[SANTÉ] L’euthanasie sous référendum : un mauvais moyen pour une mauvaise cause
Sur France Inter, ce mercredi matin, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, le répète : « Sur l'aide à mourir, je me bats depuis des années pour que nous puissions aboutir ! Il y a une attente très forte de la part des Français : cette loi doit être effective avant la fin du quinquennat ! »
Rappelons que le 12 mai dernier, le Sénat a rejeté pour la deuxième fois l’ensemble de la proposition de loi créant un droit à l’aide médicale à mourir. À la suite de ce rejet, Bruno Retailleau, président des Républicains et futur candidat à l’élection présidentielle, a demandé l’organisation d’un référendum national sur ce sujet. Pour lui, il revient aux Français de trancher cette « question anthropologique très grave ». Agnès Buzyn, ancien ministre de la Santé, a exprimé, dans une interview sur France Info, son opposition à la consultation du peuple français sur l’euthanasie et le suicide assisté ; vous me permettrez d’appeler les choses par leur nom.
🔴 Fin de vie : "Ce type de sujet n'est absolument pas adapté pour un référendum", défend l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn. Le texte sur l'aide à mourir a été rejeté une deuxième fois au Sénat, le 12 mai.#canal16 pic.twitter.com/op7GyCBl0C
— franceinfo (@franceinfo) May 15, 2026
La mort au bout du curseur
Et pour une fois, nous sommes d’accord avec elle ! Mais certainement pas pour les mêmes raisons. Elle nous explique, en tergiversant : « Tout est dans la façon dont on rédige les choses, dans l'endroit où on met le curseur sur ce qu'on appelle une maladie grave […] en réalité, ça nécessite, au contraire, d'être extrêmement prudent et de ne pas avoir une vision très simpliste. » En fait, pour elle, le principe de la mort sur ordonnance est déjà accepté. Ce n’est qu’une question de placement du curseur. Chacun sait que les curseurs, cela se place et se déplace très facilement ; il n’y a qu’à regarder où l’on en est dans les pays qui ont légalisé l’euthanasie depuis longtemps, notamment le Canada en 2016 et la Belgique en 2002. Peut on soumettre au vote, c’est-à-dire à une campagne électorale, à l’influence des lobbys, la rupture d’un principe anthropologique de respect inconditionnel de la vie de l’innocent sur lequel reposent nos sociétés depuis Hippocrate ?
À ce sujet — [RÉACTION] Euthanasie : « De nouveaux textes viendront repousser les lignes rouges fixées »
Quel type d’accompagnement voulons-nous ?
Dans la suite de l’interview, l’ancien ministre nous explique qu’il existe un « besoin sociétal d'accompagner des personnes qui souffrent, qui n'ont pas d'espoir et qui ne peuvent pas s'en sortir de toute façon ». Elle laisse planer un certain flou artistique sur la définition du besoin sociétal et de l’accompagnement. Le besoin sociétal me paraît être un fantasme idéologique entretenu depuis des années par l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).
La convocation de la commission mixte paritaire sur la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir est un espoir pour celles et ceux qui demandent ce nouveau droit.
Le processus législatif doit aller à son terme. J’y veillerai avec @AdmdFrance. https://t.co/23y2oGHMYz— Jonathan Denis (@JonathanDenis) May 20, 2026
Aujourd’hui, nous avons tout à fait les moyens médicaux d’empêcher les gens de souffrir ; la sédation le permet. Il est cependant certain que si l’on fait un sondage biaisé en demandant au public s’il préfère l’euthanasie ou la mort dans des souffrances atroces, l’euthanasie l’emportera. Nous préférons le message de Claire Fourcade, ancienne présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) dans son Journal de la fin de vie (Fayard). Elle a elle-même accompagné des milliers de mourants jusqu’à la fin et son témoignage vaut beaucoup plus que l’opinion des médecins qui n’ont pas vu beaucoup de patients sur les plateaux de télévision et dans les couloirs des ministères depuis leurs études de médecine. Elle nous dit que lorsque la prise en charge est de qualité, lorsque le patient se sent soutenu et surtout lorsqu’il voit qu’il compte, que l’on tient à lui, la demande d’euthanasie ou de suicide assisté disparaît quasiment toujours. Le seul vrai accompagnement, c’est celui-là. Mais il demande de donner un peu plus de soi au lieu de se contenter de pousser la seringue et de fermer la porte. Quand on accompagne, on va jusqu’au bout. L’euthanasie, c’est « chacun pour soi ! » C’est aussi ça, la décivilisation dont parlait Bruno Retailleau, en 2022, à propos de l’ensauvagement sociétal.
