Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire
À côté de l'hystérisation macronienne, tant de sagesse et de prudence rassure. Mais qu'un Premier ministre belge en poste depuis un an seulement fasse la leçon au Président français au début de sa présidence du Conseil de l'Union est tout de même humiliant.
Vendredi soir, Zemmour était en meeting à Châteaudun pour délivrer son hymne à la ruralité.
Toute la question est de savoir si les Français préféreront rester dans ce monde Potemkine covidé dans lequel nous maintient Emmanuel Macron...
Ce qu'il y avait de choquant dans cette image, c'était la disparition du drapeau français : les deux ne pouvaient-ils pas coexister, comme dans nos mairies ? Non : l'un remplaçait l'autre.
Le devise du journal était pourtant belle : « Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres. » Mais le ramadan est visiblement, pour Sud-Ouest, un fait plus sacré que les fêtes chrétiennes, qui ne sont pour lui ni sacrées ni même un fait...
Toujours est-il que, non testé, le ministre a bel et bien été refoulé du vol qu'il voulait prendre.
Ce tweet nous indique l'axe de campagne prévisible du Président-candidat : imprimer dans les esprits l'idée qu'il a tout réussi, tout surmonté, dépassé tous les obstacles, et que ces obstacles étaient grands.
Après avoir tout misé sur le passe et la vaccination qui devaient, précisément, nous en dispenser, et alors que près de 80 % de la population a joué le jeu bon gré mal gré, ce serait un terrible aveu d'échec.
Finalement, il n'est peut-être pas mauvais d'envoyer dans nos Parlements quelques agrégés de philo. Et pas seulement des banquiers ou des commerciaux.
Zemmour ? « L'agressivité de certains journalistes va finir par le rendre sympathique », estime Sarkozy.
Le phénomène est riche d'enseignements pour Pécresse comme pour ses rivaux.
Sans avoir un doctorat en économie, le peuple a fait ses comptes...
Son analyse électorale repose sur la constatation bien connue de l'effondrement « spectaculaire » du communisme dans ce département (27 mairies en 1977, 6 en 2020)...
Éric Zemmour n'a peut-être pas dit son dernier mot. Ni posé son dernier geste.
La concurrence est rude, chez nos présidentiables de gauche et du centre, pour séduire l'électorat catho.
Il paraît que, pour la campagne électorale qui va s'ouvrir, les médias vont mettre sur pied des armées de décodeurs et de fact checkers. Il serait peut-être temps de la commencer, cette campagne, non ?
Jean-Michel Blanquer réussit le tour de force de placer cette initiative de fin de règne sous le signe de la lutte contre le « wokisme » tout en parlant « inclusif ».
Qui prétend encore que les Américains ne comprennent rien à la France ?
À Bordeaux, Éric Zemmour est venu s'adresser aux orphelins du libéralisme, systématiquement trahis par la droite LR une fois au pouvoir.
A tous ces services hospitaliers désorganisés par des impérities de gouvernance et de recrutement s'ajoute la situation inquiétante de bien des foyers d'accueil médicalisés pour personnes handicapées.
Ce jeudi 4 novembre, donc, une sculpture d’un mètre de haut a été officiellement inaugurée, jour anniversaire de la création du département de Tarn-et-Garonne par l’Empereur...
Le problème, c'est que l'élection présidentielle est justement la plus mobilisatrice, celle où les débats s'emparent des profondeurs du corps électoral.
Avec les questions du coût de l'immigration, d'attractivité économique, de pénurie de main-d'œuvre, de déclassement général du pays dans toutes les enquêtes internationales, les choses changent et le roi migratoire est nu.
Il faut se méfier des additions électorales faites sur un coin de table à six mois de l'élection.
Même la FCPE, classée à gauche, se met à tirer la sonnette d'alarme.
Éric Zemmour a indiscutablement des progrès à faire. Mais est-ce l'appréciation que vous donnez à un élève qui passe de 0 à 16 deux mois après la rentrée ?
Emmanuel Macron aurait tort de sous-estimer les colères et les frustrations qui n'ont fait qu'enfler durant son mandat, et de retomber dans les mêmes ornières de communication.
Pas une minute de silence, pas une heure de cours consacrée à la mémoire de notre collègue. Rien. À la hauteur ? Dans mon établissement, ce fut la hauteur du néant.
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Emmanuel Macron est un peu la comtesse du Barry en costard cravate





















































