Depuis son accession fulgurante au pouvoir, n’a fait que dérégler les repères socio-politiques et culturels des Français. Sans faire de contre-proposition constructive ni en assumer les conséquences négatives qu’il feint d’ignorer, il a fait voler en éclats la « fenêtre d’Overton » des idées acceptables et inacceptables pour l’opinion publique.

Une fuite en avant programmatique, chaotique.

Orateur sans conviction ni cause, Macron impulse un « objet politique non identifié » qui n’a pour plan de marche que le mouvement pour lui-même, et pour ambition que de se maintenir au pouvoir par tous moyens au service, et en connivence avec, des intérêts supranationaux. Personnalité immature et transgressive, son caractère peu affirmé a été détrempé par l’esprit mondialiste technocratique et la finance narcissique sans patrie ni éthique. Pirate politique, son portulan l’amène à naviguer à vue et à faire de l’accumulation de vagues d’idéologies minoritaires porteuses de voix, une vague disloquant les partis autrefois établis en s’attachant le ralliement de carriéristes renégats de tous bords, prêts à tous les reniements pour un strapontin ministériel. C’est ainsi que des guignols félons ou tonitruants ont succédé à des bouffons falots et encombrants lors d’un remaniement ministériel cosmétique.

La dislocation nationale comme méthode de contrôle social.

Au carburant du sabordage de la cohésion nationale opéré avec acharnement depuis des décennies a été ajouté le comburant du sabotage par l’importation massive, accélérée et concomitante de populations étrangères indifférentes ou hostiles à la culture française, et d’idéologies déstructurantes importées de laboratoires californiens. Fait inédit, celles-ci manipulent désormais les quatre pouvoirs dominants – institutionnels et médiatique – liés par l’idéologie progressiste et des intérêts de castes. Pour saborder le navire France tout en s’imposant en capitaine héroïque, la méthode de Macron consiste à susciter des mutineries et à ouvrir des brèches. Au résultat, la perte de contrôle, voulue par l’État, de la situation sociale en France rappelle le naufrage, en 2012, du paquebot de croisière Costa Concordia au large des côtes italiennes, dû au comportement narcissique et inconséquent de son capitaine, indifférent au sort de ses passagers et prompt à nier sa responsabilité. Finalement, les manigances de Macron ont achevé la discorde entre les Français et la France est en échouage, volontaire – et non en échouement, fortuit.

La confusion des valeurs comme moteur du remplacement.

Pour saper les piliers fondamentaux de la nation française décrits par Jean Sévillia dans L’Histoire de France – le vrai roman national, les communicants et activistes opportunistes qui s’agitent autour de leur champion mondialiste, forts en thème mais dénués de toute culture et morale, appliquent la théorie du politologue américain Joseph Overton (1960-2003). Selon elle, l’ensemble des idées, opinions ou pratiques considérées comme acceptables dans l’opinion publique se situent dans une « fenêtre » dont on peut progressivement faire varier le contenu et les limites (d’« inconcevable » à « accepté », et inversement) par manipulation collective, pression sociale et législative entretenue par un matraquage médiatique intimidateur pour exclure du « politiquement correct et socialement admis » des valeurs positives et des idées partagées (culture et traditions françaises, valeurs chrétiennes, liberté individuelle, tolérance, identité, vitalisme, famille, etc.) et les remplacer par des valeurs négatives incompatibles (multiculturalisme, scientisme antireligieux, totalitarisme de masse, négation de l’individu, matérialisme, transhumanisme, etc.).

À la manœuvre dans l’organigramme macronien, est la personnalisation et la prêtresse de cette corruption des valeurs – d’où son maintien au gouvernement.

À nous de reprendre le contrôle de nos vies, de redéfinir le contenu et les limites de notre « fenêtre d’Overton ». Ne baissons pas les bras et pratiquons l’optimisme de combat, car comme l’a dit justement Abraham Lincoln, « vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps. »

22 juillet 2020

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