Donner la mort n'est pas un soin
On va nous expliquer, comme lors du « mariage pour tous », que cela ne retire rien à ceux qui ne veulent pas profiter des effets de cette loi. Cet argument est faux. Quand je serai sur mon lit de mort, si le regard de mon entourage me suggère que je suis encombrant et inutile, aurai-je la même liberté qu’aujourd’hui ? Et si jamais cette loi était votée, il faudrait en tenir à distance le personnel soignant. Sa grande majorité ne veut pas en entendre parler. Treize organisations représentant 800.000 soignants se sont prononcées, en 2023, contre leur participation à l’euthanasie ou au suicide assisté. Elles ont répété à l’envi cette phrase qu’Hippocrate n’aurait pas reniée : « Donner la mort n’est pas un soin. » Si cette aide à mourir devient un « soin », au nom de quoi certains en seront-ils exclus ? Il n’y aura qu’à déplacer les curseurs pour être plus « inclusifs » ! Encore une fois, le principe d’autonomie illimitée va achever de transformer le médecin en technicien prestataire de service des désirs individuels, oubliant la profonde sagesse du professeur Lejeune pour lequel la médecine n’était « pas l’art du bonheur mais l’art de protéger la vie ».
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60 commentaires
Il existait une loi assez sensée , peut être incomplète et imparfaite, mais faire un référendum sur les conditions de passage de vie à trépas n’est pas du meilleur goût
Qui a dit que la vie est sacrée ? Et à supposer que l’on accepte collectivement ce caractère sacré, est-elle collectivement sacrée ou constitue-t-elle un « bien » individuel ? Au nom de quelle référence qui s’imposerait à tous, peut-on refuser à quiconque l’accès au moyen d’un suicide paisible ? Cette vision stalinienne du sujet est encore plus désagréable lorsqu’elle conduit à refuser le recours au référendum. En somme, vous refusez à la fois la vision individuelle et la vision démocratique (collective) du problème : les autres doivent se plier à votre vision. C’est extraordinaire d’être capable d’un tel mépris de la différence. Avez-vous imaginé que vous pourriez ne pas détenir la vérité ? Êtes-vous porté par une religion dont vous seriez le seul bon interprète et qui devrait s’imposer aux autres ?
Mon pauvre ami, vous ne comprenez donc rien aux fondamentaux de notre civilisation occidentale et aux principes du droit naturel (que vous voulez à toute force confondre avec « la religion » surtout si elle est catholique, et l’on devine très vite que vous voulez faire savoir que vous ne l’aimez pas) .
Vous écoutez trop les bavardages des journalistes de plateau sur les chaînes TV publiques et privées.
Tâchez de mieux vous informer.
Vous vous comprenez tout, naturellement.
Le droit naturel c’est de devoir vivre le plus longtemps possible quitte à ne faire que souffrir?
Aucun animal ne demande de l’aide à mourir donc l’homme qui est un animal ne doit pas naturellement pas demander à mourir, et de l’aide pour cela, même s’il souffre atrocement sans espoir avant la mort?
Ça vous choquerait si on mettait au référendum l’élimination de certaines catégories de la population ? Au hasard les juifs, les homosexuels…Si vous donnez tous les droits à la démocratie vous êtes pour ? Moi pas ! Hitler a pris le pouvoir démocratiquement. A stalinien stalinien et demi !
qui a cette idée aujoud’hui de referedum pour « eliminer des catégories » contre leur gré?
Il est au contraire une idée d’autoriser certaines personnes à obtenir de l’aide si elle souhaite mourir ( si elles sont demandeuses) et que leur situation est « objectivement » dans la catégorie des situation désespérée.
Mr Hitler était un grand démocrate qui a gouverné par réferendums ?
Mr Hitler a été choisi après des élections, donc il faut supprimer les élections, par précaution?
Heureusement, comme le disait Coluche, si élections servaient vraiment à quelque chose , il y a longtemps qu’on les auraient supprimées.
Bien dit.
Si l’on peut admettre que « donner la mort » n’est pas un soin, accompagner les mourants en est un, et le plus important parce que l’ultime, la « sédation terminale », est un acte de charité.
Pour avoir vu notre mère agonir trois semaines dans des souffrances atroce, alors qu’elle nous avait dit à nous ses enfants « Je veux que ça finisse », nous avions entamé des démarches auprès des médecins et de la directrice de l’établissement, pour « que ça finisse ».
