vient encore de faire parler de lui et d’agiter la classe médiatique. Mardi 29 mars, lors d’un entretien avec la chaîne Real America’s Voice, il expliquait au journaliste John Solomon que, selon lui, Vladimir Poutine devrait dévoiler et confirmer les informations compromettantes qu’il détient au sujet du fils Biden, Hunter.

Comme il l’avait fait lors de son discours au CPAC (réunion annuelle des américains), fin février dernier, réaffirme que la femme d’affaires - milliardaire - Elena Batourina, et femme du défunt maire de Moscou Iouri Loujkov, aurait donné 3,5 millions de dollars à la famille Biden via Hunter.

Pour la presse, c’est le scandale. Pas les frasques et affaires de corruption du clan Biden, non. La simple mention du président russe « prouverait » que entretient des liens avec le va-t-en-guerre Vladimir Poutine. Aussi, comprenez qu’actuellement, pour la caste de la bien-pensance, prononcer le nom de celui dont on ne doit pas prononcer le nom est péché avoué.

Pourquoi cette obsession de Donald Trump, sur les liens entre Hunter Biden et la Russie/Ukraine, dont il parle systématiquement ? On connaît bien son amitié avec Rudy Giuliani, avocat réputé et ancien maire de New York, qui, à l’été 2020, reçut la copie du disque dur de Hunter pour, ensuite, la transmettre au New York Post. Très probablement, a eu accès aux informations contenues dans l’ordinateur du fils Biden dont, finalement, peu d’éléments ont été rendu publics.

Interrogé ce jeudi sur la même chaîne de télévision, Rudy Giuliani précise bien que « nous sommes dirigés par un groupe criminel. Les médias sont autant complices que les entreprises de la Silicon Valley. » « Vous voulez savoir pourquoi tous les grands titres de presse ne parlent pas de l’affaire de l'ordinateur portable ? » « Dans l’ordinateur portable, les preuves sont bien plus grandes de la culpabilité de Joe Biden que de celle de Hunter. » « On parle d’extorsion d’argent et, dans ma carrière, je n’ai jamais vu de telles preuves. Hunter Biden décrit l’entreprise noir sur blanc. » « Il ne faut pas voir Hunter comme l’enfant qui a mal tourné. Ces affaires ont été orchestrées par Joe. Il est sans doute la cause du mal-être de son fils. »

Aussi, après le New York Times et le Washington Post, c’est au tour de CNN de traiter le dossier. John Harwood, correspondant à la Maison-Blanche pour la chaîne, déclarait que « Hunter Biden utilisait le nom de son père pour gagner beaucoup d’argent ». Pour Miranda Devine, auteur de l’ouvrage Laptop from Hell (« L’Ordinateur portable venu de l’enfer ») et journaliste au New York Post, ce revirement (toutefois relatif) des grands médias montre qu’ils n’ont plus le choix. Depuis 2018, le procureur général du Delaware mène une enquête sur les activités professionnelles de Hunter avec soupçons d’évasion fiscale et blanchiment d’argent. Que pourront-ils dire une fois que le verdict sera rendu ?

De même, depuis août 2019, les sénateurs Johnson (Wisconsin) et Grassley (Iowa) ont entamé une enquête sur les activités financières suspicieuses de Hunter, pour finalement remonter à plusieurs membres de la Biden et, notamment, au chinois. Pour Johnson, la grande lenteur des médias pour traiter le sujet est signe de complicité. « Il est clair que les médias ont caché ce qu'ils savaient être des histoires préjudiciables pour faire élire Joe Biden. » Et d’ajouter que les récents petits pas confirmant la simple existence de l’ordinateur de Hunter doivent « être considérés comme ce que les conseillers de Nixon appelaient autrefois “a modified limited hangout”, une technique de propagande consistant à ne divulguer qu’une petite quantité d'informations pour camoufler les détails les plus importants ».

À y bien penser, la marotte de sur les liens des Biden avec l’Europe de l’Est serait donc bien orchestrée, revêtant la fonction de fenêtre d’Overton : obliger les médias à traiter le sujet, même à leur détriment.

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2 avril 2022

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40 commentaires

  1. J’ ai confiance en Trump ;il est honnête et pacifique !
    Pour le moment ,l’état profond américain triomphe mais cela ne durera pas :les scandales vont éclater aux USA ,Biden va disparaître de la scène politique et Trump reviendra pour recoller les morceaux!

  2. Les informations contenues dans l’ordinateur de Hunter Biden sont désormais publiques, absolument rien n’empêche les médiats de nous en parler. Mais les médiats mainstream ne parlent d’un sujet que si ils ont reçu le feu vert du New-York Times ou chez nous de Libération ou de l’AFP. Ce que dit Rudy Giuliani me semble tout à fait exact, et s’applique également à l’Europe : « Nous sommes dirigés par un groupe criminel. Les médias sont autant complices que les entreprises de la Silicon Valley ».

  3. Chez nous aussi , la lenteur de la justice face aux affaires macron , en fait une complice .

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