[REPORTAGE] Maires pour le Bien commun : unir, soutenir et servir
Née au lendemain de la loi Taubira qui a légalisé le mariage pour tous, l'association Maires pour le Bien Commun réunissait le 29 mai dernier à Paris des maires et élus de proximité unis dans une charte commune élaborée pour le mandat 2026-2032. Étaient présents des personnalités comme Nicolas Dupont-Aignan, l'ex-député et président de Debout la France, maire de Yerres dans l'Essonne depuis 21 ans, Xavier Lemoine, réélu pour un cinquième mandat à la tête de Montfermeil, Caroline Carmantrand, adjointe à la mairie d'Asnières et d'autres élus de communes plus modestes, tous présents pour échanger, témoigner et se former tout au long de la journée. Plus à même de comprendre les difficultés des Français qu'une certaine élite politique déconnectée n'entend plus, ces élus de proximité ont pu exposer les réalisations concrètes qu'ils ont réussi à mettre en place à l'échelon communal au service du bien commun. BV était sur place.
Contribuer au combat de civilisation
Pour Boulevard Voltaire, Hervé Bigeard, secrétaire général de l'association, revient sur la genèse de Maires pour le Bien Commun : « C'est une association d'élus locaux, maires, conseillers municipaux, adjoints, née en réaction à la loi Taubira qui obligeait les maires à faire ces nouveaux mariages. Elle s'est ensuite élargie à bien d'autres combats qui embrassent toutes les questions politiques locales. »
« L’association Maires pour le bien commun est née en réaction à la loi Taubira, qui obligeait les maires à faire ces nouveaux mariages » explique Hervé Bigeard, secrétaire général de l’association, à @SVilleroche. pic.twitter.com/FAeYJzHOPh
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Lors des débats sur le mariage pour tous et une fois la loi promulguée en 2013, nombreux ont en effet été les maires à réclamer un droit à l'objection pour ceux qui, en conscience, ne voulaient pas procéder à l'union de deux personnes du même sexe. Depuis, les problématiques plus larges ne manquent pas : « Les Français souffrent de grand effacement, dans le domaine démographique, économique, on le voit avec le Mercosur pour les agriculteurs. On assiste à une démoralisation générale au point que beaucoup de gens ne veulent plus d'enfants. » D'où l'intérêt de s'unir pour proposer des réflexions et des actions concrètes explique Hervé Bigeard : « car nous pensons que les maires peuvent contribuer par la manière dont ils conduisent leur commune à quelque chose de plus grand qui est un combat de civilisation. Et ceci passe par cette charte des maires pour le Bien Commun. »
« L’association Maires pour le Bien Commun vise à faire renaître la France qu’on aime, la France éternelle », résume Éric Viau, le président de l'association qui est aussi maire d'une commune de 300 habitants dans la Vienne.
« L’association Maires pour le bien commun vise à faire renaître la France qu’on aime, la France éternelle » explique à @SVilleroche son président Éric Viaud, très sensible à la question de l’euthanasie. pic.twitter.com/36dcgnU2ue
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Un « bien commun » qui n'a rien à voir avec celui de Jean-Luc Mélenchon
Tout au long de cette journée, les thèmes inscrits dans le marbre de la Charte des maires pour le Bien Commun ont été déclinés : natalité, patriotisme, rétablissement de l'autorité et de la justice, soutien à l'économie locale, aux plus vulnérables, promotion de la subsidiarité et même la brûlante actualité de l'euthanasie (à laquelle Maires pour le Bien Commun est opposé) a largement été abordée. Avec toujours un objectif : la réalisation du bien commun, qui n'a rien à envier à celui de Jean-Luc Mélenchon qui, lui aussi, « parle beaucoup du bien commun » remarque Éric Viaud. Il constate avec humour : « mais si Mélenchon venait ici, il trouverait le temps long ».