Sans résultat autre que les « procédures » administratives, 3 semaines de tortures barbares inutiles.
L’homéostasie, cette « lutte pour se maintenir en vie » de tous les organismes vivants, trouve ses limites là où commence l’insupportable, l’inhumain pour un Homo Sapiens, doté de la pensée consciente.
On ne peut plus accepter, au nom de croyances fantasmées en des au delà radieux, que la fin de vie devienne l’enfer… avant l’entrée au « paradis » des obscurantismes religieux.
Une loi, inutile, non! Les politiques et les juges sont incompétents à décider à la place des médecins.
Des procédures chimiques à disposition du corps médical, pour intervenir selon leur conscience et leur humanisme charitable. Éviter les souffrances du mourant lors de son retour au néant absolu et définitif !
Vous tenez le discours de quelqu’un qui ne connait pas les services de soins palliatifs (hospitaliers ou à domicile) dans lesquels les demandes d’euthanasie sont quasiment inexistantes. La sédation proportionnée (qui peut être profonde si nécessaire) évite les souffrances. Si on commence à déraper sur le respect de la vie le dérapage s’aggrave rapidement (voir ce qui se passe en Belgique et au Canada). Les nazis se cachaient derrière la compassion ; évitons de les imiter. Hors ce que vous appelez l’obscurantisme religieux l’homme est ainsi fait, raison pour laquelle il est préférable d’avoir des barrières nettes et fixes. Soulager (même si ça accélère un peu la fin) prendre soin mais ne pas donner directement la « mort misécordieuse ».
Ayant travaillé en Soins palliatifs après mon DIU de Soins Palliatifs , de La fac de médecine rue de l’école de médecine, Praticienne hospitalière, je ne puis qu’adorer votre article et vos commentaires.
Il est clair qu’une personne bien prise en charge au niveau de la douleur totale ne demande jamais l’euthanasie.
Mon premier patient, qui demandait l’euthanasie à son arrivée l’a refusée au bout de 15 jours de prises en charge.
Comme disait Emmanuel Hirsh en cours, un câlin suffit parfois à supprimer ou au moins baisser la morphine.
Et oui, avec le dosage approprié, on peut endormir le malade avec le midazolam, et si le malade demandait à être réveillé lors de la visite du’ne personne qu’il aimait, on s’est aperçu qu’en fait, cela avait coupé le cycle de la douleur et qu’il n’avait plus mal.
De plus, si on travaille en fonction de la définition de la douleur totale de C. S., on se rend compte que, quelle que soit la religion (l’athéisme étant une croyance, à savoir = « je crois que Dieu n’existe pas), la prise en charge spirituelle et existentielle est importante, de même que la douleur de l’environnement.
Merci encore pour votre excellent article.
Docteur,
Je respecte les avis de chacun, un peu moins les comportements émotionnels, les idées reçues et ls certitudes absolues liées aux croyances.
L’exemple vécu que je cite, dramatique pour nous, fils et filles démunis, face à une douleur insupportable de notre mère, qui réclamait d’en finir entre chaque « piqure flash », m’a convaincu de la nécessité d’une « sédation définitive », que l’on peut nommer suicide assisté, mais qui est une délivrance.
Vous citez le fascisme nazi, mais il s’est agi d’un génocide d’état.
Foin des arguments d’euthanasie des mal formés, il s’agissait d’effacer le Peuple Juif de la surface de la Terre, un génocide organisé par un fou d’ambition devenu tyran et par ses milices au ceinturon orné de l’inscription « Got mit uns »!.
La fin de vie assistée, appelons cela comme on veut, est une démarche INDIVIDUELLE, avec décision individuelle de la médecine de proximité.
Comme vous, je trouve inacceptable de « légiférer » sur ce problème de société, comme la macronie l’a fait sur d’autres sujets qui ne regardent que l’intime.
Recevez, Docteur, mes respectueuses salutation citoyennes.
il me parait évident que l’assistance au suicide ne devrait s’envisager qu’après un échec des soins palliatifs. Il me parait aussi évidents que les demandeurs de « suicide » sous dans une demande de ne pas souffrir et tout à fait partant pour une « sédation profonde », un coma.
Mais certains diront que le coma ce n’est pas un soin , et rechigneront à le donner, d’autres que la vie dans le coma c’est pas une vie et trouveront plus adéquat d’arriver plus vite devant Saint Pierre …
Les services de soins palliatifs risquent de saturer. c’est déjà le cas. Je vois mal l’intelligence artificielle permettre de faire le bouleau, et il sera peut être difficile d’augmenter drastiquement le personnel pour traiter tous les cas demande d’aide à mourir.
