Lyhanna victime d’un « système trop masculin », selon Marine Tondelier ?
Si l’on en croit Marine Tondelier, les associations féministes autorisées et les médias du camp du bien - entendez L’Humanité -, l’horreur subie par la petite Lyhanna est le fruit de la culture du viol et du patriarcat. Une lecture qui semble bien partisane. Mais si certains crièrent à « la récupération de l'extrême droite », lors des affaires Lola ou Philippine, le juste scandale provoqué par la mort de la petite Lyhanna, explique Alice Cordier à BV, doit rassembler.
Rassemblements pour Lyhanna: "Ce système politique est trop masculin et trop déconnecté de la réalité des Français", estime Marine Tondelier pic.twitter.com/LVGGbnaVb5
— BFM (@BFMTV) June 8, 2026
Lyhanna, victime d'un « système trop masculin » ?
Pour Marine Tondelier, au micro de BFM TV lors de la manifestation du 8 juin à Paris, le problème est que « ce système politique est trop masculin et trop déconnecté de la réalité des Français ». D'ailleurs, Gérald Darmanin « ne devrait même pas être là en réalité », explique-t-elle : « Des personnes qui ont son parcours, elles peuvent pas être sensibles, en fait, à ces affaires-là. » Manifestement, ce n’est pas qu’une question de parcours puisque, ajoute-t-elle, « sur scène, il n’y avait quasiment que des femmes, à part le maire de Fleurance », ce qui prouve bien que ce système est définitivement « trop masculin » et qu’« il y a un problème de représentativité, aussi, avec des gens qui sont complètement déconnectés du terrain sur ces sujets-là qui, du coup, prennent pas les bonnes décisions ou ne priorisent pas de la bonne manière ». En bref, si le garde des Sceaux et son ministère ont failli, c’est une question de chromosome Y ?
Et pourtant… Il suffit d’une visite sur le site du ministère de la Justice pour apprendre qu’au 31 décembre 2023, « les femmes représentent 70 % des juges professionnels » et que si « la fonction de procureur est moins féminisée que celle de juge », elle représente tout de même « une proportion de femmes de 61 % ». Sans compter « le personnel des tribunaux et des parquets [qui] représente 24.100 ETP [équivalent temps plein] au 31 décembre 2023 [et sont] très majoritairement des femmes (81 %) ». Et bien que « ce nombre diminue de 5 % en un an [il] demeure en hausse de 8 % par rapport à 2021 ». En bref, si Gérald Darmanin est bien un homme, il reste quand même difficile de considérer le ministère de la Justice comme un bastion viriliste et une citadelle du patriarcat. D’autant, d’ailleurs, que sur les dix derniers gardes des Sceaux, quatre ont été des femmes, et que sur les vingt dernières années, elles ont occupé plus longtemps le poste que les hommes qui les ont précédées ou leur ont succédé.
À ce sujet — Lola : l’extrême droite sommée de se taire
Pas de faits divers mais des faits de société
Alors, se trompe-t-elle de combat ? « La mort tragique de Lyhanna n'est pas un fait divers. Elle est le reflet d'une société malade, gangrenée par le patriarcat, pourrie par la culture du viol, l'impunité des agresseurs, la faiblesse coupable des politiques publiques en matière de protection des femmes et des enfants », analyse la rédactrice en chef de L’Humanité, en expliquant qu’« il y a urgence à protéger les plus fragiles des violences masculines ». Seulement masculine ? Est-ce parce que la coupable était une femme, dans l’affaire Lola, que le même journal a dénoncé « l’instrumentalisation de l’extrême droite », qui « a toujours utilisé les faits divers » en expliquant que « de l’Assemblée à la rue, le meurtre de la jeune fille de 12 ans a été l’objet d’une instrumentalisation porteuse des idées les plus réactionnaires » ? La différence de traitement entre les meurtres de ces deux petites filles laisse songeur. Contactée par BV, Alice Cordier, présidente du collectif Némésis, se réjouit, elle, de les voir dénoncer, pour l'affaire Lyhanna, ce qu'elles appelaient déjà, pour l'affaire Philippine ou l'affaire Lola, non « pas des faits divers mais des faits de société ».
Quand j’avais 15 ans, j’ai été violée.
Et il paraît que je ne vaux pas mieux que mon violeur. pic.twitter.com/QXm2w73UUz— Yona Faedda (@yona_faedda) June 9, 2026
Némésis, accusée par les mêmes de récupération lors de l’affaire Philippine, tenait à participer aux manifestations organisées pour Lyhanna, mais que ce soit à Paris, à Marseille ou à Toulouse, les représentantes du collectif s’y sont vues copieusement huées, quand elles n’ont pas été carrément insultées, intimidées ou menacées, raconte Alice Cordier à BV. À tel point, explique-t-elle, que certains manifestants se sont agacés, à Marseille et Toulouse, de voir des pancartes et des slogans plus axés contre Némésis que pour dénoncer l’incurie de l’État et l’horreur subie par Lyhanna. À Paris, la présidente du collectif explique qu’elles se sont fait recevoir avec des slogans comme « fachos, violeurs même combat » et, ajoute-t-elle, « on sait très bien qui ils mettent derrière fachos ». Sur X, Yona Faedda a publié une courte vidéo pour dénoncer la violence de ces propos : elle a, elle-même, été violée quand elle avait quinze ans et, cinq ans après, non seulement elle attend toujours des nouvelles de la Justice, mais en plus, « il paraît qu’[elle] ne vau[t] pas mieux que son violeur ». N’est-ce pas pourtant là, justement, la représentativité que Marine Tondelier appelait de ses vœux ?
