Venue de Léon XIV en France : ces papes qui ont foulé le sol de Paris
Par la récente déclaration du Saint-Siège annonçant la venue du successeur de saint Pierre à Paris, du 25 au 28 septembre 2026, Léon XIV deviendra ainsi le dixième pape de l’Histoire à se rendre dans le cœur battant de notre chère France. Cette visite s’inscrit dans une histoire vieille de plus de douze siècles. En effet, depuis le Moyen Âge, Paris apparaît pour les papes comme un lieu politique, spirituel et diplomatique majeur. Certains y sont venus pour obtenir l’appui des rois de France, pour y trouver un refuge ou encore pour s’adresser à tous les enfants de la fille aînée de l’Église.
La papauté, l’instrument de légitimation dynastique
Le premier pape à venir près de Paris est Étienne II, en l’an de grâce 754. Ce dernier se rend notamment à Saint-Denis afin de renouveler le sacre de Pépin le Bref, mais également pour associer au trône son fils, le futur Charlemagne. Cette rencontre est décisive car, en échange de ce geste renforçant la légitimité de la future dynastie carolingienne, le pape reçoit des territoires en Italie qui formeront les États pontificaux. Cet événement marque ainsi la naissance d’une relation durable entre la papauté et la France.
Quelques décennies plus tard, en 835, c’est au tour de Grégoire IV de se rendre à Paris. Il profite de cette venue pour annoncer à Saint-Denis, en présence de Louis le Pieux et de sa descendance, l’instauration de la fête de la Toussaint le 1er novembre dans toute la chrétienté.
Paris, refuge des souverains pontifes
Bien plus tard, sous le règne des Capétiens, plusieurs papes retrouvent le chemin de Paris. Pascal II séjourne ainsi dans la capitale en 1107 pour rencontrer le roi Philippe Ier et obtenir son soutien dans le conflit appelé la « querelle des Investitures », opposant la papauté au Saint Empire romain germanique. Il rencontre également le futur Louis VI, dit le Gros, qu’il qualifie de « fils très dévoué des apôtres ». Ce dernier aura même la chance d’accueillir de son vivant un second pape à Paris. Innocent II vient en effet en 1131 afin de faire reconnaître son autorité face à l’antipape Anaclet II. Soutenu par le futur saint Bernard de Clairvaux, il célèbre les fêtes de Pâques à Saint-Denis.
Une quinzaine d’années plus tard, le scénario se répète. Le pape Eugène III, chassé de Rome, décide de séjourner aussi à Paris en 1147. Il profite de sa présence dans le royaume de France pour consacrer l’abbaye Saint-Pierre de Montmartre en présence de Bernard de Clairvaux, son père spirituel, le pape étant un ancien moine cistercien, et de Pierre le Vénérable, le père abbé de Cluny.
Encore quinze ans plus tard, le pape Alexandre III trouve lui aussi protection auprès du roi Louis VII, dans le cadre de son conflit avec l’empereur excommunié Frédéric Barberousse. Lors de son passage à Paris en 1163, il célèbre les fêtes de Pâques et offre au souverain une rose d’or afin d’honorer le roi de France, qualifié d’« unique défenseur de l’Église après Dieu ».
Le cas singulier de Pie VII
Après le règne de Louis VII, les visites papales à Paris deviennent extrêmement rares. Il faut attendre Bonaparte, désireux de devenir Napoléon, pour qu’un pape revienne dans la capitale. Pie VII arrive à Paris en novembre 1804 afin de participer au sacre du futur empereur des Français à Notre-Dame de Paris, le 2 décembre. Durant son séjour, le souverain pontife réside au pavillon de Flore, dans le palais des Tuileries. Sa présence dans la capitale soulève un immense enthousiasme populaire. Hortense de Beauharnais raconte ainsi : « Le pape fut partout recherché, respecté, et il dut se convaincre que la Révolution française n'avait pas dû détruire une religion que la liberté de conscience établie rendait encore plus sacrée. » Le cardinal Antonelli, membre de la suite pontificale, témoigne que « la foi de ce peuple est inexprimable ». La fille adoptive et belle-sœur de l’Empereur rapporte, également, que Pie VII accueillait chaque jour une foule immense désireuse de recevoir sa bénédiction. Cependant, un jour, un jeune homme « refusa avec arrogance de se mettre à genoux à son passage ». Le pape s’arrêta alors et lui dit avec douceur : « La bénédiction d'un vieillard ne fait jamais de mal. » Le jeune homme, touché, se prosterna aussitôt. Hortense conclut alors : « Voilà comme la plus douce des religions doit conquérir les cœurs. »
Les derniers successeurs de saint Pierre à Paris
Après cette visite pontificale, suivie quelques années plus tard par la détention forcée de Pie VII à la fin de l’Empire, il faut attendre la seconde moitié du XXe siècle pour qu’un pape accepte de revenir de nouveau à Paris. À l’invitation de l’UNESCO, Jean-Paul II vient en France en 1980. C’est durant cette visite qu’il prononce au Bourget l’une des phrases les plus célèbres et marquantes, en France, de son pontificat : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la Sagesse Éternelle ? » Le pape polonais revient ensuite en 1997 à l’occasion des JMJ, exhortant les jeunes rassemblés à bâtir une « civilisation de l’amour ».