« Quand une notion fait fortune, c'est bon signe ! » s'enthousiasme Hervé Bigeard qui précise à l'intention de ceux qui pourraient être tentés par la confusion des genres : « pour nous, le bien commun est d'abord dans les valeurs et les capacités spirituelles intellectuelles et volontaires de l'homme selon Aristote ; c'est un bien supérieur à l'individu, ce qui n'est pas du tout la conception de Mélenchon. »
« La notion de bien commun, c’est qu’il y a une finalité à la société qui est au-dessus de l’individu » décrit Hervé Bigeard, secrétaire général de l’association Maires pour le bien commun, à @SVilleroche. pic.twitter.com/XHc9zXoL8A
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« Si Jean-Luc Mélenchon était là il trouverait le temps long ! » plaisante Éric Viaud, président de l’association Maires pour le bien commun, qui annonce à @SVilleroche qu’il votera pour « le candidat souverainiste le moins pire. » pic.twitter.com/Bms0XJ1rkM
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« Les maires sont contrôlés par des intercommunalités bureaucratiques politisées »
Dans la matinée, le maire de Yerres depuis 1995, Nicolas Dupont-Aignan, a pris la parole pour expliquer comment il est parvenu à « réduire de moitié la dette de sa commune ». L'occasion de revenir de sur cette loi NOTRe de 2015 qui, en transférant les prérogatives des maires aux agglomérations les a dépossédés de leurs pouvoirs. Le président de Debout la France en a lui-même fait les frais depuis sa réélection de mars 2026, comme il l'explique au micro de BV : « j'ai été convoqué dans un procès de Moscou. On m'a exclu de la communauté d'agglomérations car j'ai refusé de signer une charte des valeurs que mes concitoyens avaient refusé en votant pour moi à 80 % des voix, ils souhaitaient me faire promettre d'obéir au président de l'agglomération, c'est une trahison de la loi ! J'ai ainsi été exclu des vice-présidences. » Comme d'autres maires, précise-t-il, pourtant largement élus.
« C'est comme une espèce de gangrène poursuit-il ; de plus en plus les maires qui sont élus sont contrôlés par des intercommunalités bureaucratiques politisées qui sélectionnent les bons et les méchants. Derrière cela, il y a la volonté de l'État de supprimer les mairies. »
« On m’a exclu de l’exécutif de la communauté d’agglomération car j’ai refusé de signer un programme que mes concitoyens avaient refusé en votant pour moi à 80% » dénonce Nicolas Dupont-Aignan auprès de @SVilleroche. pic.twitter.com/DliBAevvcU
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Sa plus grande fierté en tant qu'élu local, outre le fait d'avoir désendetté sa ville ? Le bien-être de ses habitants car, explique-t-il : « Les gens me disent qu’ils sont heureux de vivre ici, c'est un état d'esprit qui est le fruit d'un cadre [...] il y a une sorte d'ordre juste. C'est la sécurité et la bienveillance qui sont le secret pour que les gens retrouvent le sourire. »
Celui qui ambitionne d'être le seul candidat souverainiste en 2027 souhaite revenir à un système de communes libres, avec, au-dessus, seulement le département et l'État. Entre deux portes, il confie à BV sa grande inquiétude de constater un grand accroissement de la paupérisation de ses concitoyens et craint la grande colère sociale qui gronde...
« Ce dont je suis le plus fier, c’est que les gens me disent qu’ils sont heureux de vivre à Yerres parce qu’ils ne se sentent pas stressés comme ailleurs en région parisienne » explique Nicolas Dupont-Aignan auprès de @SVilleroche. pic.twitter.com/Fboo8ONZ3w
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Focus sur Montfermeil en Seine-Saint-Denis, ville de la diversité
Xavier Lemoine connaît mieux que personne les difficultés du « vivre-ensemble ». Car Montfermeil, qui compte 30 000 habitants, doit composer avec 50 nationalités différentes et une pression migratoire qui s'accélère : « Nous continuons tous les ans à recevoir de nouvelles familles en provenance d'autres pays », confirme l'élu à BV. Lucide quant à la responsabilité des politiques (« la France a failli sur la maîtrise des flux migratoires »), il fait ce constat implacable : « Les conditions pour accueillir les étrangers ne sont pas dignes et, par conséquent, tous les ingrédients sont là pour que ça aille mal et ça va mal. »
« La France a failli sur la maîtrise des flux migratoires. Tous les ingrédients sont là pour que ça se passe mal » déplore Xavier Lemoine auprès de @SVilleroche. pic.twitter.com/ETeWlmqiyW
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Héritier d'une situation qu'il n'a pas choisie, sans pour autant prétendre que « tout est beau à Montfermeil », Xavier Lemoine, se veut avant tout pragmatique. Au quotidien, il déploie « le meilleur qui puisse être, en demandant aux populations de respecter la richesse et l'histoire de la France avec un dialogue toujours à reprendre, toujours à consolider ». Avec des résultats probants au vu des scores (plus de 64 % des suffrages) qui lui ont permis en mars dernier de rempiler pour un cinquième mandat.
