Je le dis et j’assume : Macron a raison, « notre pays est trop négatif » !

Je l’ai dit déjà, je le redis, je l’écris, je persiste et je signe : ras le- bol des pleureuses, ras le bol de ce pays où toute mesure nouvelle, sans exception aucune, est sujette à critique négative ; où toute initiative est rembarrée, toute réforme décriée avant même d’être finalisée, où l’objectif ultime semble être que rien, jamais, ne bouge.

Voilà des décennies que le niveau scolaire décline, plombé par une massification insensée qui pousse bien des jeunes vers des voies sans issue et bloque la rémunération des enseignants. Des décennies, aussi, que l’on voit se profiler à l’horizon le fiasco des retraites, que la Sécu est malade et les hôpitaux coulés, notamment, par notre générosité tous azimuts et « notre système de santé qui est le meilleur au monde ». Des décennies que la question migratoire est planquée sous le tapis, transformé maintenant en tapis de prière tourné vers La Mecque sans que personne n’ait voulu enrayer le phénomène.

Voilà un Président élu pour qu’il réforme, tout comme beaucoup avaient espéré avant lui en un François Fillon qui, enfin, ferait bouger les lignes. Hélas, quand le pays s’enfonce dans le marasme économique et social, c’est un dogme bien français que de prétendre encore que notre modèle est le meilleur au monde.

Au lieu de regarder la situation pour ce qu’elle est et, surtout, d’en tirer les conclusions qui s’imposent – la nécessité impérieuse de réformer le système –, nous nous offusquons des lapalissades du Président. Ainsi la nouvelle polémique du jour, autour de cette phrase lâchée par Emmanuel Macron en visite à Amiens. Il a osé – horresco referens ! – dire que la France est « un pays trop négatif sur lui-même ». « On a l’impression si on s’écoute collectivement, si on branche la radio ou qu’on allume la télé, que tout est terrible », a-t-il déclaré.

Objectivement, qui peut prétendre le contraire ?

Les médias ont d’ailleurs, dans ce défaitisme, une grande responsabilité, eux qui n’ont toujours à interroger que des militants de la CGT, de SUD ou du PC, lesquels pourtant ne pèsent qu’un infime pourcentage dans l’opinion. Si l’on y regarde bien, leur audience est inversement proportionnelle à leur poids dans les urnes ! De même, combien sont-ils, ces étudiants « bloqueurs » d’universités, empêcheurs d’étudier en rond à qui l’on offre un micro à demeure ?

Au lieu de pleurer en contemplant notre nombril, si l’on regardait un peu ce qui se passe ailleurs ?

Emmanuel Macron s’adressait aux étudiants, alors parlons d’eux. Dans quel pays verse-t-on des bourses sans obligation de résultat ? Dans quel pays verse-t-on des APL en plus de ladite bourse ? Dans quel pays offre-t-on un revenu et une couverture sociale sans contreparties ? Il est faux de prétendre que les études, en France, sont chères. Elles sont chères pour la collectivité qui prend en charge le coût d’une jeunesse pléthorique qui erre sur les bancs de l’université où elle n’avait pas vocation à aller, n’ayant pas le niveau pour y suivre des études.

Oui, notre société est fracturée. Contrairement à ce que l’on prétend, elle ne l’est pas entre nantis et miséreux ; elle l’est entre ceux que le misérabilisme ambiant, porté depuis des lustres par une gauche extrémiste, entretient dans la récrimination et la plainte perpétuelles, et ceux qui prennent leur vie en main et se démènent pour donner corps à leurs projets.

Les entrepreneurs et les entreprenants fuient. C’est cela, aussi, la réalité. Beaucoup désertent un pays paralysé en permanence par les grèves, la chienlit dans les rues, la crasse morale, la violence et surtout la plainte perpétuelle d’une société qui, paradoxalement, attend tout d’un État que pourtant elle conspue !

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