La ville de Strasbourg adopte un budget « sensible au genre », et tant pis pour les droits des femmes !

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En matière d'égalité femmes-hommes, Strasbourg veut être première de la classe. D'où l'adoption, par son conseil municipal EELV, d'un budget « sensible au genre », à ne pas confondre, c'est subtil, avec un « budget genré », comme l'explique Christelle Wieder, son ajointe chargée des droits des femmes et de l'égalité des genres, à  BFM TV : « "Genré" voudrait dire qu’on lui donne une coloration masculine ou féminine, ce qui n’est évidemment pas notre intention (...) Il s'agit de scruter les lignes budgétaires et se demander si elles sont favorables ou non à l'égalité et, si elles ne sont pas favorables, les rééquilibrer. » C'est ainsi que la municipalité a réalisé que deux tiers de ses dépenses actuelles pouvaient avoir un impact sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans des domaines comme l'éducation, la culture, le sport ou encore les cours d'école. D'où cette grande idée de corriger l'aménagement des cours d'école en les végétalisant, en décentrant les terrains de foot et en proposant plus de jeux pour « faciliter les mixités d'usage ».

Un petit programme peu ambitieux qui pourrait ravir certaines écolières mais n'a rien à voir avec les réels problèmes des Strasbourgeoises. Si on en croit ce témoignage de Déborah, sur le site Bien dans ma ville, le manque de plantes vertes n'est en effet pas crucial pour les femmes  : « La ville a de TRÈS TRÈS gros problèmes d'insécurité et de mendicité massive et souvent agressive. Il paraît absurde de dire que c'est comme toutes les métropoles. C'est faux. J'ai vécu dans d'autres villes et je peux te certifier que Strasbourg est dans le sommet des villes les plus dangereuses de France, et ça en plein centre-ville. En tant que femme, on oublie clairement de rentrer seule ou de sortir à une heure tardive, car quand tous les autres sont rentrés, on se retrouve presque seule avec uniquement ces individus. Les agressions physiques, vols avec violence sont monnaie courante même en pleine journée et j'ai beaucoup de victimes dans mon entourage et je ne connais presque personne qui n'a pas rencontré un jour des problèmes ou subi des violences. »

Déborah ne délire pas, les chiffres sont là : en 2022, Strasbourg a en effet été classée huitième ville la plus concernée par la plus forte hausse des vols et violences commis dans les transports en commun entre 2020 et 2021 (+8 %, chiffres du ministère de l'Intérieur, 15 septembre 2022), au grand désavantage des femmes, comme chacun sait, puisque statistiquement premières victimes. En octobre, ses commerçants excédés alertaient, d'ailleurs, les pouvoirs publics sur les vols et pillages réguliers et l'absence de forces de l'ordre à l'appui.

Un ensauvagement qui a peut-être quelque chose à voir avec l'évolution de sa population. Puisque même Gérald Darmanin en a parlé, osons faire ce lien entre insécurité et immigration strasbourgoises, compte tenu de ces chiffres : Strasbourg est un territoire multiculturel sensiblement au-dessus des moyennes nationales. Selon l'INSEE, en 2013 déjà, elle comptait 20,3 % d'immigrés.

Une problématique, on l'a compris, bien éloignée des grandes idées paternellement distillées par l'ONU, l'UNICEF, la Commission européenne ou le Conseil de l'Europe empêtrés par la nécessité « d'une perspective de genre dans le processus budgétaire » et dont s'inspire directement la municipalité de Strasbourg...

Lyon, Rennes, Nantes, Bordeaux, Grenoble tentent elles aussi des approches « genrées » : pour leur budget, dans les secteurs de la culture, du sport ou des loisirs. Des villes sous la même tutelle idéologique et, par ailleurs, gangrenées par la même hausse de l'insécurité. Qui feignent de défendre les droits des femmes avec quelques plantes vertes.

Sabine de Villeroché
Sabine de Villeroché
Journaliste à BV, ancienne avocate au barreau de Paris

Vos commentaires

16 commentaires

  1. Les habitants de Strasbourg, Lyon, Rennes, Nantes, Bordeaux, Grenoble ont choisi, par leur vote ou leur abstention, de confier leur ville à des écolos-gauchos. Donc, je ne les plaindrai pas, d’autant plus qu’au bout de 6 ans ils rééliront les mêmes démagos, exactement comme cela s’est passé à Paris !

  2. à Strasbourg les travelos (oui je sais je devrais dire travestis ou mieux transgenre mais je suis en colère et et en combat contre la bêtise de l’époque qui nous mène à la folie destructrice) auront plus de droit que les femmes.
    Quel belle avancée pour l’égalité des sexes !
    Quel belle avancée pour les droits des femmes !
    Bravo madame la maire, vous jouez contre votre camp

  3. Pour convenir au sondage de leur mentor E. Macron en marche pour la gouvernance mondiale avec 18 % de satisfaits en France, et ses amis de la Californie dont les banques s’écroulent….C’est la fin de l’Empire Américain, devenu Woke, dans ses derniers instants

  4. Finalement… c’est une très bonne idée, qui revient à l’injonction au voleur ou au violeur : « faites le donc ou…dites le avec des fleurs ! » et le monde s’en trouvera embelli. De quoi faire remonter, après tout, le fameux « indice » du bonheur…

  5. Le jour où EELV s’occupera Vraiment d’écologie les poules auront des dents
    En fait leur truc à Lyon Bordeaux, partout ce sont les LGBetc

    Faut dire qu’ils n’ont pas grand chose dans la cervelle

  6. Que voulez-vous, ces maires ont été élu par les français. Qu’ils s’en débrouillent. Qu’ils déblatèrent sur le genre autant qu’ils veulent. En attendant le monde avance sans nous qui nous engluons dans nos questionnements inclusifs. Pas besoin des russes ou des chinois pour nous détruire, on le fait très bien nous-même en interne.

  7. Des femmes qui ne sortent plus de peur de se faire agresser ,cela fait des clientes en moins pour les magasins .Ils y pensent les commerçants ?En plus de la casse de leurs vitrines et des vols de leur marchandise ?

  8. Quand les gens vont-ils se rendre compte que ces politiques se cachent derrière ces concepts progressistes pour masquer leur incapacité à régler les vrais problèmes. Le progressisme est une arnaque pour gogos.

  9. Les « verts » ne sont pas à une contradiction près, pourvu que celle-ci puisse véhiculer leur propagande néfaste.
    Le pire est que ces gens-là ne s’aperçoivent même pas de l’incongruité de leur bêtise.
    Plus c’est énorme, plus « ça le fait » !

    • Et le pire encore c’est qu’une majorité de français est contaminée par cette idéologie. Je le voit tous les jours sur mon lieu de travail. Chaque jour qui passe rend la France de moins en moins récupérable.

    • Pourquoi « les pastèques » ne ramassent pas les poubelles,voilà une propagande valable au lieu d’emm—– tout le monde avec leurs idées à la……..

  10. Pourquoi un budget sensible (consacré) au genre comme si il n’y en avait qu’un de genre. Il y en a deux : le masculin et le féminin. Pas plus et pas moins !

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