Les marathons sont mauvais pour la planète

Le verre de scotch pratiquement greffé dans la main, après 150.000 barreaux de chaise inhalés, Winston Churchill s’éteignit paisiblement dans sa 91e année. Et quand on lui demandait le secret de son exceptionnel état de santé, il répondait : « Jamais de sport ! », preuve que son génie ne se limitait pas à la géopolitique.

Il suffit d’ailleurs de voir des supporters de football à la télévision pour constater qu’à lui seul, le spectacle d’activités sportives suffit à transformer un Homo sapiens à peu près normal en authentique phénomène de foire. Et si, en plus, on est pratiquant, on risque de rejoindre les 1.500 sportifs en pleine forme frappés de mort subite chaque année en France…

À toutes ces bonnes raisons de rester dans son fauteuil, les écologistes qui, on le sait, ne se reposent jamais, en ont trouvé une autre « béton » : c’est mauvais pour la planète !

Ainsi, le New York Times, phare de la pensée branchée, s’est avisé que les grands marathons urbains auxquels se rendent, à coups de tonnes de kérosène, des dizaines de milliers de fanatiques, laissaient une « empreinte carbone » absolument désastreuse.

Pire encore, ils génèrent de nombreux déchets tout au long du parcours avec, notamment, de nombreuses bouteilles en plastique venant joncher le sol. Ah, cette sale manie qu’ont les marathoniens de s’hydrater sans arrêt ! Londres croit avoir la solution : des capsules biodégradables créées à partir d’algues et remplies d’eau, qui devraient permettre zéro déchet dès 2020.

Le New York Times révèle aussi cette pépite du journalisme d’investigation : des milliers de maillots et de médailles sont fabriqués chaque année à l’occasion de ces différentes courses, et la fabrication et le transport de ces produits consomment, au final, une grande quantité d’énergie et de matières premières. Quel mépris pour la planète ! Ne serait-il pas plus vertueux que les marathoniens courent tout nus ? Et que, pour sauver Gaïa, nous nous baladions tous aussi dans le plus simple appareil ?
Cocteau l’avait bien vu : « Le drame de notre temps, c’est que la bêtise se soit mise à penser. » Eh oui, avant, il y avait des ignorants, aujourd’hui, il y a des imbéciles.

Mais dans cet océan de délires escrologistes, une petite lueur de bon sens pourrait nous venir des USA grâce à Trump, qui souhaite confier à commission le soin d’un examen critique des rapports sur les changements climatiques. Histoire d’enfoncer un coin dans ce « consensus » réchauffiste qui n’est qu’un terrorisme intellectuel. Alors tiens bon, Donald !

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