Les élites ferment les yeux, la classe est veule, les intellectuels ne veulent pas voir. Les policiers font une sorte de du zèle, sachant que leur hiérarchie les lâchera au premier tournant. L’ex-DST n’a plus véritablement de doctrine et, surtout, de détermination. C’est, en effet, la peur qui domine. Chacun a peur de commettre la gaffe ou l’impair qui, dérogeant au politiquement correct, mettrait sa carrière en jeu.

Le cursus des terroristes indique, primo qu’il n’aurait pas fallu des frontières poreuses avec les « migrants » ; secundo qu’il aurait fallu une application effective des peines de prison ; tertio qu’il aurait fallu des contrôles à caractère discriminatoire, au faciès ou au jugé (cas de l’individu déambulant en bob et lunettes noires dans l’aéroport).

Lors de la précédente vague d’attentats, témoignant sur BFM-TV, le logeur de Saint-Denis déclarait : « On m’a demandé de rendre service et j’ai rendu service. » À Molenbeek et autres enclaves majoritairement peuplées d’immigrés (Courcouronnes, Montreuil, Saint-Denis, Bobigny, Aubervilliers), l’islam fondamentaliste agit comme le parti de l’Inca, dans Le Temple du soleil d’Hergé, où un membre de la confrérie clandestine menace un de ses frères de sang en lui disant : « Tu sais ce qu’il en coûte de désobéir aux ordres de qui tu sais. »

La règle de l’omerta, du clientélisme et des « services » rendus pousse les membres d’une communauté à ne rien voir, ou à considérer la comme une menaçante force d’occupation d’un territoire déjà acquis à la cause de l’islam. Lors de l’arrestation d’Abdeslam, des jeunes ont jeté des projectiles ou se sont écriés : « Ils l’ont tué ! » Dans les prisons, les islamistes intimident leurs gardiens : « Mes frères savent où habite ta famille… »

Clivage entre Nous et Eux. Eux, les infidèles, les impies, les nantis. Nous, les musulmans bafoués, exploités, humiliés, relégués, victimes d’amalgames et de discriminations. Ceux qui œuvrent pour le royaume d’Allah ne parlent d’ailleurs ni d’islamistes, ni de terroristes, ni de de djihadistes, mais de « radicaux ». Ceux qui radicalisent certains griefs. Les attentats ne sont donc pas liés prioritairement à la situation au Proche-Orient mais à la formation d’enclaves immigrées au cœur de l’Europe.

À la différence des boat- d’hier, les nouveaux arrivants « ont la haine ». Haine cimentée au nom d’Allah le Tout-Puissant. La confrérie est le bras armé de la communauté des vrais croyants. L’attentat est l’émanation suprême de l’ parallèle. C’est un avertissement. Une façon de mettre une raclée, d’administrer une vengeance, d’organiser une opération punitive ou de faire corps pour défendre le territoire. Ici, c’est chez Nous. Laissez-nous tranquilles.

1 avril 2016

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