Villepin (presque) candidat : un zombie de gauche dans le mouroir de la droite
C’est Michel-Édouard Leclerc qui, tout enamouré, nous raconte, sur son blog, la folle soirée de la Sorbonne : vendredi 27 mars, Dominique de Villepin, « moins aristo que jamais, en mode solo, avec une élégance quasi affectueuse », donnait une conférence dans l’amphi Richelieu. L’homme phare de la grande distribution a succombé. Demain, c’est sûr, le livre de l’ex-Premier ministre sera en tête de gondole dans les supermarchés Leclerc, car « il s'est passé, vendredi soir à la Sorbonne, l'envie de ressusciter un monde cultivé pour affirmer, en creux, la vacuité ou la médiocrité du débat politique actuel ».
L’art des revenants : faire croire à leur mue
C’est tout l’art des revenants : faire croire à leur mue. Faire croire, surtout, qu’ils n’ont aucune responsabilité dans l’état du pays et les catastrophes qu’ils dénoncent. Car ils les dénoncent. Sept ans que Dominique de Villepin se prépare. Il sait les Français oublieux et lui, contrairement à Hollande, Royal, Mélenchon, Philippe et consorts, il a su se faire oublier pour mieux travailler son retour en coulisses.
L’agenda a été bien pensé. Comme nous le relevions ici, en février 2025, le baromètre Cluster17 publié dans Le Point plaçait Dominique de Villepin « en deuxième position des personnalités politiques préférées des Français, avec 35 %, juste derrière Marine Le Pen à 36 % ». Mais qui dit capital de sympathie ne dit pas forcément confiance des électeurs, puisque seulement 6 % se disaient alors prêts à le soutenir.
Vite balayées les questions gênantes sur ses revenus, Villepin ne faisait pas mystère du dada qu’il allait enfourcher : l’extrême droite, incarnée alors par Bruno Retailleau. Et de dénoncer cette mouvance qui « réduit l'identité à l'héritage, à la biologie, à une pureté fantasmée ». Quelle ne fut donc pas notre surprise de voir le même Villepin, quelques mois plus tard, s’afficher en vedette à la Fête de L’Huma et y être acclamé par les caciques de LFI. C’est-à-dire ceux qui réduisent tout à l’héritage, à la biologie, à la pureté fantasmée ; ceux qui veulent instaurer une France « créolisée », ouvertement et absolument raciste celle-là, comme en témoigne une Rima Hassan ne félicitant que les maires à la peau noire.
Ni droite ni gauche lui-même
Il n’y a guère de mystère : sauf accident, Dominique de Villepin sera candidat en 2027. Pas question, cette fois, de passer sous la barre, il aura ses 500 signatures. Qu’il dit. Mais voilà, les places sont chères et ça se bouscule déjà au portillon de la présidentielle. Invité, dimanche, du Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat, il s’en est dit convaincu : « Je sens bien que, dans le pays, il y a aujourd’hui une volonté, il y a un enthousiasme, il y a partout une mobilisation. » De là à croire qu’elle se porte sur sa personne, il y a un pas qu’il n’hésite pas à franchir. D’ailleurs, il entend bien « s’épargner et les partis et les primaires ».
C’est entendu, Monsieur Dominique Galouzeau de Villepin est un homme qui se suffit à lui-même. Il serait bon, toutefois, qu’il nous offre un programme en plus de sa personne. À en croire la presse de gauche, plus que favorable au bonhomme, celui-ci se limiterait pour l’instant à la réforme avortée de notre système de retraite. Villepin est pour la « suppression de l’âge légal de départ au profit d’une règle de durée de cotisations ».
