[ÉDITO] Rapport Alloncle : Messieurs les censeurs, bonsoir !
Le rapport Alloncle va donc paraître, ouf ! Déprime chez LFI qui a voté... contre cette publication (lire l'article d'Yves-Marie Sévillia). Un choix assumé, revendiqué dès lundi matin par la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot, sur France Inter. Le contribuable a en effet payé de sa poche le travail de dizaines de députés des mois durant pour découvrir les tenants et aboutissants d’une incroyable pétaudière dans l’audiovisuel public. Mais le rapport qui prélude aux décisions et au nettoyage des écuries d’Augias a bien failli ne pas voir le jour !
Républiques bananières
L'épisode est révélateur. Désormais, le voile est levé. Comme les Écologistes, qui finiront un jour par doubler LFI sur sa gauche, le parti de Mélenchon assume donc le rôle du censeur, du parti politique qui appelle de ses vœux qu’un rapport parlementaire soit enterré nuitamment, avec mise en place de gardiens autour de la sépulture. Victor Hugo disait : « La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemie politique, la censure est de droit improbe, malhonnête et déloyale. J'accuse la censure. » Mélenchon, qu’on dit si cultivé, n'a pas hésité... Si LFI voulait faire de Charles Alloncle non seulement un homme politique clairvoyant et courageux, mais aussi un martyr de la liberté parlementaire face à l’ultra-gauche, il n’y avait pas mieux à faire.
Les arguments de la cohorte de croque-morts (10 votes contre la publication, 12 pour) qui a voulu l’enterrement du rapport Alloncle devront être analysés avec soin. Dans quel monde vivent ces nostalgiques de la Russie soviétique ? Qui croit qu'on peut arrêter un constat qui a fait l'objet de centaines d'interviews et d'articles, à l'heure du Web et des réseaux sociaux ? Mathilde Panot est d’ailleurs consciente du piège : « Si vous votez pour (la publication du) rapport, c’est un très mauvais rapport parlementaire, et si vous votez contre, vous aurez une extrême droite qui va pleurer sur ce qui s’est passé », explique-t-elle. Bien vu !
À ce sujet — [L’INVITÉE] « La gauche, LFI et les macronistes ne supportent pas qu’on enquête sur l’audiovisuel public ! »
Et comme Dame Panot n’est pas à une contradiction près, elle constate dans la foulée qu’on passe, du coup, « à côté d’un débat dont on ne fera pas l’économie sur ce que doit être l’audiovisuel public ». Sauf qu'il a eu lieu et qu'elle a voulu en interdire la publication ! Le débat est installé, et pour longtemps. Tous les Français ont entre les mains les éléments de ce scandale, mêlant gestion délétère, copinage et militantisme éhonté. La publication ou non d’un rapport que peu de Français liront d'un bout à l'autre est somme toute accessoire.
Mathilde Panot : prendre le pluralisme « à bras-le-corps »
On se demandera tout de même, au lendemain de cette tentative d'étouffement, quel audiovisuel public LFI propose à la France. Cela tombe bien, Mathilde Panot en a parlé. Le service public façon LFI sera donc « fort, indépendant, doté de moyens », ce qui comprend la « titularisation » des travailleurs du service public. En clair, les 9.000 salariés de France Télévisions, contre un peu plus de 3.500 à TF1, ne suffisent pas à Dame Panot. Il en faut davantage ! Et de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les « humoristes » pas drôles mais très rouges Guillaume Meurice, Julia Foïs, Pierre-Emmanuel Barré et d’autres ont été soit licenciés soit remerciés. Davantage de moyens, davantage de recrutements, autant de chaînes dans un pays exsangue !
Mathilde Panot propose ainsi de prendre le pluralisme « à bras-le-corps », ce qui laisse légitimement craindre l’étouffement. Elle confirme aussitôt : « Je le dis, nous démantèlerons le groupe Bolloré lorsque nous arriverons au pouvoir. » Le public dispendieux mais aussi les groupes privés de gauche, le groupe Le Monde, le groupe Saadé (BFM), les médias de Niel (Nice-Matin, participation dans La Provence ou dans le groupe de production audiovisuelle Mediawan, etc.), eux, pourraient, semble-t-il, dormir tranquille si LFI parvenait au pouvoir. Pas de démantèlement prévu des empires privés de gauche, c'est réservé à la droite. Une manière originale de défendre la liberté d'opinion et la circulation des idées en France. Un projet transparent de dictature LFI tranquille, sans peine et sans complexes.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR







































73 commentaires
Depuis qu’ils ont perdu la Pravda, les gauchistes s’accrochent à El Watan et France Télévisions.
