol ». Au passage, elle en a profité pour fustiger à la fois Jordan Bardella et Sarah Knafo, qu'elle a accusés d’être « dans un vrai déni ».
Prioriser les secteurs qui impactent les Français
« Ce que l’on fait en matière de développement est essentiel », insistait le ministre. Et, de toute façon « parce que lorsque vous avez un budget qui a été divisé comme le nôtre, de toute façon, il y a un certain nombre de politiques que vous ne pouvez plus faire, il faut prioriser justement les secteurs qui impactent les Françaises et les Français, et c'est ce qu'[ils font]. » Le contribuable sera bien aise de l’apprendre et regrettera seulement que leurs priorités n’aient pas toujours été celles de l’Agence française de développement (AFD) et du ministère de Mme Caroit. Faut-il, d’ailleurs, comprendre que si les partis de Jordan Bardella ou de Sarah Knafo n’avaient pas levé le lièvre des dépenses dues aux aides publiques au développement, la priorité n’aurait pas été donnée « aux secteurs qui impactent les Françaises et les Français » ?
C'est pas trop tôt, mais peut-être encore trop !
Peut-on lui reprocher, cependant, de jouer sa partition, de défendre ses plates-bandes ? Sans aucun doute, selon Guillaume Bigot, qui lui répond, sur X, avec les économies qu’il proposait déjà en octobre 2025 à Sébastien Lecornu : « Dix exemples de subventions avec de l'argent public français pour des projets dans des pays étrangers. Lequel vous choque le plus ? », demandait le député RN du Territoire de Belfort.
Quant à Sarah Knafo, c’est avec encore plus de virulence qu’elle rétorque, sur X, à « Madame la ministre [que] non seulement on peut se passer de l’aide publique au développement, mais on peut aussi se passer de "la ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux". Deux économies pour le prix d’une. » Une réponse cinglante qu’elle accompagne d’un post-scriptum qui explique qu’à la différence du RN, chez Reconquête, « on coupe tout [puisque] c’est l’argent des Français et la France est deux fois plus endettée que l’ensemble du continent africain ».
En avril, lors de la réunion du G7, France Info rappelait que « la France a, elle, réduit son enveloppe [d’aide au développement] de 10,9 % en 2025 », une baisse que le contribuable français apprécierait sans doute de voir se poursuivre...
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108 commentaires
Le pays plongeant, ( anciennement « développé »)) aide encore et toujours des pays émergés ( anciennement « sous-développés »).
Mais l’AFD finance aussi des projets en Chine à hauteur de 35 et 80 millions d’euros. La Chine qui se développe plus vite que la France…
ce que l’on fait en matière d’aide publique au développement, cela a un impact direct sur notre sécurité et notamment en matière climatique ». (SIC). Elle mélange allègrement un peu toutClimat, sécurité… TU POURRAIS « DÉVELOPPER » pimprenelle ?.. On se pince !
Elle arrivait de quelle planète avant l’interview ?
Elle veut protéger le climat et surtout son job
ben oui…. l’APL est indispensable; Pour son salaire !
Cette jeune ministre est bien dans son rôle. Elle défend son emploi sans mesurer l’intérêt commun et public. Elle fait partie comme beaucoup de la bande à Macron, grand consommateur de ministres et collaborateurs. Elle semble être sortie d’un placard avec formation mais sans expérience. Il importe de surprendre dans son environnement car sa carrière actuelle sera courte. Son propos est affligeant.
Tout à fait d’accord avec les commentaires précédent. Tout cela est effectivement affligeant. Questions = D’où sort elle ? A t’elle une fois été en Afrique hors climatiseurs ?
Il se raconte que cette aide au developpement revient en partie sous forme de financement de campagnes electirales..sans doute une » fausse n nouvelle »,mais ca expliquerait comment des candidats sans le sous, sans partis,et sans financements bancaires arrivent au piuvoir…Mais tout ca n » est sans doute que du vilain » complitisse » » honte a ceux qui le disent et a ceux qui en profiteraient..;)
Un de mes amis vendait des biens immobiliers de luxe ,inaccessibles ni à lui ni à nous, à des élites du continent africain qui payaient avec cette fameuse cassette dont on ne peut prononcer le nom.
Cete ministre défend sa gamelle : qu’elle dégage !!! Ça financera du matériel anti-feux de forêts massivement…
Charité bien ordonnée commence par soi même .
Le fond de commerce de ces gens c’est la provocation. On sait ce qu’ils font , on sait même pourquoi ils le font. Et ça change quoi ? Concrètement ?
Déjà l’aide au développement est une ineptie quand on pense que la France est en sous développement. Remplir l’escarcelle des autres quand on est endetté jusqu’au cou relève de la psychiatrie. Encore un ministère à titre pompeux dont Macron doit être le parrain mais baptisé sans eau bénite. Faire le généreux avec l’argent public c’est à dire des autres est facile surtout pour avoir l’air de, mais ce système a un effet pervers, l’effet boomerang. Les dépenses publiques sous Macron sont devenues un puits sans fond sous fond sonore des cigales qui ayant chanté depuis bientôt 10 ans va se trouver à sec quand viendra la forte bise des citoyens en colère.
Si on coupe l’aide au développement, il ne faudra pas s’étonner si les vagues migratoires se transforme en tsunami.
Avec le réchauffement climatique, il est prévu que la mère monté, et en effet la mer noire semble déjà bien atteindre l’hexagone.
@ejalladeau … se transforment ….tsunamis … la mer monte …. faut se relire avant de publier
Un ministre africain disait que le meilleur service a leur rendre était de leur supprimer les subventions.
Avec le réchauffement climatique.
Le front inter tropical remonte plus au nord .
En conséquence le lac Tchad accuse plus de pluviométrie. Et les récoltes au mali battent des records.
Aide au développement pour les pays étrangers, alors que certains secteurs français commencent à être sous développés. Si encore ces aides permettaient de fixer la population de ces pays chez eux, mais non. S. Knafo devraient être notre prochaine présidente, et les finances seraient rapidement assainies.
Depuis le temps quon file du pognon, aucun pays ne s’est développé, ce n’est pas maintenant que ça va commencer pendant quen France on se sous_developpe …
Il semble que dans les couloirs ministériels tout se passe comme si l’on était encore dans les 30 glorieuses. Or, la fin des énergies fossiles, le dérèglement climatique, l’immigration massive, les rumeurs de guerre, tout ce qui se passe et qui arrive devrait provoquer des réformes majeures du gouvernement pour recentrer les dépenses sur l’avenir des français et pas sur la culture de la laitue au Zimbabwe. Il est clair que ce ne sont pas les zozos au pouvoir depuis 40 ans qui sont capables des réformes majeures nécessaires. Knafo, la présidente qu’il nous faut.
Envoyez-moi une copie du règlement climatique SVP…
Je n’y avais jamais pensé.
À quand un ministre de la gestion des rave parties, et de l’entretien des toilettes publics ?