C’est bien maigre pour se refaire un statut national, alors, comme le coucou qui s’en va pondre dans le nid du voisin, Dominique de Villepin enfile les oripeaux de la gauche dure. Ainsi, en février dernier, alors qu'un deuxième assistant parlementaire de Raphaël Arnault (LFI) était interpellé après la mort de Quentin Deranque, Dominique de Villepin s’indignait, craignant que la « diabolisation » de LFI n'ouvre un « corridor » au RN. « Les communistes des années 30 n’étaient pas des enfants de chœur, mais les renvoyer dos à dos avec les nervis fascistes, avec près d’un siècle de recul, nous semblerait fautif », écrivait-il, alors. Il fallait donc cesser contre LFI cette critique qui « détourne l’attention du danger principal et contribue à normaliser l’extrême droite en la dispensant d’être interrogée comme elle devrait l’être ».
On signalera qu'en homme du peuple, Dominique de Villepin habite un somptueux duplex sur l’avenue Foch, la plus huppée de la capitale. C'est ce qui le rend proche des gens.
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98 commentaires
Villepin mêne un combat d’arrière-garde , il ferait mieux de prendre sa retraite .
De mieux en mieux
Encore un qui est imbu de lui-même et qui s’écoute parler
c est dur de vieillir
Bon, moi je respecte son engagement pour défendre un peuple en train de se faire massacrer, et je ne suis sans doute pas le seul. D’ailleurs, c’est le dernier politicien à avoir dit non aux Américains, et on aurait bien besoin de gens comme cela aujourd’hui.
Sans interêt
C’est parfait, plus il y aura de candidats de cet acabit, moins ils auront de chance d’être au second tour.
C’est le parfait vieux beau snob qui a la science infuse. Il ne doute de rien celui là…
impossible a cerner
on ressort les vieilles lunes et les sinistres bouffons tel ce charlot???il croit qu’on a oublié ses actions ou plutôt son inertie pendant le temps ou il etait rpemier ministre et ministre des affaires etrangeres? ce guignol minable n’a meme pas l’envergure pour etre conseiller municipal dans un hameau. on ne t’a pas oublie rassure toi, minable. en plus collabo des mouvements les plus immondes à l’international et au national!!!!REMEMBER.
ils compte sur la mémoire de poisson rouge des ((français))
N’en déplaise à ce monsieur, mais la violence verbale ou physique, je la constate surtout chez les melenchonistes, et à preuve du contraire je n’ai jamais entendu de propos injurieux, orduriers dans la bouche du RN, de Reconquête, de Dupont-Aignant ou même de Philippot !
allez expliquer sa a des zombis qui on pour toute vision leurs téléphones
Je trouve votre article particulièrement sévère… voire injuste sur bien des aspects.
Si je n’éprouvais pas un tel dégoût, je pourrais presque avoir pitié…
C’est une blague, manquait plus que lui, franchement ce n’ est pas sérieux voir inquiétant.
Quel que soi(en)t le(s) candidat(s), quel que soi(en)t l'(es) élu(s), n’avez- vous pas remarqué que le perdant, l’éternel perdant, c’est toujours le même : l’électeur ! Le système nous présente le candidat de son choix, et vend l’article en nous en faisant la promotion. Hier, Macron, aujourd’hui Philippe, Villepin. Si la mayonnaise ne prend pas, pas de problème, faites leur confiance pour trouver un autre candidat. Quant aux opposants, il suffit de se rappeler l’affaire François Fillon. Ne vous inquiétez pas, les dossiers sont prêts, et prêts à sortir, comme par hasard, au bon moment. C’est à croire que l’électeur, éternel gogo, éternel « cocu » de la mascarade de l’élection présidentielle, ne comprendra jamais que les dés sont pipés.
Actuellement , nous avons découvert la remarquable Sarah Knafo, brillante, pragmatique, fidèle à ses convictions et appliquera son programme que je trouve très réaliste. Ce n’est pas pour rien si mélenchon ne veut pas débattre avec elle, ce qui est un compliment, une preuve que ses arguments font mouche ! N’oublions pas qu’elle a réussi à déstabiliser un ancien ténor du barreau et ancien ministre de la justice tout comme son interview sur France Inter face à trois journalistes féminines gauchistes et autres interviews où elle les met tous K.O….
Il faut bien finir par se l’avouer sans honte ,il a le cerveau défaillant le pépère a segolène !