Un autre combat s’ouvre : celui de privatiser tout cet amalgame – qu’ils gèrent eux-mêmes leurs médias avec leur milliardaires, pigasse et niel
une seule chaine publique : qui ne transmet que les allocutions des dirigeants du pays, exclusivement, sans autre débat ou table ronde, qui retransmet les débats à l’assemblée nationale ou au sénat, des infos brutes excluant tous commentaires et de tous choix éditoriaux
Connaît-on les noms de ceux ayant voté pour et ceux ayant voté contre ?
Oui. Cela a été dit hier sur CNews. Toute la gauche a voté contre (Socialistes, Écologistes et Insoumis). Le groupe Attal dit Bloc central (Renaissance, Modem), s’est débiné en s’abstenant. Et grâce au vote du groupe LIOT et même du président de cette Commission (Horizons), le rapport a été adopté.
C’était intenable.
Le combat n’est pas encore gagner . Les autres vont se battre becs et ongles .
On va savoir ce que l’on sait déjà ,mais ce sera officialisé !!C’est bien ,mais comme rien ne va changer , nous resterons sur notre faim !!! Mais tout de même félicitations à Mr ALLONCLE
J’aime beaucoup ce Victor Hugo !
C’est sûr que ça ne plaît pas à la gauche qui en France Télévision y voit une aide précieuse dans leurs idées politiques et quand j’entends parler du RN là-dedans , ça me fait sourire puisque de ce qui en ressort ce ne sont que les abus de sociétés de productions privées qui se goinfrent sur le dos des contribuables , Niel , Nagui , Ernotte qui d’ailleurs aurait dû être virée depuis longtemps , chapeau à ce député UDR qui malgré les menaces a tenu bon et la France , la vraie le remercie , maintenant voir la suite car si ça bouge tant mieux mais je crains que ça reste comme ça donc seule solution , ne plus regarder les chaînes de France Télévision et que le taux d’audience chute au plus bas , il faut privatiser tout ça ou alors une vraie neutralité et objectivité en parlant de tout comme CNews
Et si cette « privatisation » par « délégation de service public » n’était qu’une formidable « pompe à fric » pour financer certaines structures, comme le furent en leur temps des « bureaux d’études » ou des « majors » du « traitement de l’eau » ?
Le verdict est sans appel : le jeune député Alloncle a fait un travail remarquable tandis que l’expérimentée ministre Dati n’aura strictement rien fait au ministère de la Culture !
Même pas virer Ernotte , pitoyable
Ni protéger les vitraux de Notre Dame …
la dame ernotte devrait être virée pour sa gestion avec un bilan négatif de 80 millions de déficit, mais elle a eu l’outrecuidance de se faire élire pour la 3è fois ….. avant d’avoir présenté son bilan déficitaire ! F U E R A !
La publication servira-t-elle à faire évoluer les choses ?
Bien sûr.. c’est évident..
On pourrait censurer notre Pravda nationale qui se décline en six chaines sur la TNT, mais ce serait une faute démocratique! Une faute économique est de nous obliger à financer une gabegie , surtout lorsque l’on ne regarde pas ces chaines.
Le service public façon LFI sera donc « fort, indépendant, doté de moyens ». « Fort », c’est à dire capable de museler toute opposition. « Indépendant », c’est à dire totalement inféodé à LFI. « Doté de moyen » c’est à dire qu’on pompera encore plus d’argent aux Français pour permettre a des soit disant journalistes indépendants de leur distiller la bonne parole d’Oncle Mélenchon. Mais bon… ils ne sont pas encore au pouvoir.
Heureusement qu’il ont perdu LFI car avec eux nous allions directement en Roumanie avec la Stasi.
Les politiciens qui veulent se présenter à la future élection présidentielle ne veulent pas contrarier les médias publics , ils ont besoin d’eux pour leur campagne électorale .