édation profonde Si les demandes sont
Dans les quelques cas de demande d’euthanasie malgré les soins palliatifs que proposez vous ? Ou que proposeriez vous en théorie, si cela ne vous est jamais arrivé en pratique ?
Avant d’envisager le recours à un referendum sur l’euthanasie il faudrait rappeler que la défense de la vie est une loi sacrée et qu’on ne défend pas l’absolu par un appel à l’opinion. C’est livrer la vie des innocents au caprice des masses. Et de plus à ce jeu on est toujours battu ; la voie démocratique est efficace pour le mal, inefficace pour le bien, mécaniquement. Il faudrait un sursaut d’énergie de la droite et de l’épiscopat à qui les dogmes républicains de laïcité et de démocratie interdisent de rappeler la loi divine.
Nos politiciens sont en état de mort cérébrale !
Dans tous les partis représentés dans les deux chambres, donc, le RN qui a donné une liberté de vote à ses représentants pour l’adoption de la proposition de loi sur l’aide à mourir. Et en effet, plusieurs députés RN ont voté sans coup férir pour cette proposition de loi.
Le paradoxe, à une certaine époque, cela devait s’appliquer de façon discrétionnaire, mais depuis que l’on veut faire une loi sur l’euthanasie les dérives vont bon train car chacun y va de sa justification c’est-à-dire pas seulement réservé la fin de vie mais pour des raisons psychologiques , d’handicaps, même les mineurs seraient concernés !
L’urgence c’est le développement des soins palliatifs !
Très juste.
évidemment, mais avec quels moyens? L’urgence c’est parce que certains proposent la mort en traitement, sinon il n’y aurait pas d’urgence et la situation est en fait la même depuis longtemps?
Les hopitaux ne manquent pas de personnels? Il vont en trouver facilement car beaucoup de monde a envie de travailler auprès de personnes en fin de vie, de préference âgées et dépendantes.
Peut-être est-elle pressée d’euthanasier un proche ?
Je suis effarée par cette dame de la voir si pressée pour un vote rapide de cette loi ! Or, il s’agit de la vie d’êtres humains ….
rapide?
ca fait quand même un moment qu’on en parle, non ?
Le serment d’Hippocrate
Voici le texte revu par l’Ordre des médecins en 2012. Les Judas de l’Ordre de médecins devraient relire leur serment et réagir en conséquence
“Au moment d’être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.
J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences.
Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis(e) dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu(e) à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.
Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré(e) et méprisé(e) si j’y manque.”
» Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément ». »Je « respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté ». Le médecin doit donc répondre à une volonté du patient de mourir, et peut peut être lui donner la mort si c’est dans l’intention de réduire son agonie et non celle de le tuer contre sa volonté? C’est ce voudrait beaucoup de gens en souffrance: une grosse sédation quitte à en mourir, il me semble.
Si le serment d’Hippocrate est un problème, rien n’ oblige à ce que l’aide à mourir soit donnée par un médecin. Beaucoup de monde est capable d’aider à mourir. Il faut bien moins de competences pour tuer que pour guérir.
Ayant la maladie de Crohn, j’ai été sous sédation pendant trois semaines car étant carencé et ayant peur j’étais agité.
Au réveil, je précise que je suis un très mauvais malade, j’avais mal, très mal.
J’ai pensé à en finir, heureusement j’ai pas osé car si Crohn se soigne difficilement, et bien ça peut se contrôler, aujourd’hui grâce aux médecins, internes, infirmières etc, je ne suis pas au top mais je vais plutôt bien.
Et c’est là où je rejoins le docteur de Geoffroy car si cette loi avait existé en 2018 j’aurais signé direct alors que là même si je dois surveiller ce que je mange, mes constantes, me faire examiner régulièrement etc et bien j’ai eu le bonheur de devenir un assez jeune grand père voilà 3 mois alors que j’en aurai 53 en juin !
C’est pas la vie que je voulais avoir ça c’est clair, mais c’est pleins de bons moments quand même.
Si cette loi passe, un jour ses défenseurs seront le papa, la tata, la mamie ou le papi qui est devenu « encombrant » et la encore le docteur posé la bonne question … « Auront-ils le choix ? »
Vais en rester là car grâce à la médecine j’ai encore les capacités de faire tourner ma PME.