À Asnières, laboratoire pour relancer la natalité ?
Pour l'association Maires Pour le Bien Commun, « parce que la société est faite de familles et la famille, c'est l'école du bien commun », l'encouragement à la natalité est un sujet d'importance.
« La société est faite de familles, et la famille, c’est l’école du bien commun » estime Hervé Bigeard, secrétaire général de l’association Maires pour le bien commun auprès de @SVilleroche. « La société est une famille de familles, pas une collection d’individus. » pic.twitter.com/mIbpZ6XJUO
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Comme le souligne l'adjointe au maire d'Asnières, Caroline Carmantrand au micro de BV : « Quand les familles vont bien, la commune va bien ! » Chez les Français, précise-t-elle, « le désir d'enfant est là : il faut aider les familles à réaliser ce désir. Au niveau local, c’est possible de mettre en place une politique familiale qui les favorise. »
« Le désir d’enfant est là, mais le logement est un frein » déplore Caroline Carmantrand, maire adjointe d’Asnières-sur-Seine, auprès @SVilleroche. « Il faut aider les familles à réaliser ce désir d’enfant. » pic.twitter.com/KPUfjT9unp
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En sa qualité d'élue chargée de la petite enfance et des familles, Caroline Carmantrand a su mettre en place des actions très concrètes : accompagnement des couples (« parce que la commune a besoin de familles stables ») avec des préparations au mariage civil, des événements festifs autour des mariés, des moyens pour lutter contre l'isolement des mères par l'organisation de conférences, la création d'une maison de la famille pour retisser du lien social... Les idées et leurs réalisations ne manquent pas dans cette commune qui accueille de nouvelles familles fuyant d'autres centres villes.
« Au niveau local, c’est possible de mettre en place une politique familiale » expliquait Caroline Carmantrand, maire adjointe d’Asnières-sur-Seine, à @SVilleroche. pic.twitter.com/nxrsbn35qb
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« Restaurer l'espoir en concentrant le nouveau mandat municipal 2026-2032 » : c'est là tout l'objectif de Maires Pour le Bien Commun. Un immense chantier de reconstruction qui, manifestement, a déjà bien commencé.
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10 commentaires
Je serai curieux de connaître les relations entre cette vertueuse Association et l' »Observatoire des mairies RN », créé en avril 2026!
Liberté pour les politiques et leurs proches, obéissance imposée pour tous les autres.
Egalité pour les politiques et leurs proches, laisser aller pour tous les autres
Fraternité pour le monde des politiques et leurs subordonnés exclusion pour tous les opposants.
Je tente de résumer l’approche des soit disant fondements de la République par le monde de gauche.
Conséquences mortifère de la gestion gauchiste de l’UMPS.
Sarkozy a donné la France à Bruxelles. Les deux suivants ont continué l’enterrement de dernière classe.
Que de lois a supprimer !
Une de supprimée, et dix autres qui arrivent…
On ne peut que se réjouir de voir que l’esprit de résistance perdure dans ce pays.
Bien
J’adore cet article, c’est réjouissant. Peut on les contacter pour faire des propositions, sur le logement par exp. ?
MAIRES BIEN COMMUN
Cette association nécessaire œuvre dans le sens du bien commun, lequel semble n’être qu’une variante de l’intérêt général, notion largement oubliée.
Commun, général sont les mots primordiaux ; pas les mots particulier, spécifique, voire dogmatique, communautaire.
Dupont Aignan… Le seul candidat souverainiste ! Il a » la grosse tête », notre ami.
Heureusement que vous êtes là pour faire mieux que lui. Soyez béni.