Récemment cité par l’ancien ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, Bernard Henry Lévy, s’est fendu d’une diatribe en seize points dans Le Point début septembre intitulée : « Pourquoi perdra la guerre ». Il était, selon ses dires, « la semaine passée avec les peshmergas face à Daech » (…) et a « parcouru avec une équipe de filmage (sic) un long tronçon des mille kilomètres de ligne de front ». Eut-il le temps, avant de sauter dans l’avion, de faire un crochet par le salon de « coiffage », d’être présentable au front ?

Les seize points sont tous précédés d’un : « Ils seront vaincus parce que » … Le quatorzième en dit plus long sur l’envergure stratégique du Général-philosophe : «  ils seront vaincus parce que les peshmergas (…) ont bétonné les positions autour du barrage de Mossoul, creusé des pistes dans la caillasse au dessus de Quaraqosh, construit un véritable Douaumont dans le secteur le pus stratégique de la région de Kirkouk, fortifié les pitons rocheux de la zone de Zartik, creusé des tranchées de 5 à 10 mètres de largeur pour arrêter en plaine les camions kamikazes ». En d’autres termes, le stratège clame à la face du monde, et à toutes fins utiles, les emplacements exacts, la taille des fortifications et la nature des pièges à éviter pour Daech. Espérons que personne n’y lise Le Point entre deux décapitations.

D’autre part, selon une source militaire américaine, Daech aurait entrepris l’installation sur la ligne de front d’un vaste ensemble de batteries dont la fonction semblait dans un premier temps de nature indéterminée. Dans un second temps, les drones de reconnaissance américains ont filmé, en effet, des systèmes d’armes dont la ressemblance avec des engins de type catapulte semblerait frappante, quoique étrangement anachronique. D’après un informateur anonyme probablement infiltré chez Daech, l’ aurait également passé commande ou fait confectionner dans l’urgence une quantité inhabituelle de tartes à la crème. Sans qu’un lien de cause à effet puisse être établi avec certitude entre les tartes et la présence de sur la ligne de front, les états-majors de la coalition subodorent que Daech se prépare à une riposte visant à entarter le philosophe en cas de charge impromptue ou inopinée de sa part. Preuve s’il en est que Daech ne prend pas la menace BHL à la légère. Espérons cette fois-ci que, s’il voit la tarte arriver, Bernard Henry l’évite.

12 septembre 2015

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