Editoriaux - Histoire - Réflexions - Société - 16 janvier 2020

Des femmes à suivre ? Faisons les bons choix !

C’est au gré des stations de métro que Lorànt Deutsch conte, dans son célèbre Métronome, l’Histoire de France en général et celle de Paris en particulier. Une occasion nous est donnée de proposer aux stations de la RATP des noms de figures inspirantes. Si l’on peut toujours rêver quant aux résultats retenus, profitons-en pour valoriser de belles figures de femmes qui ont marqué notre histoire.

Le concept est relaté dans un article d’Aleteia : « Le projet du Grand Paris Express, ce futur métro qui desservira les confins de l’Île-de-France d’ici 2030, donnera naissance à quatre lignes de métro supplémentaires, 200 kilomètres de lignes automatiques et pas moins de 68 nouvelles gares. Il faut donc un peu d’inspiration aux pouvoirs publics pour baptiser ces 68 stations ! » Initiative originale, donc, de la marque de prêt-à-porter Un jour ailleurs que cette plate-forme baptisée Des femmes à suivre pour suggérer des noms de figures inspirantes. Trois possibilités de voter avant le 30 mars : choisir parmi les six noms proposés, soit parmi une liste de 60 personnalités, soit en indiquant le nom de votre choix. Aujourd’hui, seules cinq stations portent des noms de femmes, sur les 110 que compte le réseau parisien. À l’heure de la parité, il est temps de remédier à ce déséquilibre qui, l’on imagine aisément, doit faire bisquer les féministes !

Seulement voilà, quel féminisme voulons-nous promouvoir, aujourd’hui ? Si la plate-forme suggère assez consensuellement des figures aussi peu inattendues que Simone de Beauvoir ou Olympe de Gouges, ne peut-on pas, une bonne fois pour toutes, siffler la fin de cette hégémonie du féminisme soixante-huitard édictant que la femme est un homme comme les autres ? Cette dernière n’est-elle pas la grande perdante de cet écueil, se bagarrant au quotidien pour tout assumer de front au prix d’un épuisement jamais loin du burn out ? En outre, la parité poussée jusqu’à l’extrême n’est-elle pas à l’origine de la théorie du genre et des stéréotypes à abattre ?

Heureusement, aujourd’hui, un nouveau visage du féminisme apparaît à travers des personnalités engagées dans la société telles que Claire de Saint Lager, Marianne Durano, Esther Pivet, la revue Zélie… Elles promeuvent une réconciliation de la femme avec sa nature propre et la revendication de ses spécificités. C’est en assumant ses différences, et seulement ainsi, que la femme parviendra à renouer avec sa véritable identité. Certaines y sont parvenues avant nous et, en étant à l’écoute de leur vie intérieure, ont pu mener des vies édifiantes. Et si on leur suggérait des noms ?

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