Pour Alice Cordier, « le temps est à l’unité, pas au règlement de comptes » et, continue-t-elle, « si les solutions proposées à ces faits de société peuvent être politiques, les hommages rendus aux victimes, eux, ne doivent pas l’être ».
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR



































55 commentaires
Il faut souhaiter que cette dame se trouve dans la mêlée des postulants au poste suprême ! Que le résultat des suffrages la concernant crève le plafond ! Au moins 0,5/100 serait un score honorable, et permettrait de lui faire payer les frais de campagne.
Des sanctions doivent être prisent au plus vite ; procureurs ; juges ; gendarmes quelque soit la corporation .Des erreurs graves , même très graves ont été commise ; donc les sanctions doivent être prononcées rapidement avant que la marmite ne « pète » !!!!
Pourquoi eludez vous le vrai problème qui vient en réalité des politiques ! Ces erreurs sont en réalité de la responsabilité du législateur, c’est à dire du politique.Ce dernier refuse d’assumer la responsabilité de ses décisions, et aime faire payer le lampiste.
Lorsque les lois seront claires, ne laisseront pas de possibilités d’interprétation, que les anciennes ayant toujours cours seront abrogées, le Juges n’auront plus d’autres possibilités que leurs applications. C’est le Code Pénal qu’il faut revoir, mais également le Code de Procédure Pénale. Sur réception d’une plainte, Gendarmes et policiers devraient pouvoir poursuivre l’enquête sans être soumis au Procureur. De surcroît, les comptes rendus d’enquête, devraient être de véritables CR, et non classés par des numéros.
Bien sûr, la procédure pénale est plus complexe que mes explications.
La procureur d’Auch, au coeur de l’affaire n’est elle pas une femme ?
Mais on ne peut pas attendre la moindre once d’honnêteté intellectuelle de la part des gauchistes
Dans cette affaire, le statut de femme n’a rien à voir ! Elle a pris une décision en fonction du CR qui lui est adressé.
Je ne crois pas au laxisme qui lui est reproché, mais par contre, je condamne les inepties des lois qui permettent ce genre de défaillance.
Regardons plutôt leurs aberrations, et , adressons nous aux véritables responsables que sont les élus.
Les zélus mais aussi leurs sous fifres fonctionnaires grassement payés par mes impôts! Les femmes ne sont pas en reste pour envoyer les bleus sur les paysans et service minimum pour les vrais criminels. Femme n’est pas un statut : c’est un genre. Ce qui ressort du statut sont les éternels(lles) responsables de rien. La procureuse a choisi un boulot, une posture : qu’elle assume.
L’actualité est parfois féroce. Je ne sache pas que M. Patrick Bruel soit qualifiable de facho, ou alors, facho de gauche et pourtant, sous réserve de la suite – car il est présumé non coupable jusqu’à une condamnation – il parait qu’une nombre de plaintes non négligeables ait enfin déclenché un certain mouvement…Et, j’ai le regret de dire que les violeurs d’enfants ou autres ne sont pas nécessairement de droite. Que dire de l’Abbé Pierre ? Et de son bras droit qui ignorait et dirige l’l’APHP ? Je ne l’accuse pas mais je pose la question. Et pour le récent maire de Paris ? Qui peut raisonnablement prétendre qu’en qualité de « premier adjoint » d’Anne Hidalgo de 2018 à 2024 !
C’est fou comme dès qu’il y a un problème la gauche n’est responsable ni au courant de rien. Voire un certain premier ministre de Mitterrand lors du scandale du sang contaminé devenu premier président du conseil constitutionnel. Excusez du peu !
facho de gauche ? mais d’où venait donc Mussolini, si ce n’est de la gauche ? il faudra peut-être un jour regarder la réalité (la vérité ?) en face …
Mme Tondellier, et Panot aussi ( à la TV hier ) récitent leur mantra préféré, et ce, au moment d’un drame terrible. Parler de culture du viol est une insulte faite aux hommes, en général. Patriarcat ? Je me souviens d’ E. Macron face à J-L Borloo, lui dire » que ce n’est pas à des mâles blancs à régler… » un problème de logement, je crois… Patriarcal ça ? Bref, ces gens là ne déçoivent jamais, attendu qu’on n’attend absolument rien d’eux…