EDITORIAL
On aurait pu imaginer que Gérald Darmanin soit ministre des Polices et de la Souveraineté intérieure, dans un esprit de « reconquête républicaine »…
Donc, la France attend. Macron avait pourtant peu de doutes sur l’issue du scrutin. Il aurait pu prendre un peu d’avance sur le dossier, répartir les postes voilà un an puisque tous les sondages le donnaient gagnant du début jusqu’à la fin de cette campagne. Mais non, il n’a rien prévu.
L'affaire illustre à merveille la situation humiliante de la France vis-à-vis des pays du Maghreb. Une situation qui dure.
C’est donc ça, le nouveau mandat du nouveau Président pour le nouveau peuple ? Il ressemble pourtant vachement à l’ancien. Le seul changement ?
L’épave du paquebot féministe, navire amiral du progressisme occidental, vient de se fracasser sur ses insondables contradictions.
Dommage que vous n’habitiez pas tous à Saint-Tropez. Vous y goûteriez du soleil du Midi et, surtout, vous porteriez Éric Zemmour à l’Assemblée dès le premier tour !
Quand la Banque de France elle-même vient tirer le bilan de l’état macronien, difficile de parler de diatribe à charge. Et pourtant… L’institution n'agite pas vraiment les palmes d'un franc succès.
Les relations du garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti avec les magistrats étaient notoirement mauvaises. De là à ce que l’ancien « as » du barreau se retrouve devant des juges, il d avait un pas. Un pas franchi mardi.
Un « peuple nouveau » ? Comment ne pas penser à cet « homme nouveau » que le président nouveau, Mao Tsé-toung, voulait voir surgir lors de la révolution culturelle.
C’est parti : Marine Le Pen se lance à son tour dans la bataille des législatives. Elle adopte la stratégie inverse de celle de ses deux grands concurrents. Rien pour attirer les feux de la rampe...
Mélenchon a eu l'intuition qu'il y avait une carte à jouer face à ce Président réélu par défaut et sans élan.
Abandonnées vraiment, les banlieues d'immigration ? Combien de milliards déversés et à venir ? Nous avons fait le point.
Cinq ans qu’Emmanuel Macron est à l’Élysée, bientôt quatre ans que deux ministres se sont succédé place Beauvau, après Gérard Collomb, et le non-sens perdurerait dans le pays où, paraît-il, règne le bon sens près de chez vous ?
Méfiez-vous des imitations, comme dit la publicité. Cette union de la gauche est au Front populaire ce que Mélenchon est à Staline : une miniature grotesque.
Si les candidats du RN et de LFI ont encore les indéniables moyens d’imposer les leurs, Emmanuel Macron a-t-il le pouvoir de faire de même vis-à-vis de ses alliés putatifs ?
La fermeté affichée par les autorités peut étonner, quand on connaît le laxisme du gouvernement à l'égard des nombreux immigrés économiques, arrivés illégalement en France.
Entre dénoncer la mondialisation et s’en servir, il va falloir choisir.
Les bonnes consciences de la gauche française ont trouvé un deuxième méchant. Vincent Bolloré se sentira moins seul.
Des cadres pestent jusque dans l’entourage de Zemmour. « Cette intervention [de dimanche soir, NDLR], Éric l’a préparée tout seul, personne ne l’avait relue. »
Ils sont grands déclassés, grands remplacés et maintenant grand méprisés par ceux qui autrefois, pourtant, quand ils votaient à gauche, voyaient dans l’ouvrier prolo une figure quasi christique.
Alors Marine Le Pen a perdu, mais cette présidentielle signe surtout l’absolue défaite de la pluralité de la presse.
Le seul à avoir saisi l’essentiel, c’est Gérald Darmanin. Il commentait en ces termes, jeudi matin, sur Europe 1, le débat de la veille : « On a vu le choix entre deux types de France. » Tout est là.
Sur la banquette du débat, dans le wagon les menant au deuxième tour, il s’étalait, avec l’aisance verbale qu’on lui connaît, et prenait, désinvolte, toute la place.
Les acteurs sont les mêmes qu’il y a cinq ans, mais le film risque d’être très différent.
En 2017 il n'y avait eu que 10 % des électeurs de Mélenchon à avoir voté Le Pen; s'ils sont 21 % le 24 avril, les lignes pourraient bouger.
Avec « l’extrême centre », la politique est remplacée par le management dont le maître mot est l’efficacité
Le spectre de ce rendez-vous majeur revient donc à ce moment crucial. Car Marine Le Pen est systématiquement donnée perdante dans les derniers sondages d’intentions de vote. Et pourtant, rien n’est joué, Marine Le Pen et Emmanuel Macron le savent.
L’appel, lancé le 12 avril par Nicolas Sarkozy à voter Emmanuel Macron au second tour, ne s’inscrit pas dans la banalité, désormais traditionnelle, « à faire barrage à l’extrême droite ».
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