Caroline De Haas, dans une interview récente au Huffpost, accusait de faire du « surplace » sur le sujet des féminicides.

Mais, avec tous les événements de ces derniers jours, cette impression s’accroît et se généralise à des domaines majeurs où, naguère, il semblait maîtriser la situation, ou tout au moins donner le change. Comme si un charme, ou une illusion, s’étaient dissipés.

Le coup de Trump et de ses forces spéciales contre al-Baghdadi l’a montré marginalisé sur la scène internationale et moyen-orientale où tout se joue entre Poutine, Erdoğan et Trump.

En Europe, après le fiasco Goulard, la victoire de BoJo qui a obtenu un nouveau report du Brexit, alors que le Président français était un des rares dirigeants européens à s’arc-bouter sur la date intenable du 31 octobre, sonne comme un autre désaveu et accentue la marginalisation de la .

Mais sur la scène intérieure, aussi, on constate le même phénomène. L’inertie qui a suivi l’attaque de la préfecture de , sans que le Président ne fasse tomber les têtes de son ministre ou du préfet du police, puis son « ce n’est pas mon affaire » sur la question du voile donnent l’impression que, sur ces sujets brûlants qui agitent l’opinion et peuvent être porteurs d’un embrasement, comme vient de le montrer l’attaque de Bayonne, le Président est atteint de paralysie. Donner du temps au temps, cela est possible, mais pas dans des situations d’urgence.

Même sur les sujets, en apparence moins brûlants, de la grève à la SNCF ou de la , l’exécutif semble dépassé, ne voyant rien venir, multipliant les déclarations ou les postures maladroites : aux cheminots à qui on a imposé la réforme de leur statut hier et demain la disparition de leur régime spécial de retraites, fallait-il aussi retirer certains avantages ?

Que penser, encore, de la déclaration d’Emmanuel Macron affirmant, au sujet de sa , « Je n’aurai aucune faiblesse » ? Quand tout proclame le contraire. Et que, à peine 48 heures après, on apprend, dans Le Point, qu’il est « prêt à reculer sur les régimes spéciaux », craignant un mouvement dur des cheminots.

Emmanuel Macron est non seulement dépassé, mais très affaibli.

30 octobre 2019

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