Strasbourg : un concert de Médine financé par le Parlement européen ?
LFI poursuit ses provocations. Le 17 juin prochain, le parti d’extrême gauche prévoit d’organiser un grand meeting au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg. Au programme, les eurodéputées Rima Hassan et Manon Aubry, le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko et le député LFI du Bas-Rhin Emmanuel Fernandes, tous présents sur scène pour exiger de la Commission européenne la suspension de l’accord d’association UE-Israël. Rien de bien étonnant jusque-là, venant d’un mouvement fréquemment accusé, a minima, d'antisionisme, voire plus. « Rendez-vous ce 17 juin à 19h à Strasbourg au Palais de la Musique et des Congrès, pour que l'UE ne soit plus complice du génocide à Gaza et pour mettre fin à l'accord d'association avec Israël ! », a ainsi annoncé Manon Aubry, sur ses réseaux sociaux. Sauf que la présence d’un invité de dernière minute suscite une vive polémique : il s’agit du rappeur Médine.
Le charmant Médine qui avait mis mon visage et celui de @diaz_edwige sur une piñata avant de la jeter à son public donnera un concert à Strasbourg, sur invitation de Rima Hassan et de Manon Aubry.
Cet événement sera « financé par le Parlement européen ». Nous saisissons… pic.twitter.com/ydshZYThNS
— Julie Rechagneux (@jrechagneux) June 5, 2026
L’émoi est d’autant plus vif que ce qui est présenté par LFI comme un « concert gratuit » est en réalité financé par le Parlement européen (le logo du Parlement européen est sur l'affiche), c’est-à-dire par nos impôts. « Le Parlement européen n’est pas responsable du contenu de l’activité ni de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y figurent », est-il indiqué, en petites lettres, sur l’affiche de l’événement. Le Parlement se dédouane par avance des propos qui pourront y être tenus et on le comprend : Médine loue le « Jihâd » et déclare soutenir ses « frères » de Molenbeek. Difficile de faire plus clair. Mais si ces éléments n’étaient pas encore suffisants, rappelons que le natif du Havre s’en est déjà pris aux autres religions du Livre, et notamment aux Juifs, en réalisant une quenelle ou en appelant l'essayiste juive Rachel Khan la « resKHANpée », dans une fine référence à la Shoah. Dans le titre Don't Laïk, il confirme sa fibre œcuménique et en appelle à la crucifixion des « laïcards comme à Golgotha ». ll a également été pris la main dans le sac de l’homophobie en employant le terme « tarlouze ». Bref, une belle personne.
Des contribuables non consentants
À l’annonce de cet événement hautement problématique, de nombreux Français ont témoigné de leur indignation. « Un meeting pour la nouvelle France des racailles payé par le contribuable. C'est une prise d'otage de l'espace pour un discours anti-France », s’est ainsi scandalisé un internaute. « Le Parlement européen finance les islamistes », a estimé un autre, pendant qu’un troisième observait que l’institution « est déjà infiltrée par les Frères musulmans ». Plusieurs personnalités ont également réagi, à commencer par la députée RN au Parlement européen Julie Rechagneux qui a annoncé saisir la présidente du Parlement. De son côté, l’essayiste Céline Pina a dénoncé une Europe aussi naïve que complice, « à deux doigts de sponsoriser l’achat de couteaux sacrificiels pour aider à égorger l’infidèle ».
Donc la menace islamiste grandit, l’antisémitisme explose et l’Europe, consciente des leçons de l’histoire, se mobilise pour lutter contre une idéologie dont les promoteurs furent les alliés des Nazis.
Non, je déconne.
Elle préfère financer Medine, son album Jihad et ses liens… https://t.co/PE5rWKqteH— Céline Pina (@celine_pina) June 5, 2026
À Strasbourg, non plus, l’affaire ne passe pas inaperçue. Le CRIF Alsace, par la voix de sa présidente, Sophie Cohen-Elbaz, a dénoncé « une nouvelle opération de mobilisation politique et idéologique », une offensive dont le but est de « contester la légitimité de l’existence de l’État d’Israël ». Le rappeur Médine est particulièrement visé en raison de « ses multiples dérapages antisémites », écrit Mme Cohen-Elbaz. De son côté, l’ancien maire de la ville, Fabienne Keller, a adressé un courrier à Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, et dénoncé le financement d’un rappeur qui, « au travers de ses chansons et de ses prises de position récurrentes, véhicule des messages de haine à connotation antisémite ».
Autre problème : pour Christophe Caillaud-Joos, directeur de la société gestionnaire du Palais de la musique et des congrès, ce concert n'a pas été validé. Selon lui, le devis initial n’évoquait pas le moindre spectacle. « On parlait d'une réunion politique autour du droit international regroupant 500 à 1.000 personnes. Et une semaine après, on apprend sur les réseaux sociaux que c'est une réunion avec un concert gratuit pour soutenir la Palestine. On était sous le choc ! », explique le directeur.
Provocation, puis victimisation
Sans surprise, les élus LFI n’ont pas manqué d’instrumentaliser la polémique qu’ils avaient eux-mêmes générée pour se poser en victimes. « La mairie de Strasbourg tente de censurer notre meeting - concert avec Médine », s’est immédiatement insurgée Rima Hassan, poursuivie par ailleurs pour apologie du terrorisme. « C’est un scandale, a ajouté Manon Aubry. Nous ne laisserons pas réduire au silence les voix de la paix. » Notons que le communiqué de presse accompagnant ce message comporte une carte d’Israël intégralement recouverte d’un keffieh, symbole associé aux terroristes du Hamas. Drôle de vision de la « paix »…
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64 commentaires
Décidemment, tout marche à contre-sens chez Van Der Leyen. Le Parlement Européen devra s’en expliquer, L’argent de l’U.E. ne doit pas servir à faire la propagande des partis, c’est édifiant ! Quant à ce « concert » c’est un bien grand mot pour ce genre de prestation qui n’a rien de culturel où un rappeur va hurler un contenu chargé de haine en gesticulant comme un ours en cage pour ne séduire que ses semblables dont le but est de nuire à notre Nation. Souhaitons que le prochain Chef d’Etat nous sorte en priorité de l’U.E. qui n’est qu’une organisation de malfaiteurs.