Troisième samedi de manifestations contre la sanitaire du gouvernement. À Narbonne, dans l’Aude, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, mêlant locaux et touristes. La colonne a fait le tour du centre-ville, en marquant deux arrêts, le premier devant l’hôpital, pour acclamer les soignants et le second, sensiblement moins amical, devant la sous-préfecture. Les contestataires, déterminés, ont ensuite pris le chemin de l’autoroute pour bloquer, quelques minutes, la sortie Narbonne-Est, avant de retourner vers le centre-ville dans le calme. Ailleurs en France, près de deux cents manifestations ont été recensées, rassemblant au total des centaines de milliers de personnes.

Depuis la première vague contre le passe sanitaire, au lendemain du discours présidentiel, les rangs des mécontents se sont sensiblement étoffés. Aujourd’hui, ils étaient nombreux à battre le pavé pour défendre leurs libertés attaquées. Trois samedis, trois coups de semonce adressés au gouvernement. Ce matin, le cortège narbonnais a voulu se montrer, investissant les grandes artères de Narbonne. Il a aussi fait preuve de détermination en investissant un péage, rappelant des épisodes forts et violents de contestation populaire. Ce samedi marque peut-être la dernière manifestation pacifique, avant le début de la du mouvement, fruit d’une colère et d’une détestation grandissante des dirigeants. Le mouvement risque fort de basculer dans la violence. Ce serait une manière désespérée pour le peuple d’essayer de se faire entendre.

Face à l’émergence d’une nouvelle vague de mécontentement, ressort les vieilles recettes employées lors des manifestations gilets jaunes. Tout se joue sur le terrain de la communication, en employant une double mécanique de dissimulation et de pourrissement. Les communicants politiques, bien aidés par les médias de masse conformistes, cachent l’ampleur réelle du mouvement. Cela passe par une bataille des chiffres afin de marginaliser les contestataires et par le non-traitement médiatique du sujet. Ensuite, il suffit de laisser le temps décourager ou radicaliser les manifestants, ce qui permettra de décrédibiliser leur action. Pour l’instant, un formidable effort de communication est déployé pour dissimuler les manifestations contre le passe sanitaire. Les exemples de minoration sont nombreux dans les médias mainstream, tandis que le silence des ministres, pourtant si prompts à prendre la parole, est éloquent.

Après avoir brisé avec violence la révolte populaire des gilets jaunes, Macron ne s’attendait sûrement pas à subir une nouvelle vague de manifestations avant la fin de son quinquennat. Ce Président hors-sol n’a jamais écouté les mouvements populaires qui se dressaient contre ses choix.

La contestation contre la politique sanitaire s’ancre dans le temps long. Un bras de fer est engagé avec les dirigeants. C’est sur le terrain de la communication que se jouera cette bataille. Les manifestants vont devoir lutter contre le gouvernement, mais surtout contre son entreprise de massive qui ronge les consciences et soumet les esprits.

31 juillet 2021

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