Merci Monsieur, merci pour votre témoignage qui est tellement important ! Je vous souhaite le meilleur entouré des vôtres.
Comment contrer l’argument « les français sont largement favorables à » alors que cette affirmation n’est le résultat d’aucune consultation sérieuse, autrement que par référendum ? Comment forcer les députés à écouter les craintes des personnes atteintes de handicap, maladie invalidante ou du personnel médical ? On sait bien qu’une telle mesure conduira à des dérives, comme c’est le cas à l’étranger.
Que l’on pense aux médecins pour une telle basse besogne qui est de donner la mort est en soi un outrage à la profession.
C’est un très bon article, pas seulement parce que ce médecin est catholique et que je suis catholique.
Ce sujet n’intéresse pas que « la religion ». Il fait partie de ce que l’on appelle la loi naturelle que tout homme doué de raison est capable de discerner et de faire appliquer, indépendamment de sa religion.
En outre, à supposer que ce référendum ait lieu, il sera tout de suite exploité par le gouvernement actuel qui veut en faire un instrument de propagande en faveur d’une idéologie mortifère à laquelle il a souscrit (cf. ce porte parole officieux qu’est Mme Yael Bron-Pivet, l’actuel président de l’assemblée nationale).
Et qui dit appui gouvernemental à un référendum, dit plébiscite…. comme sous Napoléon III, comme sous d’autres régimes plus dictatoriaux encore, comme dans les premiers temps de la Vème République gaulliste.
Non merci.
Rupture anthropologique très grave ! Tout de suite les grands mots pour qualifier le désir de malades de mettre un terme à leur vie qui ne leur semble plus qu’un fardeau.
Et de l’autorisation de l’IVG jusqu’à 14 semaines, et de l’interruption Médicale de Grossesse (IMG) qui peut être réalisée jusqu’au terme de la grossesse, qu’est-ce qu’il dit, m’sieur le Docteur ?
Si leur vie est un fardeau…il y a des moyens pour y mettre fin sans obliger les médecins à pratiquer des gestes qu’ils n’ont pas vocation à faire..la vie est fragile..
Et il y a moyen d’alléger le fardeau sans raccourcir volontairement la vie ; c’est le principe des soins palliatifs !
Je suis d’accord, pas besoin des médecins. Uniquement de fournisseurs de produit létal, ou de l’autorisation d’opérer sur le territoire français donnée à des organismes qui se sont donnée pour objectif d’aider les gens qui le veulent à mourir.
vous voulez dire que c’est facile de se suicider tout seul ( « la vie est fragile ») et qu’il ne faut pas abuser du temps des médecins qui ont mieux à faire qu’à apporter cette aide?
c’est un point de vue. La protection des médecins avant tout. Dans son commentaire que je ne croit pas ironique, Gracchus est tout à fait pour l’aide à mourir , à condition de laisser les médecins à distance.
M’sieur le docteur maintient le terme de rupture anthropologique ! Pendant 24 siècles les médecins se sont interdit à la suite d’Hippocrate (c’est dans son serment) d’administrer du poison et de pratiquer des avortements et de façon plus large de mettre à mort les innocents (je ne dis pas qu’il n’y a pas eu des dérapages mais c’était le principe). Un principe majeur qui tombe au bout de 24 siècle vous appelez ça comment ? La médecine c’est « Guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours » mais pas assouvir tous les désirs !
Merci au docteur de Geffroy d’avoir rappelé certaines vérités fondamentales à gracchus, prêt à dire spontanément d’énormes contre-vérités.
« consoler » c’est vraiment du domaine médical?
Il ne faut surtout pas se consoler avec la mort, mais lutter contre elle jusqu’au bout même si on pense être apaisé par la mort, lui déclarer la guerre « quoiqu’il en coute » comme dirait un brave Président?
Un référendum sur cette loi est en soi une bonne chose, mais c’est également très dangereux, car si l’on oppose une mort rapide à des souffrances sans fin, tout le monde va opter pour une mort rapide sans en mesurer toutes les conséquences. D’ailleurs, on peut se demander pour quelles raisons le gouvernement tient à accélérer cette loi (infâme). Veut-on se débarrasser des gens qui coûtent trop?
Tout à fait d accord avec vous
une « bonne chose » qui est « très dangereuse ». c’est un peu comme les traitements sédatifs!
On en fait quoi? On la distribue avec un mode d’emploi très sérieux? On attend que cela se périme et que la chose ne soit plus dangereuse ?