La dernière visite pontificale à Paris eut, enfin, lieu en 2008, lorsque Benoît XVI marqua son déplacement par des célébrations à Notre-Dame de Paris et aux Invalides, où près de 240.000 personnes étaient réunies sur l’esplanade afin d’acclamer le neuvième et dernier pape, à ce jour, venu visiter notre capitale. C'est lors de cette visite qu'il prononça le célèbre « discours des Bernardins », adressé au monde de la culture et dans lequel il parla « des origines de la théologie occidentale et des racines de la culture européenne ».
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7 commentaires
Pourriez-vous clarifier le programme du Pape ? Apparemment il est prévu une visite en Moselle sur la tombe de Robert Schuman ? Ah, bon ? Saint Robert Schuman ? Fondateur par proxy de la satanique UE ? Sous-secrétaire d’Etat sous Reynaud, reconduit par Pétain, il fut un des premiers parmi ceux qui avaient voté les pleins pouvoirs à Pétain, à redevenir ministre à la libération, après avoir passé le reste de la guerre à se cacher dans des monastères catholiques. Puis, il fut sacré « père fondateur de l’Europe », une Europe dite de la paix, alors qu’elle cautionnait tous les coups tordus des américains au Moyen Orient, auxquels elle s’était soumise, pour, ensuite ramener la guerre sur son sol, en Yougoslavie, et participer à son démantèlement, sous les directives de Madeleine Albright et de la CIA, pour enfin, mettre toujours un peu plus d’huile sur le feu entre l’Ukraine et la Russie, principalement en mars 2022, alors qu’un accord de paix avait déjà était paraphé entre les deux belligérants. Elle est belle l’Europe de la paix, vassal des USA, que le pape veut apparemment bénir en allant se recueillir sur la tombe d’un de ses collabos. Ou serait-cette l’Europe chrétienne qui a renié ses pairs lors de l’écriture de sa constitution ? Le Pape américain ne prendrait-il pas ses sources chez les néoconservateurs, comme ses prédécesseurs les avaient chez les francs-macons (ce sont les mêmes) ? Qu’il aille donc à Lisieux, ou, s’il tient vraiment à visiter la France de l’Est , à Colombey-les-deux-Eglises, chez quelqu’un, qui ne reniait pas ses origines chrétiennes et voulait une Europe de paix, placée sous l’auspice de la nation souveraine!
Est ce que cette visite va nous couter un pognon de dingue ? Auquel cas et vu l’état financier de la France,
faut-il s’en féliciter ?
Je préférais les papes italiens. Comme disait Coluche, « Des Papes, des Papes, oui mais des Panzani »
La venue en septembre prochain du pape Léon XIV en France n’est pas un pur hasard , le délai entre cette annonce et sa venue semble ténue. Je penche plutôt que Macron qui s’est rendu tout dernièrement au Vatican a dû implorer le pape de venir en tant que faire valoir du bilan de sa politique ouverte au monde, le grand humaniste qu’il est , et pourquoi pas de passer chanoine honoraire à une distinction beaucoup plus honorifique dans la hiérarchie ecclésiastique , ce sera le seul point d’orgue dont il pourra tirer profit.
Ca changerait de l’autre qui avait été à Marseille car pour lui ce n’était pas la France
On n’a pas fini de voir Macron à la télé.
Peut être cherche t il à se placer au Vatican?par ce qu’ailleurs, ça se gate
Merci qu »il vienne nous voir, cela remettrat les pendules à l’heure chez certains chrétiens qui se sentent abandonnés .